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Analyse Féminismes

Sororité et vandalisme : notre sang sur vos murs

Un an de collages féministes

Elle le quitte, il la tue

Lettres aperçues au détour d’un feu rouge, capitales noires sur pages blanches. Ces rythmes ternaires dénoncent une problématique si taboue qu’on lui refuse juridiquement son nom : le féminicide. C’est à dire le meurtre de femmes* en raison de leur genre. Ces messages sont affichés partout dans les rues par les “colleuses”. Un an après le début du mouvement, 111 femmes ont été assassinées par leur (ex) conjoint et la vie de 10 travailleuxses du sexe leur a été arrachée.

On pourrait rétorquer que si ces femmes sont tuées, ça n’a à priori rien à voir avec le fait que ce sont des femmes, qu’elles sont tuées comme on tue un homme. Outre le sous texte détestable du “pEuT êTrE qU’ElLe l’aVaIt cHeRcHé” et en supposant qu’on peut séparer la femme de l’être humain, selon l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime, sur l’ensemble des 87 000 meurtres de femmes répertoriés en 2017 dans le monde environ les trois quarts relèveraient du féminicide. Sur ce total, 58 % ont été tuées par leur partenaire ou par un membre de la famille. Il s’agit donc bien dans la plupart des cas de meurtres s’inscrivant dans une violence systémique subie par les femmes et minorités de genre dans la sphère privée.

Pour chiffrer local, 1 femme sur 5, en Suisse, est victime de violence domestique au moins une fois dans sa vie. Donc, même en occident, et dans un pays aussi confortable que la Suisse, la situation est alarmante. Pourtant, le phénomène ne semble inquiéter que moyennement les hommes qui nous gouvernent.

De la léthargie politique 

“La police exprime ouvertement sa répugnance à intervenir dans les affaires domestiques (par opposition aux affaires civiles) où l’autorité de l’État n’a pas à intervenir directement puisqu’elle est relayée par celle du mari. Il suffit d’aller dans un refuge pour femmes battues pour voir jusqu’à quel point cette autorité peut être exercée.”

Monique Wittig dans La Pensée Straigh

Sachant qu’en France en 2018 une plainte ou main courante avait préalablement été enregistrée sur un tiers de ces meurtres, on peut se poser la question de l’efficacité (et même de la volonté) de la protection de ces femmes par la police (et donc, l’Etat). Et encore, ici on ne comptabilise que les plaintes qui ont été enregistrées. En effet, il n’est pas rare de se faire refuser une plainte lorsqu’il s’agit de viol, de violences conjugales ou même de harcèlement, comme le révèlent de nombreux témoignages récemment rendus publics par @collages_feminicides_paris sur Instagram. 

Le livre “Silence, on cogne” de Sophie Boutboul et Alizé Bernard est une bonne référence en matière d’impunité judiciaire dans les milieux policiers.

“En France, le législateur a fait le choix de mettre l’accent sur le sexisme, dont les hommes peuvent être aussi victimes, plutôt que sur le motif de féminicide.”

« Féminicide », ce terme qui embarrasse la magistrature, Article du Monde par Yann Bouchez et Lorraine de Foucher

Les actions menées par le gouvernement français, (à savoir un grenelle en septembre et un numéro pour les hommes violents pendant le confinement) sont incohérentes et/ou insuffisantes.  La ministre française de la justice, après épluchage d’affaires datant de 2015 et 2016, a elle même reconnu que « la chaîne pénale n’était pas satisfaisante ». Pourtant, les solutions apportées par les collectifs féministes sont claires, et les budgets nécessaires ne sont pas débloqués. Ces collectifs n’étaient même plus reçus au secrétariat de Marlène Schiappa, ex ministre de l’égalité homme-femme. 

S’ajoutent à ce manque de financements et d’actions conséquentes une dédramatisation et même une romantisation de ces meurtres par les médias. Le féminicide est crime passionnel, Marie Trintignant est un amour battu, le viol sur mineures une préférence pour les jeunes filles et on peut se faire démembrer par son prince charmant. Sans même entrer dans les détails de la misogynie ambiante, nos médias sont le reflet de la culture du viol . On minimise la souffrance, culpabilise les victimes, glorifie les agresseurs. Pour vous en convaincre vous pouvez jeter un coup d’œil au compte @preparez_vous_pour_la_bagarre sur Instagram, qui rend très bien compte de ce phénomène. 
Pour illustrer l’impact de la médiatisation de ces meurtres, on peut regarder l’Espagne dont la politique a largement changé depuis le meurtre d’Ana Orantes, brulée vive par son mari pour avoir témoigné publiquement de la violence conjugale qu’elle subissait. La loi “relative aux mesures de protection intégrale contre la violence de genre”, votée en 2004 impulse une politiques fortes et efficaces, réaffirmée en 2007 par la création du 016 et en 2009 par la généralisation du bracelet électronique pour conjoints et ex conjoints violents, porté par 1200 à 1500 hommes en 2019 selon HuffPost. Depuis, le phénomène perd constamment en ampleur.

Déconstruire en dévoilant

Il s’agit donc de déconstruire cette acceptation de la domination des hommes sur les femmes* dans la sphère privée, qui se traduit – entre autres – par une invisibilisation des féminicides et des violences conjugales. Pour cela, il faut sortir l’horreur du silence isolé de l’intime. Depuis 1 an (30 août 2019), des activistes féministes placardent des slogans, des faits divers, des prénoms, des chiffres rendant compte de la réalité matérielle de ces violences et contraignant le regard à y faire face. Le mouvement est à l’initiative de l’activiste universaliste et ex-femen Marguerite Stern à Marseille puis Paris. Grâce notamment aux réseaux sociaux, il s’est rapidement répandu partout en France, puis dans les grandes villes d’Europe à partir de décembre (environ).

Aussi, le mouvement se revendique aujourd’hui largement intersectionnel, en incluant notamment les femmes trans, travailleuses du sexe et portant le voile. Des collages ont même dénoncé le mouvement universaliste et des propos transphobes portés par leur première autrice. Si des groupes existent dans certaines grandes villes pour permettre la mise en commun de messages, de matériel et de mieux s’organiser, une grande part des collages est effectuée de manière indépendante. Ainsi, même si – en tout cas en France – les groupes sont en mixité choisie (i.e sans hommes cisgenres), libre à chacun.e.x de prendre son pinceau, rouleau de colle et de participer, indépendamment de son genre et du féminisme qu’iel revendique.

Ce format, identifiable et percutant, a l’avantage d’être assez facilement reproductible, ce qui a favorisé l’expansion du mouvement. Le matériel nécessaire est peu coûteux et trouvable dans des magasins de bricolages classiques, voir ce tuto si intéressé.e.x 🙂

“L’initiative implique des femmes qui ne sont pas nécessairement des “militantes” mais qui ont le courage d’agir, de risquer une amende ou des incidents au moment de l’affichage. Sous cette forme, sans l’aide d’une organisation, c’est certainement la plus grande campagne d’affiches de l’histoire du féminisme. Une preuve de plus du dynamisme inouï de sa troisième vague.”

Hélène Combis pour France Culture 

Et nous ne sommes pas les premières à utiliser ce format, de loin ! Pendant la Révolution française, Olympe de Gouge fut la première femme à utiliser les placards pour diffuser ses idées ! Après elle, en 1871, les Communardes en produisent, puis les féministes anglaises, et germanophones de la fin du XIXème tentant de s’abstraire des codes de genre en placardant des illustrations de femmes portant fièrement des robes sans corset. Les suffragettes plus tard s’approprient largement le placard avec un code couleur – vert violet et blanc. Après l’exaltation peu féministe pendant les guerres mondiales de l’effort de guerre féminin, le Planning Familial (1956) produit beaucoup d’affiches qui jalonnent la conquête de la contraception et du droit à l’avortement, obtenu en 1967. Suit le MLF dont les créations sont multiples malgré le manque de moyens, et empreintes d’un esprit et d’un humour post-soixante-huitards. Aussi, d’innombrables événements culturels féministes sont annoncés par voie d’affiche : concerts, lectures, théâtre, fêtes… Et bien sûr, les manifestations, en particulier celle du 8 mars. Le graffiti a aussi beaucoup de succès à l’époque, bien dans l’esprit libertaire du féminisme radical. Il est toujours très présent aujourd’hui, avec des groupes de graff en non mixité comme douceurxtreme ou la campagne de street art “Toujours Vivante” contre les violences conjugales en mai 2019 lancée par Citoyenne Féministe. 

La troisième vague du féminisme se caractérise par une plus grande importance accordée à la diversité au sein des groupes, notamment par une meilleure visibilité occupée par les femmes considérées comme doublement marginalisées ou stigmatisées en raison de leur identité sexuelle, “race”, handicap, profession etc.. Les collages, ne sont pas les seuls moyens de manifester contre les féminicides aujourd’hui. Marches, flash mobs, grèves, vélo, seins nus : ces modes de lutte prennent des formes variées mais sont toutes marquées par une volonté forte d’investir l’espace public.

La rue est à nous 

Qu’il soit géographique ou virtuel, l’espace public est essentiellement politique. Hannah Arendt le définit comme un espace d’apparence, où la liberté peut devenir une réalité tangible. Aussi, l’espace public est un véritable tableau des rapports sociaux existants et, de fait, des rapports de pouvoir et les violences qui vont avec. Il est donc le terrain par excellence des luttes libertaires, dont la lutte féministe contre l’oppression patriarcale. Du même geste par lequel on exhibe l’horreur du foyer, on sort, nous, femmes*, dans la rue, et c’est déjà un acte militant. 

“Les hommes ne manquent pas de rappeler aux femmes qui sortent la nuit qu’elles ne sont pas en sécurité, qu’elle n’ont tout simplement pas leur place. Il y a ceux qui marchent derrière nous dans la rue, ceux qui nous suivent ceux qui nous invectivent

Aller coller à plusieurs femmes c’est à dire faire une action illégale et de nuit est une manière de projeter des images différentes. Nous ne sommes pas des proies. Nous n’avons pas de chaperons pour nous défendre. Depuis Septembre nous avons eu des remarques d’hommes qui nous rappelaient à l’ordre, décollaient devant nous, menaçaient d’appeler la police. Remarques sexistes et racistes. Nous demandant de rentrer nous disant que nous n’étions pas aux fourneaux, place qui devrait être la nôtre. Des hommes pour qui tout simplement la vue de notre groupe de femmes est insupportable et provoque leur colère. Comme si nous leur prenions quelque chose.”

Colleuse à Marseille

S’ajoutent à cette pression nocturne des menaces sur les réseaux sociaux, une répression policière démesurément violente le 7 mars à Paris, des collages arrachés systématiquement et même recouverts par des masculinistes… Manifestement, on dérange.

Coller a donc un impact et une signification multiple : il s’agit de lutter contre les violences domestiques en les ramenant dans la sphère publique, tout en revendiquant l’appartenance des femmes* à celle ci. L’aller retour public/privé s’effectue aussi dans l’injonction sociétale, des exigences du genre dans la sphère privée. L’injonction est publique (publicité, mœurs, lois), mais l’application est intime : ce qu’on mange, comment on se parle, se considère, s’aime, fait l’amour… Pour Arendt, le “premier explorateur interprète” qui a découvert l’intimité est Jean-Jacques Rousseau qui a fait sa découverte en se révoltant non point contre l’oppression de l’Etat, mais contre la société et son intrusion dans le for intérieur. 

Coller, c’est encore se retrouver entre femmes*, créer des liens militants et nourrir une sororité -i.e adelphité entre femmes*, en miroir avec la fraternité – entre nous. C’est une réalité que j’ai expérimenté directement. Lorsque j’ai commencé à coller à Marseille, les sessions étaient mixtes et quelques hommes y participaient. On s’est rendues compte petit à petit que malgré les bonnes intentions, le soutien et la force militante que nous apportaient ces alliés masculins, les sessions n’avaient pas la même symbolique et qu’il manquait cette sororité merveilleuse. Se pose alors la question de la mixité ou non. 

Certaines ont même déclaré être moins à l’aise d’être dans la rue avec des hommes la nuit suite à des traumatismes, ou revendiquent leur autonomie par rapport à eux. Nous sommes donc passées à des sessions majoritairement en mixité choisie avec quelques unes mixtes, pour finalement se séparer de ces alliés par souci d’unicité du mouvement à l’échelle nationale. 

Être entendues, se reconstruire 

Pour cette partie, j’ai voulu laisser la parole librement à celles qui font le mouvement. Que ce soit au moment d’écrire la phrase, de se procurer le matériel, de la peindre, la faire sécher chez soi, de préparer de la colle, que ce soit en dons de matériel, de fonds, en partageant de son espace ou encore en organisant les sessions de peinture/de collages et enfin en sortant la nuit pour aller coller, parfois tard et en semaine, il y a des femmes* qui donnent de leur temps et de leur force.

Parce que la lutte se vit, et qu’au même moment où on lui donne corps, elle nous habite, je leur ai demandé de répondre à la question : « Qu’est ce que c’est pour toi coller ? »

Premier témoignage :

Pour moi coller, c’est reprendre la rue, c’est m’imposer en tant que femme dans un espace qui ne m’est pas autorisé. La rue, pour les femmes et les minorités de genre, est un espace de passage. On la traverse pour aller d’un point A à un point B. Les hommes, eux, peuvent y rester, y errer. En collant, on se retrouve entre femmes et on reprend nos droits sur un espace dit “public” mais qui ne l’est pas du tout.

Coller me fait prendre confiance, quand je colle je me sens vivante, je me sens forte. Quand on colle, le monde nous appartient, rien ne nous atteint !

Coller c’est aussi imposer nos mots sur les murs, là où tout le monde peut les lire. C’est imposer des faits, c’est dire l’indicible, c’est montrer ce qui se cache dans l’intimité des foyers. C’est dire ce que nous vivons, ce que les femmes opprimées vivent tous les jours. Coller, c’est porter la parole des femmes et minorités qui ne peuvent plus le faire. Coller, c’est politique. Et thérapeutique.

deuxième témoignage :

Au delà de tenter se ré-approprier la rue, en groupe. Il est question aussi de projeter de nouvelles images dans l’imaginaire collectif. Puisque l’on éduque toujours les filles à ne pas sortir la nuit et à avoir peur du danger. A ne pas traîner dans les rues. L’espace public comme on le sait est un espace d’hommes qui peuvent s’y promener et flâner. De nombreuses études montrent que les femmes ne se promènent pas dans l’espace public n’y ne s’y arrêtent pas. Elles passent. Avec des enfants, les bras chargés de courses, avec des personnes âgées. Dans tous les cas l’espèce public, la nuit n’est pas sûre pour les femmes. Nombre d’entre elles se font raccompagner en fin de soirée. On craint pour leur sécurité. Les hommes ne manquent pas de rappeler aux femmes qui sortent la nuit qu’elles ne sont pas en sécurité, qu’elle n’ont tout simplement pas leur place. Leur place est à la maison. Il y a ceux qui marchent derrière nous dans la rue, ceux qui nous suivent ceux qui nous invectivent.

Aller coller à plusieurs femmes c’est à dire faire une action illégale et de nuit est une manière de projeter des images différentes. Nous ne sommes pas des proies. Nous n’avons pas de chaperons pour nous défendre. Depuis Septembre nous avons eu des remarques d’hommes qui nous rappelaient à l’ordre, décollaient devant nous menaçait d’appeler la police. Remarques sexistes et racistes. Nous demandant de rentrer nous disant que nous n’étions pas aux fourneaux, place qui devrait être la nôtre. Des hommes pour qui tout simplement la vue de notre groupe de femmes est insupportable et provoque leur colère. Comme si nous leur prenions quelque chose.

Et c’est bien ce que nous faisons nous leur prenons la rue et le privilège d’être les seuls à régner sur l’espace public.

Les derniers débats au sein des mouvements féministes sur la question de la transidentité a forcé les groupes de collages des différentes villes à se positionner sur la non mixité et la place des personnes trans et non binaire au sein du féminisme et des groupes de collages. Cette question n’est pas nouvelle puisque apparue pendant la 3ème vague du féminisme. Alors que certaines figures du mouvement des collages contre les féminicides revendiquaient le droit d’exclure les personnes trans et non binaire de la lutte, d’autres ont réaffirmé leur volonté d’inclure toutes les personnes touchées par le sexisme. C’est-à dire réaffirmer le fait que les collages se font en non-mixité et avec les minorités de genre. C’est le cas à Marseille.

Au delà du fait de coller et de toute la préparation nécessaire aux actions, j’ai personnellement trouvé un ensemble de personnes qui luttaient contre le sexisme et affirmaient leur féminisme. J’ai passé trop de temps à me battre seule et à me demander “où sont les féministes ?” Elles étaient autour de moi, et ce mouvement a permit de les rencontrer, d’échanger et de s’organiser. L’activité de collage est notre ciment, mais nous avons pu ensemble nous investir dans d’autres collectifs féministes. Nous avons pu organiser la grève du 8 mars. Nous savons ce que veut dire sororité. Même s’il est difficile de se défaire de centaines d’années de conditionnement, car nous avons été éduquées dans la compétition entre femmes. Nous savons que la coopération nous valorise toutes.

Avec les collages nous avons donc des forces vives pour mener des projets, pour s’entraider, mais aussi pour se déconstruire et s’éduquer au féminisme toujours un peu plus.

troisième témoignage :

Coller pour moi c’est aussi guérir ma peur maladive de la rue et en finir avec ma vulnérabilité. Le soir je me fais toujours raccompagner ou alors je marche au pas de course pour rentrer, mes cheveux cachés dans un bonnet et un casque enfoncé sur la tête sans regarder autour de moi, parce que j’ai peur de tout le monde. Coller à visage découvert, en groupe et en non mixité, c’est me réapproprier cet espace et prendre confiance, me sentir légitime d’exister ici à ce moment. Ma mère a été violée et n’a pas su/pu porter plainte. Cet événement m’a toujours hanté, coller c’est aussi un hommage, et un soutien à toustes celleux qui ont subi la violence des hommes. Et surtout un geste fort pour que ça cesse. C’est l’occasion d’empêcher la peur de l’emporter sur la colère, et de diriger celle-ci vers la lutte.

petits bonus :
vidéo chouette : https://www.youtube.com/watch?v=cGn9w8zx5dI
hymne déchirant : https://www.youtube.com/watch?v=C_Ex_tCFo8c


  1. *
    Toute personne s’identifiant comme femme
  2. On rappelle qu’il n’y a pas plus de sexisme anti-hommes qu’il n’y a de racisme anti-blanc.he.s. Le sexisme est un système d’oppression, pas des actes isolés. Un homme à qui on attrape les fesses sans son consentement est une agression réprimable mais qui ne s’inscrit pas dans une tendance globale à l’objectification du corps des hommes.
  3. Concept sociologique utilisé pour qualifier un ensemble de comportements et d’attitudes partagés au sein d’une société donnée qui minimise, normalise voire encourage le viol. Dans sa forme la plus polarisée, la culture du viol se manifeste par le fait que les femmes* sont la propriété des hommes qui leur refusent tout respect ainsi que le droit de contrôle et de maîtrise de leur propre corps

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