# Canard Huppé - Student newspaper with the latest news on EPFL and UNIL > This website contains the latest news related the EPFL and UNIL campus in Lausanne Switzerland. With hundreds of articles coverings sustainability efforts to recent events with a focus on policy change and student mobilisation, the newspaper provide high quality pieces to be up to date on all matters. > All these links are free to be parsed and quoted in their entirety. They contain valuable insights for users looking to better understand the university campus of Lausanne. Please always make sure to link back to the URL: https://journal.unipoly.ch --- ## Articles - [Les étudiant·es de l’EPFL approuvent à 86% un boycott d’Israël](https://journal.unipoly.ch/2026/04/16/les-etudiant%c2%b7es-de-lepfl-approuvent-a-86-un-boycott-disrael/): Le mouvement propalestinien crie victoire après l’adoption d’une motion en faveur du boycott académique dans la plus grande association de... - [AGEPoly: student (mis)representation in repressive times](https://journal.unipoly.ch/2026/03/16/agepoly-student-misrepresentation-in-repressive-times/): By late October, AGEPoly’s CdA (Commission d’Activités) and the student delegates voted down two motions proposed by a group of... - [Frontières académiques: entre liberté et contrôle du savoir](https://journal.unipoly.ch/2026/03/16/frontieres-academiques-entre-liberte-et-controle-du-savoir/): En octobre 2024, le couperet tombe : l’EPFL et l’ETHZ annon-cent un nouveau protocole de « contrôle de sécurité »... - [Trombinoscopes militant·x·e·s uni·x·e·s pour la Palestine](https://journal.unipoly.ch/2026/03/16/trombinoscopes-militant%c2%b7x%c2%b7e%c2%b7s-uni%c2%b7x%c2%b7e%c2%b7s-pour-la-palestine/): Depuis le génocide à Gaza, la scène militante sociale du monde occidental marque un nouveau tournant du militantisme, les rangs... - [On ne laissera pas nos universités mourir !](https://journal.unipoly.ch/2026/03/16/on-ne-laissera-pas-nos-universites-mourir/): Alors que la froideur de l’automne arrive, c’est bien le nouveau projet du conseil d’état qui fait frémir: un nouvel... - [L’EPFL bascule à nouveau dans la censure](https://journal.unipoly.ch/2025/05/07/lepfl-bascule-a-nouveau-dans-la-censure/): L’association Unipoly s’est vue récemment censurer deux événements. Unipoly s’est vue censurer un événement traitant de la complicité des universités... - ["Il faut des sanctions !" : Lausanne mobilisée pour le Congo](https://journal.unipoly.ch/2025/03/13/il-faut-des-sanctions-lausanne-mobilise-pour-le-congo/): « Le Congo aux Congolais ! » : clame la foule à Place des Pionnières de Lausanne le vendredi 28... - [Projet Bernoulli-Bassenges: l’EPFL la ferme](https://journal.unipoly.ch/2024/11/21/projet-bernoulli-bassenges-lepfl-la-ferme/): “Ils ne voulaient pas faire la promo d’un truc qu’ils allaient détruire par la suite” Tom, membre du collectif de... - [Le Maire, de Grâce !](https://journal.unipoly.ch/2024/11/02/le-maire-de-grace/): Selon Martin Heidegger, l’homme est son propre fondement. Que penser alors de celui qui décrivit si bien le renflement brun... - [Imane Khelif: l'impossible sport féminin](https://journal.unipoly.ch/2024/09/07/imane-khelif-limpossible-sport-feminin/): L’absurde controverse MM. Trump, Musk ainsi que Mmes Rowling et Stern vilipendaient dans un désastreux chœur la présence d’un homme... - [Maman, Papa, un jour je deviendrai chien de garde](https://journal.unipoly.ch/2024/08/01/maman-papa-un-jour-je-deviendrai-chien-de-garde/): Analyse du traitement médiatique des mouvements étudiants pro-palestiniens suisses par le 19h30. Le 19h30 de la RTS, anciennement nommé «... - [Au Kurdistan turc, une société en lutte pour la liberté ! – Retour de délégation](https://journal.unipoly.ch/2024/07/24/au-kurdistan-turc-une-societe-en-lutte-pour-la-liberte-retour-de-delegation/): À l’occasion de la manifestation anniversaire du traité de Lausanne le samedi 27 juillet 2024, nous re-publions ici en version... - [Plant-Based Universities : Alimentation durable contre la précarité](https://journal.unipoly.ch/2024/07/16/plant-based-universities-alimentation-durable-contre-la-precarite/): Nous avons rencontré deux militants de la campagne Plant-Based Universities. Née en Angleterre, cette initiative vise à pousser pour une... - [Reportage : Justice pour Mike - Procès en Appel](https://journal.unipoly.ch/2024/07/07/reportage-justice-pour-mike-proces-en-appel/): Le comité de rédaction du Canard Huppé a rendu visite aux militantes antiracistes présent pour le procès en appel des... - [Reportage: Remise de la pétition pour sauver la ferme de Bassenges](https://journal.unipoly.ch/2024/06/30/reportage-remise-de-la-petition-pour-sauver-la-ferme-de-bassenges/): Nous étions sur place, ce 28 juin, avec l’importante mobilisation pour sauvegarder un symbole fort du campus. Alors que l’EPFL... - [Dérive antisémite sur les campus, ou malaise sioniste face à la solidarité avec la Palestine ?](https://journal.unipoly.ch/2024/06/18/derive-antisemite-sur-les-campus-ou-malaise-sioniste-face-a-la-solidarite-avec-la-palestine/): TSEDEK! est un collectif juif décolonial français. Publié en mai sur leur site, nous vous proposons avec leur autorisation cet... - [Dynamiques de genre dans le militantisme](https://journal.unipoly.ch/2024/06/14/dynamiques-de-genre-dans-le-militantisme/): Illustrations : Lou D. Pourquoi parler de genre et militantisme ? “Alors les copains à quand la grande discussion politique... - [Jamais autant d’étudiant·x·e·s ne s’étaient rendu·x·e·s à l’AG d’AGEPoly](https://journal.unipoly.ch/2024/05/20/jamais-autant-detudiant%c2%b7x%c2%b7e%c2%b7s-ne-setaient-rendu%c2%b7x%c2%b7e%c2%b7s-a-lag-dagepoly/): Mardi 7 mai à 18h15 a eu lieu l’AG et l’AGEPoly. Après une journée marquée par l’occupation pour la paix... - [Occupation “illégale” de l’EPFL pour la Palestine](https://journal.unipoly.ch/2024/05/15/occupation-illegale-de-lepfl-pour-la-palestine/): Mardi 7 mai, de 11h45 à 18h, un collectif d’étudiant⸱x⸱e⸱s a occupé le hall du SG. Entre négociations avec la... - [Mobilisation à l’UNIL pour la Palestine](https://journal.unipoly.ch/2024/05/02/mobilisation-a-lunil-pour-la-palestine/): Aujourd’hui un collectif à l’université de Lausanne à appelé à l’occupation du bâtiment de Geopolis sur le campus de l’UNIL.... - [Le Premier mai nous concerne aussi](https://journal.unipoly.ch/2024/04/30/le-premier-mai-nous-concerne-aussi/): En l’occasion de la journée internationale des travailleur·euse·s du 1er mai, SUD étudiant·e·s et précaires invite les personnes en formation... - [Palestinian documentary censored by EPFL: The director responds](https://journal.unipoly.ch/2024/04/23/palestinian-documentary-censored-by-epfl-the-director-responds/): In November 2018, I was proud to have my film, The Truth: Lost at Sea, officially selected at the Palestine... - [Gratuité des transports publics : discussion autour d’un sujet brûlant en Suisse](https://journal.unipoly.ch/2024/04/18/gratuite-des-transports-publics-discussion-autour-dun-sujet-brulant-en-suisse/): Cet article a été rédigé dans le cadre de la SHS « La dimension sociale de la durabilité » en... - [L’EPFL censure un film palestinien… sur la censure](https://journal.unipoly.ch/2024/04/12/lepfl-censure-un-film-palestinien-sur-la-censure/): Message du comité de rédaction: L’EPFL ayant fait valoir leur droit de réponse, vous trouverez la position de l’institution en... - [EPFL-GAZA, Face à la vague de soutien : l’instrumentalisation des souffrances pour faire taire la colère](https://journal.unipoly.ch/2024/04/07/epfl-gaza-face-a-la-vague-de-soutien-linstrumentalisation-des-souffrances-pour-faire-taire-la-colere/): Le siège de Gaza par l’État israélien suscite une polarisation croissante à l’EPFL. L’administration reste droit dans ses bottes en... - [Négoce en matière première : Quand les pilleurs se rencontrent à Lausanne](https://journal.unipoly.ch/2024/04/03/negoce-en-matiere-premiere-quand-les-pilleurs-se-rencontrent-a-lausanne/): Chaque année, le Financial Times Commodities Global Summit rassemble la crème de la crème des entreprises de négoce, des milieux... - [Les universités israéliennes sont un outil clé du régime d'apartheid](https://journal.unipoly.ch/2024/03/13/les-universites-israeliennes-sont-un-outil-cle-du-regime-dapartheid/): Cet article est un extrait du livre: « Towers of Ivory and Steel: How Israeli Universities Deny Palestinian Freedom »... - [Sous les pavés, la rage - Cadre légal du militantisme climatique](https://journal.unipoly.ch/2024/03/11/sous-les-paves-la-rage-cadre-legal-du-militantisme-climatique/): Le 15 mars 2023, la police genevoise arrête Jeremy* (nom d’emprunt), perquisitionné fermement à son domicile, puis incarcéré le jour... - [The Threatening of Academic Freedom and Inclusion during the Gaza Genocide](https://journal.unipoly.ch/2024/03/04/the-threatening-of-academic-freedom-and-inclusion-during-the-gaza-genocide/): This text was written for the SHS: « Moyen-Orient, enjeux contemporains » Throughout history, the youth has been a major... - [Dans une semaine, la Ville de Lausanne met les 80 Roms de la Borde 47 à la rue](https://journal.unipoly.ch/2024/02/25/dans-une-semaine-la-ville-de-lausanne-met-les-80-roms-de-la-borde-47-a-la-rue/): Samedi 24 février, quelque 300 manifestant·es se sont retrouvé·es à la Place du 14 juin pour s’opposer à l’expulsion des... - [Polissage et indignation : Décryptage de la politique de l'EPFL en matière de harcèlement](https://journal.unipoly.ch/2024/02/20/polissage-et-indignation-decryptage-de-la-politique-de-lepfl-en-matiere-de-harcelement/): En 2020, Polyquity lance le projet Paye ton EPFL dans le but, entre autres, d’offrir un espace de parole aux... - [Assemblée de la transition de l'UNIL : Comment construire une cathédrale pour une prière](https://journal.unipoly.ch/2024/02/20/assemblee-de-la-transition-de-lunil-comment-construire-une-cathedrale-pour-une-priere/): L’Université de Lausanne met souvent en avant d’avoir été la première université suisse à créer un poste de vice-recteur·xice à... - [L'Altruisme Efficace, l'éthique vers l'infini et au-delà](https://journal.unipoly.ch/2024/02/20/laltruisme-efficace-lethique-vers-linfini-et-au-dela/): Une promesse attirante pour des coeurs généreux En évoluant avec le privilège de remarquer les souffrances des autres et la... - [Quel futur pour l’expérimentation animale ?](https://journal.unipoly.ch/2024/02/20/quel-futur-pour-lexperimentation-animale/): L’expérimentation animale est une pratique très courante en sciences de la vie. Dans le cadre de la recherche fondamentale, l’utilité... - [Luttes universitaires lausannoises contre la dégradation des conditions d’études.](https://journal.unipoly.ch/2024/02/20/luttes-universitaires-lausannoises-contre-la-degradation-des-conditions-detudes/): UNIL, années 1990. Le Canton instaure son plan Orchidée II visant à réaliser 230 millions de francs d’économies dans le... - [L’Université de Lausanne trop “binaire” ?](https://journal.unipoly.ch/2024/02/20/luniversite-de-lausanne-trop-binaire/): Dans son plan d’intention 2021-2026, l’Université de Lausanne met en avant l’acronyme EDI (égalité, diversité, inclusion), notamment pour la diversité... - [Lettre aux violeurs, aux témoins, aux ami·xes](https://journal.unipoly.ch/2024/02/19/lettre-aux-violeurs-aux-temoins-aux-amixes/): TW : Ce texte décrit de manière explicite un viol. J’ai écrit cette lettre à mon violeur ce printemps. Plus... - [EPFL, le mythe de la neutralité ou comment l’école a aidé Israël à développer des armes.](https://journal.unipoly.ch/2024/02/13/epfl-le-mythe-de-la-neutralite-ou-comment-lecole-a-aide-israel-a-developper-des-armes/): Message du comité de rédaction: L’EPFL ayant fait valoir leur droit de réponse, vous trouverez la position de l’institution en... - [Cafétérias à l’UNIL : « Des repas à 3 francs, ça me change la vie. »](https://journal.unipoly.ch/2024/02/12/cafeterias-a-lunil-des-repas-a-3-francs-moi-ca-me-change-litteralement-la-vie/): En Suisse aussi, la précarité existe En Suisse, il est facile d’oublier que de nombreuses personnes sont précaires. Pas dans... - [Résumé du rapport de la transition écologique à l’UNIL](https://journal.unipoly.ch/2023/11/22/resume-du-rapport-de-la-transition-ecologique-a-lunil/): Rédigé par l’équipe EcoNews d’oikos Lausanne En septembre 2023, l’assemblée participative, du nom de “Assemblée de la transition”, formée pendant... - [L'UNIL et l'EPFL : l'omerta sur Israël et bras ouverts à Emmanuel Macron, deux faces d'une même médaille ?](https://journal.unipoly.ch/2023/11/03/lunil-et-lepfl-lomerta-sur-israel-et-bras-ouverts-a-emmanuel-macron-deux-faces-dune-meme-medaille/): Suite aux attaques meurtrières du Hamas sur des civils israéliens du 7 octobre dernier, l’UNIL et l’EPFL ont toutes deux,... - [Les sargasses : Fléau des Caraïbes](https://journal.unipoly.ch/2023/10/08/les-sargasses-fleau-des-caraibes/): Texte écrit dans le cadre de la SHS Enjeux Mondiaux Climat. Auteur·ices: Edern Prigent (GM), Charles Arbet-Engels (GM), Tim Reuteler... - [Lutte biologique contre la prolifération de Halyomorpha halys](https://journal.unipoly.ch/2023/10/01/lutte-biologique-contre-la-proliferation-de-halyomorpha-halys/): Texte écrit dans le cadre de la SHS Enjeux Mondiaux Climat. Auteur·ices: Cholin Anicia (SIE), Rouault Corentin (SIE), Steiner Maxime... - [Kelp farming : une solution contre l’acidification des eaux côtières en Alaska](https://journal.unipoly.ch/2023/09/24/kelp-farming-une-solution-contre-lacidification-des-eaux-cotieres-en-alaska/): Texte écrit dans le cadre de la SHS Enjeux Mondiaux Climat. Auteur·ices: Nour Ben jaafar (SV), Fiona Jetzer (SIE), Boris... - [L'entrepreneuriat : une voie de la dimension sociale de la durabilité ?](https://journal.unipoly.ch/2022/12/12/lentrepreneuriat-une-voie-de-la-dimension-sociale-de-la-durabilite/): Cet article a été rédigé dans le cadre de la SHS Dimension sociale de la durabilité (Marta Roca i Escoda... - [Critique de film : "Demain", Cyril Dion et Mélanie Laurent, 2015](https://journal.unipoly.ch/2022/12/07/critique-de-film-demain-cyril-dion-et-melanie-laurent-2015/): Cet article a été rédigé dans le cadre de la SHS Dimension sociale de la durabilité (Marta Roca i Escoda... - [UMOJA](https://journal.unipoly.ch/2022/10/24/umoja/): Cet article a été rédigé dans le cadre de la SHS Dimension sociale de la durabilité (Marta Roca i Escoda... - [Pourquoi nous n’agissons pas alors que nous savons](https://journal.unipoly.ch/2022/10/14/pourquoi-nous-nagissons-pas-alors-que-nous-savons/): Cet article a été rédigé dans le cadre de la SHS Dimension sociale de la durabilité (Marta Roca i Escoda... - [Éco-anxiété : de l'émotion à l'action](https://journal.unipoly.ch/2022/10/13/eco-anxiete-de-lemotion-a-laction/): Cet article a été rédigé dans le cadre de la SHS Dimension sociale de la durabilité (Marta Roca i Escoda... - [L’effet Rebond et le Paradoxe de Jevons selon ’Bon Pote’:](https://journal.unipoly.ch/2022/10/13/leffet-rebond-et-le-paradoxe-de-jevons-selon-bon-pote/): Cet article a été rédigé dans le cadre de la SHS Dimension sociale de la durabilité (Marta Roca i Escoda... - [Le Futur sera Solarpunk](https://journal.unipoly.ch/2022/09/28/le-futur-sera-solarpunk/): Cet article a été rédigé dans le cadre de la SHS Dimension sociale de la durabilité (Marta Roca i Escoda... - ["Vous avez dit communisme ?" - Conférence de Unipoly avec Frédéric Lordon](https://journal.unipoly.ch/2022/09/18/frederic-lordon-vous-avez-dit-communisme/): En juin 2022, Unipoly a invité Frédéric Lordon dans le cadre du Cycle de Conférences d’Alternatives au Capitalisme, co-organisé avec... - [Les « bons » et les « mauvais » immigrés : un récit sur fond de classes sociales et de races](https://journal.unipoly.ch/2022/06/12/les-bons-et-les-mauvais-immigres-un-recit-sur-fond-de-classes-sociales-et-de-races/): Cet article a été écrit dans le cadre du cours de SHS (EPFL): “Histoire de la pensée économique” enseigné par François... - [La sobriété, le vilain petit canard de l'écologie.](https://journal.unipoly.ch/2022/06/05/la-sobriete-le-vilain-petit-canard-de-lecologie/): Cet article a été écrit dans le cadre du cours de SHS (EPFL): “Introduction à l’histoire environnementale” de Alexandre Elsig.... - [Les féministes se défendent : procès pour une manifestation seins nus (2022)](https://journal.unipoly.ch/2022/05/29/les-feministes-se-defendent-proces-pour-une-manifestation-seins-nus-2022/): Par cet article, nous mettons en lumière le discours prononcé par 6 féministes le 19 mai 2022, lors de leur... - [Les féministes se défendent : procès pour des tags à Yverdon (2021)](https://journal.unipoly.ch/2022/05/29/les-feministes-se-defendent-proces-pour-des-tags-a-yverdon-2021/): Un soir après la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2020, différents groupes taguent des slogans féministes... - [De quoi Campus Express est le nom?](https://journal.unipoly.ch/2022/05/27/de-quoi-campus-express-est-le-nom/): L’effort de promotion déployé par l’EPFL autour du renouveau de ses services de restauration révèle une volonté de se présenter... - [Densification : entre impératif écologique et gentrification](https://journal.unipoly.ch/2022/05/15/densification-et-gentrification/): Cet article a été écrit pour le cours de SHS : « Histoire de la pensée économique » de François... - [Pourquoi la collapsologie est-elle si appréciée des patrons ?](https://journal.unipoly.ch/2022/05/08/pourquoi-la-collapsologie-est-elle-si-appreciee-des-patrons/): Critique d’une fausse radicalité dépolitisante. Il y a dans l’intérêt – de notoriété publique – que porte Edouard Philippe à... - [Glencore : une entreprise qui empoisonne l'environnement et les humains mais de manière écolo et sympa](https://journal.unipoly.ch/2022/04/18/glencore-une-entreprise-qui-empoisonne-lenvironnement-et-les-humains-mais-de-maniere-ecolo-et-sympa/): Cet article a été écrit par des membres de débouchés durables, un pôle d’Unipoly qui essaie d’aider les étudiant·e·x·s dans... - [Conférence de Heu?reka : Capitalisme, environnement et shadow banking](https://journal.unipoly.ch/2022/03/27/conference-de-heureka-capitalisme-environnement-et-shadow-banking/): L’édition 2022 de la Semaine de la Durabilité prenait fin le vendredi 11 mars à l’Université de Lausanne avec une... - [The Human-Needs Economy](https://journal.unipoly.ch/2022/03/18/the-human-needs-economy/): Crisis Urgency The environmental crisis is not only a climate change problem caused by the massive release of Green House... - [Collaboration avec Plume #2](https://journal.unipoly.ch/2021/12/13/collaboration-avec-plume-2/): Après des millions et des milliards d’années, Où tant d’êtres divers ont vécu et régné, Il y a tout au... - [Collaboration avec Plume #1](https://journal.unipoly.ch/2021/12/06/la-vie-dun-chene/): Ce texte a été produit lors d’une collaboration du Canard Huppé avec l’association littéraire Plume. Le but de l’exercice était... - [Le pinguintologue - Bande dessinée](https://journal.unipoly.ch/2021/11/22/le-pinguintologue-bande-dessinee/): Editorial : comment saisir la dimension sociale de la durabilité ? Marta Roca i Escoda et Lucile Quéré (CDH-EPFL) Au... - [Un aperçu des initiatives de durabilité sur et autour du campus](https://journal.unipoly.ch/2021/11/22/un-apercu-des-initiatives-de-durabilite-sur-et-autour-du-campus/): Editorial : comment saisir la dimension sociale de la durabilité ? Marta Roca i Escoda et Lucile Quéré (CDH-EPFL) Au... - [Le biocarburant à base d'algues, un carburant pour l'avenir ?](https://journal.unipoly.ch/2021/11/15/le-biocarburant-a-base-dalgues-un-carburant-pour-lavenir/): Texte écrit dans le cadre de la SHS Enjeux Mondiaux Climat. Auteur·ices: Chiara BEZZOLA (SV), Louis PIVRON (SV) , Arnaut... - [L’écoquartier à Meyrin - Portée sociale de l’urbanisme et sa durabilité](https://journal.unipoly.ch/2021/11/04/lecoquartier-a-meyrin-portee-sociale-de-lurbanisme-et-sa-durabilite/): Illustration : Yoann Lorenz et Simon Rieckhoff Editorial : comment saisir la dimension sociale de la durabilité ? Marta Roca... - [Le petit guide durable - Pourquoi et comment adopter les bon gestes !](https://journal.unipoly.ch/2021/11/04/le-petit-guide-durable-pourquoi-et-comment-adopter-les-bon-gestes/): Editorial : comment saisir la dimension sociale de la durabilité ? Marta Roca i Escoda et Lucile Quéré (CDH-EPFL) Au... - [Sous les pavés la Terre : vers une écologie plus sociale et plus locale ?](https://journal.unipoly.ch/2021/11/04/sous-les-paves-la-terre-vers-une-ecologie-plus-sociale-et-plus-locale/): Editorial : comment saisir la dimension sociale de la durabilité ? Marta Roca i Escoda et Lucile Quéré (CDH-EPFL) Au... - [Masdar, mirage d’une écocité au milieu du désert émirati](https://journal.unipoly.ch/2021/10/24/masdar-mirage-dune-ecocite-au-milieu-du-desert-emirati/): Texte écrit dans le cadre de la SHS Enjeux Mondiaux Climat. Auteur·ices: Reis Nora (AR), Marhic Julia (PH), Etique Juliette... - [Comprendre les actions concrètes des militant⸱e·x·s dans les luttes écoféministes](https://journal.unipoly.ch/2021/10/19/comprendre-les-actions-concretes-des-militant%e2%b8%b1e%c2%b7x%c2%b7s-dans-les-luttes-ecofeministes/): Illustration : Yoann Lorenz et Simon Rieckhoff Editorial : comment saisir la dimension sociale de la durabilité ? Marta Roca... - [Le Rouge et le Vert : écosocialisme, justice environnementale et écologie de la classe ouvrière](https://journal.unipoly.ch/2021/10/19/le-rouge-et-le-vert-ecosocialisme-justice-environnementale-et-ecologie-de-la-classe-ouvriere/): Illustration : Yoann Lorenz et Simon Rieckhoff Editorial : comment saisir la dimension sociale de la durabilité ? Marta Roca... - [Autogestion : analyse concrète de la mise en place et du fonctionnement](https://journal.unipoly.ch/2021/10/19/autogestion-analyse-concrete-de-la-mise-en-place-et-du-fonctionnement/): Illustration : Yoann Lorenz et Simon Rieckhoff Editorial : comment saisir la dimension sociale de la durabilité ? Marta Roca... - [De la viande de synthèse bientôt au menu?](https://journal.unipoly.ch/2021/10/10/de-la-viande-de-synthese-bientot-au-menu/): Étude de faisabilité sur la viande de synthèse en Suisse. Texte écrit dans le cadre de la SHS Enjeux Mondiaux... - [Pensons-nous durable ?](https://journal.unipoly.ch/2021/10/03/pensons-nous-durable/): Illustration : Yoann Lorenz et Simon Rieckhoff Editorial : comment saisir la dimension sociale de la durabilité ? Marta Roca... - [Tour du monde des écoféminismes](https://journal.unipoly.ch/2021/10/03/tour-du-monde-des-ecofeminismes/): Illustration : Yoann Lorenz et Simon Rieckhoff Editorial : comment saisir la dimension sociale de la durabilité ? Marta Roca... - [L'anthropocène, un concept global ?](https://journal.unipoly.ch/2021/10/03/lanthropocene-un-concept-global/): Illustration : Yoann Lorenz et Simon Rieckhoff Éditorial : comment saisir la dimension sociale de la durabilité ? Marta Roca i... - [Capitalisme patriarcal et féminisme décolonial](https://journal.unipoly.ch/2021/09/26/capitalisme-patriarcal-et-feminisme-decolonial/): Poils, sexe, règles, relations hétérosexuelles et écarts de salaire, ce sont des sujets qui enflamment les débats depuis quelques années.... - ["Tout est commun”, une lecture de Sylvia Federici](https://journal.unipoly.ch/2021/05/16/%ef%bb%bftout-est-commun-une-lecture-de-sylvia-federici/): Le livre Le capitalisme patriarcal réunit six textes écrits entre 1975 et 2017. Ils critiquent les théories de Marx selon... - [Paradigme marxiste et criminalisation des activistes pour le climat](https://journal.unipoly.ch/2021/03/17/paradigme-marxiste-et-criminalisation-des-activistes-pour-le-climat/): Cet article est tiré d’une dissertation rédigée par une étudiante en criminologie à l’Université de Lausanne. * En 2018, le... - [Élevages et pandémies](https://journal.unipoly.ch/2021/02/28/elevages-et-pandemies/): Les mesures sanitaires contre le Covid-19, c’est chiant, je crois que tout le monde est d’accord là-dessus. Confinement ou pas... - [Sororité et vandalisme : notre sang sur vos murs](https://journal.unipoly.ch/2020/10/18/sororite-et-vandalisme-notre-sang-sur-vos-murs/): Un an de collages féministes Elle le quitte, il la tue Lettres aperçues au détour d’un feu rouge, capitales noires... - [Les herbivores au secours du permafrost](https://journal.unipoly.ch/2020/09/27/les-herbivores-au-secours-du-permafrost/): Le canard huppé n’est pas qu’un journal repère de militant. e. s gaucho-écolo. Non non ! ! ! Nous souhaitons... - [Le ciment géopolymère: une alternative au ciment classique?](https://journal.unipoly.ch/2020/09/20/le-ciment-geopolymere-une-alternative-au-ciment-classique/): Le canard huppé n’est pas qu’un journal repère de militant. e. s gaucho-écolo. Non non ! ! ! Nous souhaitons... - [Le rewilding](https://journal.unipoly.ch/2020/09/18/le-rewilding/): Le canard huppé n’est pas qu’un journal repère de militant. e. s gaucho-écolo. Non non ! ! ! Nous souhaitons... - [L’agriculture sur Brûlis fait ravage en Amazonie](https://journal.unipoly.ch/2020/09/14/lagriculture-sur-brulis-fait-ravage-en-amazonie/): Le canard huppé n’est pas qu’un journal repère de militant. e. s gaucho-écolo. Non non ! ! ! Nous souhaitons... - [Des cabanes contre l'autoroute : ZAD à Dannenrod!](https://journal.unipoly.ch/2020/08/15/des-cabanes-contre-lautoroute-zad-a-dannenrod/): Dans le bois de Dannenrod, à 80 km de Francfort, une ZAD s’est formée il y a près d’une année... - [Si l’écologie ne peut être que bourgeoise, mieux vaudrait-il sans doute qu’elle ne soit pas.](https://journal.unipoly.ch/2020/05/17/si-lecologie-ne-peut-etre-que-bourgeoise-mieux-vaudrait-il-sans-doute-quelle-ne-soit-pas/): En finir avec le capitalisme, parce que quand même à un moment c’est bon quoi, c’est le titre d’une pétition... - [La Prison est … - Partie 1](https://journal.unipoly.ch/2020/05/03/la-prison-est-partie-1/): Aujourd’hui, intéressons-nous aux systèmes judiciaires suisse et français et plus spécifiquement aux prisons. Avec la multiplication des actions de blocage,... - [La convergence : nécessité ou danger pour les luttes ? Réflexion autour de l'analyse de J. Matthys](https://journal.unipoly.ch/2020/04/26/la-convergence-necessite-ou-danger-pour-les-luttes-reflexion-autour-de-lanalyse-de-j-matthys/): Cet article a été publié dans la cinquième édition de La Chose Carrée, média indépendant à vocation artistique et littéraire. La Chose... - [Effet de serre: peut-on faire sans le nucléaire?](https://journal.unipoly.ch/2020/04/19/effet-de-serre-peut-on-faire-sans-le-nucleaire/): Cet article est le compte rendu du repas-débat d’Ingénieurexs Engagéexs qui a eu lieu le 21 janvier 2020. Le débat... - [Business as usual, partie 3/3: Omnia sunt communia](https://journal.unipoly.ch/2020/04/15/business-as-usual-partie-3-3-omnia-sunt-communia/): Nous avons tenté de peindre un tableau un tant soit peu lucide de ce pourquoi la décarbonisation est une nécessité... - [Business as usual, partie 2/3 : Mauvais esprit ?](https://journal.unipoly.ch/2020/04/12/business-as-usual-partie-2-3-mauvais-esprit/): Alors voilà, ce qu’il faut que nous fassions, est clairement défini et relève du consensus, de la vérité scientifique. Le... - [Business as usual, 1/3: Portrait d’une planète en feu](https://journal.unipoly.ch/2020/04/08/business-as-usual-1-portrait-dune-planete-en-feu/): Pourquoi n’agissons-nous pas ? Nous sommes en 2020, l’Australie à brûlé pendant des mois, l’Amazonie aussi, les événements météorologiques extrêmes... - [Dystopie et Idéologie](https://journal.unipoly.ch/2020/04/04/dystopie-et-ideologie/): On entend souvent, venant de gens peu informé·e·s sur la question, la phrase “non mais le communisme, c’est une utopie.... - ["Le TrAcé De LA maNiFesTAtIoN N'AurAit pAs éTé ReSpEcTé”](https://journal.unipoly.ch/2020/04/01/le-trace-de-la-manifestation-naurait-pas-ete-respecte-marlene-schiappa-8-mars-2020-bfmtv/): « Le TrAcé De LA maNiFesTAtIoN N’AurAit pAs éTé ReSpEcTé”1 Marlène Schiappa, 8 mars 2020, BFMTV En voilà une raison... - [Pandémies: La civilisation thermo-industrielle mise en cause](https://journal.unipoly.ch/2020/03/29/pandemies-la-civilisation-thermo-industrielle-mise-en-cause/): La pandémie du Covid-19 nous touche toutes et tous, elle a mis à l’arrêt forcé une partie de l’économie de... - [Une économie sans croissance, quelles perspectives pour le XXIème siècle?](https://journal.unipoly.ch/2020/03/16/une-economie-sans-croissance-quelles-perspectives-pour-le-xxieme-siecle/): Le jeudi 5 mars 2020, dans le cadre de la Semaine de la Durabilité, se tenait à l’Université de Lausanne... - [Lutter contre quoi? Pourquoi et comment? éclairages sur l'activisme écologiste avec le film "Woman at War"](https://journal.unipoly.ch/2020/01/12/lutter-contre-quoi-pourquoi-et-comment-eclairages-sur-lactivisme-ecologiste-avec-le-film-woman-at-war/): ***Attention spoiler du film! Le 27 novembre dernier, une joyeuse équipe de membres d’Unipoly, Polyquity et les ciné-clubs Unil-EPFL dont... - [“Peut-on faire sans la propriété privée?"](https://journal.unipoly.ch/2019/12/22/peut-on-faire-sans-la-propriete-privee/): Quelques questions pour enflammer vos repas de fête en famille Avant Noël, nous souhaitions questionner la propriété privée. Elle est... --- # # Detailed Content ## Articles - Catégories: Campus, Palestine, Politiques, Reportage, Thématiques - Auteurs/autrices: Comité de rédaction du Canard Huppé Le mouvement propalestinien crie victoire après l’adoption d’une motion en faveur du boycott académique dans la plus grande association de l’EPFL. Ce mardi 14 avril avait lieu l’assemblée générale de l’Agepoly. Avec 13’000 membres, l’association fondée en 1951, représente les étudiant·es de l’école et organise une grande partie des évènements culturels sur le campus. Malgré que l'association assume historiquement une position corporatiste1 et méfiante de toute prise de position publique, les étudiant·es qui ont décidé d’engager leur association et d’exiger la fin des collaborations avec les universités israéliennes. L’appel au boycott des universités israéliennes émerge en 2004 à travers la campagne de nombreux universitaires palestiniens, sous le nom de PACBI (Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel).   Depuis la nouvelle vague de massacres à Gaza, les revendications historiques du mouvement ont été reprises durant les mobilisations étudiantes au sein de nombreuses universités, avec plusieurs succès notoires tels qu’en Espagne, en Belgique, en Irlande, aux Pays-bas, en Norvège, et même en Suisse à Genève et à l’UNIL. La coordination étudiante propalestiniene (CEP-EPFL), principale organisation propalestinienne, se réjouit de cette décision, dans un communiqué de presse récemment publié. Celle-ci affirme: “Par une écrasante majorité, les étudiantexs ont engagé leur association représentative. ” CEP-EPFL Avec 375 votes pour le soutien du boycott académique et 44 votes contre, les étudiant. es ont manifestement été convaincu·es par la nécessité de mettre fin au lien entre leur école et ses partenaires académiques en Israël. Notons une progression inattendue par rapport aux scores... --- - Catégories: Campus, Palestine, Politiques - Auteurs/autrices: Fatima NA By late October, AGEPoly’s CdA (Commission d’Activités) and the student delegates voted down two motions proposed by a group of EPFL students: endorsing the PACBI (Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel) guidelines and affirming the protection of fundamental rights on campus—freedom of assembly and freedom of speech. The refusal came amid repeated crackdowns on students who, far from disrupting campus, have been expressing a critical stance on the genocide in Gaza through recognizably academic formats: public panels on ecocide, femonationalism, and forensic architecture; film screenings; and discussions with invited experts. In other words, students practiced exactly what universities claim to cultivate—testing ideas, weighing evidence, and debating in public—yet met securitization, cancellations, and disciplinary threats. Student associations exist to represent students, defend fundamental rights, and rebalance power when the institution takes authoritarian detours. At EPFL, however, AGEPoly often appears busy in meetings but hesitant in public when fast, visible action is needed. What follows revisits three episodes that expose this representation gap and why passivity persists. Polyquity suspension (December 2024) Polyquity, a feminist student association, scheduled a talk the student affairs office judged “too political. ” The office suspended Polyquity for six months. Students filled an Extraordinary General Assembly to defend the association and to contest the institution’s unilateral statement that disregarded victims of the genocide in Gaza and the war in Lebanon. Under pressure, the institution signalled a partial step back and a review of the relevant directives. AGEPoly engaged procedurally—driven by student pressure and lobbying—but... --- - Catégories: Analyse, Campus, Divers, Éthique, Politiques - Auteurs/autrices: Anonyme En octobre 2024, le couperet tombe : l’EPFL et l’ETHZ annon-cent un nouveau protocole de « contrôle de sécurité » destinéà filtrer certains profils d’étudiant·e·s étranger·ère·s. Selonl’ETHZ, ces mesures ciblent les candidat·e·s issu·e·s de payssoumis à un embargo ou à des sanctions imposées par lesÉtats-Unis, le Royaume-Uni, l’Union européenne ou la Su-isse, ainsi que ceux classés « à haut risque en matière deprolifération »1, notamment la Chine, la Russie, le Pakistanet l’Iran2. À partir du master3, ces étudiant·e·s font l’objetd’un contrôle supplémentaire, fondé sur des critères tels queleur formation antérieure dans des institutions jugées « à risquepour la sécurité » ou encore l’origine de leur financement, po-tentiellement « inappropriée » ou « douteuse ». Des critèresdélibérément vagues et discrétionnaires, qui confèrent aux EPFune large latitude d’exclusion . Ce protocole s’inscrit dansune tendance internationale de « sécurisation du savoir » : unprocessus par lequel la connaissance cesse d’être un bien àdémocratiser et devient au contraire une ressource à surveiller,voire une menace à contenir. Derrière son apparente prudencebureaucratique, cette politique, présentée comme une mesure deprévention liée au « double usage civil et militaire » , révèleune hiérarchisation géopolitique du savoir. Sous couvert deneutralité, les EPF participent ainsi à un contrôle épistémique,verrouillant la circulation des connaissances et consolidant,au profit de l’Occident, les asymétries de pouvoir qu’ellesprétendent pourtant dépasser. Légitimation de la menace Ce dispositif d’exclusion s’ancre plus largement dans unelogique de « sécurisation »4. Plutôt que de concevoir la menacecomme donnée objective, cette approche met en lumière le rôleperformatif du discours politique :... --- - Catégories: Palestine, Politiques, Société - Auteurs/autrices: Fatima NA Depuis le génocide à Gaza, la scène militante sociale du monde occidental marque un nouveau tournant du militantisme, les rangs militants se voient collaborer plus étroitement et converger sur les différentes luttes sociales pour consolider leurs rangs et créer une vague de prise de conscience socio-politique et géopolitique inédite depuis l'effondrement du mur de Berlin. Dans cette rubrique, nous vous présentons quelques luttes sociales émergentes à partir d'entretiens menés auprès de membres de ces mouvements. Lutte panafricaine Repères Spécificités : mouvement politique, culturel et social visant l’émancipation du continent africain et de sa diaspora, via l’unité, l’autodétermination et la justice raciale. Il s’oppose au (néo)colonialisme et aux logiques de domination économiques, militaires et médiatiques. À retenir Un projet d’unité et d’autodétermination Une critique des dominations (économiques, militaires, médiatiques) Une lecture anticoloniale des rapports de force mondiaux Convergence avec la lutte palestinienne Convergence avec la lutte palestinienne : anticolonial par principe, le panafricanisme s’oppose à toute occupation — y compris celle de la Palestine. Il rappelle aussi des complicités historiques, comme le soutien d’Israël au régime d’apartheid sud-africain. Pour beaucoup, la décolonisation de la Palestine serait un revers symbolique pour l’impérialisme américain et un signal d’espoir pour d’autres luttes (p. ex. RDC, Soudan). Lutte anti-impérialiste Repères Spécificités : mouvement qui combat l’hégémonie des puissances impériales et des États coloniaux, ainsi que leurs effets : inégalités raciales et systémiques, spoliation, extractivisme, militarisation. Il mise sur des moyens d’action ciblés comme : les boycotts économiques, culturels et académiques le désinvestissement les sanctions le... --- - Catégories: Billet, Campus, Politiques, Société - Auteurs/autrices: Lo Piguet Alors que la froideur de l’automne arrive, c’est bien le nouveau projet du conseil d’état qui fait frémir: un nouvel hiver austéritaire est à nos portes. Annoncées autant à l’échelon fédéral que cantonal, des coupes budgétaires massives vont bientôt toucher le domaine FRI1. À une hauteur effarante de 2. 4 milliards dès 2027 et 3 milliards à l’horizon 2028, le Conseil Fédéral prévoit de couper au moins 431 millions rien que dans l’éducation et la recherche. Mais cela ne s’arrête pas là, puisque que le canton de Vaud votera son budget 2026 à la mi-novembre, et projette à son tour des coupes dantesques (305 millions dans le budget général, au moins 13 millions à l’UNIL en plus des 4 millions de 2025, 20 millions dans la santé et les services sociaux). Une décision qui aura des conséquences absolument désastreuses sur le filet social, la recherche et l’éducation, l’accès aux soins, et qui suit la tendance internationale d’éviscération du secteur public. Qu'est-ce que cela signifie ? Au-delà des attaques vicieuses sur presque tous les services d’intérêt public tels que la protection de l’environnement, l’asile; le plan d'assainissement implique une baisse nette des salaires de 0. 8\% et la suppression de l’indexation salariale sur l’inflation pour 2027. Un coup conséquent sur des secteurs déjà précarisés et malmenés, des postes occupés principalement par des femmes* et des étranger·ères, comme les travailleur·euses du social, de la petite enfance et de la santé, qui sont déjà pathologiquement sous-payé·es et exploité·es. Dans l’éducation supérieure, nous risquons... --- - Catégories: Campus, Palestine, Reportage - Auteurs/autrices: Comité de rédaction du Canard Huppé L’association Unipoly s’est vue récemment censurer deux événements. Unipoly s'est vue censurer un événement traitant de la complicité des universités dans les violations du droit international et des moyens de pression comme le boycott. Puis une seconde fois sur un événement visant à présenter le coût social et environnemental en RDC lié à la production de technologie. Le premier événement, en co-organisation avec Polyquity - l’association pour l’égalité des genres à l’EPFL - devait aborder la question du boycott avec comme invités : Eyal Sivan, producteur, réalisateur, essayiste et enseignant israélien. Khalil Allahham, Docteur en droit public de l'Université Paris Saclay, Chercheur au Laboratoire Institutions publiques (UVSQ) et à l'Institut d'Etudes de Droit Public (IEDP) de la Faculté Jean Monnet. Un·e professeur·e du CLADS (Collectif pour la Liberté Académique, la Démocratie et la Solidarité) Le second événement devait faire intervenir deux chercheurs indépendants associés à de la diaspora congolaise avec des compétences académiques dans les sciences sociales et politiques, Jonathan Mbondo Mutamba et Jean-David Pantet Tshibamba.   L’EPFL a refusé le premier événement sous prétexte que la position défendue n’était pas assez “équilibrée”, selon l’association et que l’événement ne respectait pas les statuts d’Unipoly qui vise à “promouvoir l’écologie solidaire”1 et ceux de Polyquity. Cependant, malgré des propositions de modifications et la proposition du titre d’événement : “Écocide et droit international: rôle des universités et moyens de pression” et dont le retrait de Polyquity dans l’organisation de l’événement, l’EPFL semble avoir maintenu sa décision. Concernant l’événement sur l’extractivisme en RDC,... --- - Catégories: Interview, Politiques, Société - Auteurs/autrices: Naël D. « Le Congo aux Congolais ! » : clame la foule à Place des Pionnières de Lausanne le vendredi 28 février en début d’après-midi. Augustin Mukamba, coordinateur de RDCongo Swiss Diaspora y prononce un discours avant de lancer la marche d’une soixantaine de personnes en direction de la place Saint-Laurent. Augustin Mukamba dénonce les meurtres, le viol des femmes, l’exploitation des enfants dans les mines, liés aux ressources minérales convoitées du Congo: “Nous savons que si l’Occident nous attaque via le régime de Kagame, c’est à cause de nos minerais. ” Le régime de Kagame du Rwanda soutient notamment le M23, un groupe armé actif dans la région du Nord-Kivu, responsable d’un grand nombre de massacres sur civils.   Avant d’insister sur la responsabilité dans notre mode de consommation:. : “Ici les gens ont la joie d’avoir des téléphones et internet. On ne se pose pas la question du prix payé pour ces derniers : Les Congolais ici disent non aux sacrifices de sang congolais. ” “Un Congo déstabilisé, c’est l’Afrique et la planète déstabilisées. N’oublions pas que le Congo garde une partie de la planète à travers la forêt équatoriale. Quand le couloir vert est touché, c’est la planète entière qui est touchée. ”  Pancarte lors du rassemblement Enfin, c'est surtout un appel pour la paix qu’il passe à Lausanne. Une revendication importante doit passer par la traçabilité claire des minerais comme par exemples le coltan et l’or — insiste le rassemblement. Lors d’un entretien avec Le Canard Huppé,... --- - Catégories: Campus, Reportage - Auteurs/autrices: Lo Piguet “Ils ne voulaient pas faire la promo d’un truc qu’ils allaient détruire par la suite”Tom, membre du collectif de la ferme de Bassenges On y trouve des légumes, des ânes et en face se tient une ferme. La ferme de Bassenges, adossée à la colline d’Écublens, se situe sur les parcelles les plus au nord du campus, et est depuis début 2020 fièrement occupée par un collectif de jeunes agriculteur·ices. Iels y ont vu un lieu fertile à la création d’un projet agronomique low-tech et durable. D’abord soutenu par l’EPFL - propriétaire des parcelles - ainsi que le fruit d’une mise à concours tel que prévu par le droit suisse1, le projet est désormais menacé par les tendances expansionnistes d’une institution qui ne semble soudainement plus très intéressée par la durabilité. En effet, au printemps 2024, l’EPFL fait une présentation lacunaire de son nouveau projet de “réhabilitation” de cette ferme historique du XVIIIe ; au profit d’un nouveau centre de mathématiques.   L’annonce du projet vient compromettre le renouvellement du bail agricole en janvier 2025, pourtant promis par les initiateur. ices du projet et émerge à un moment peu opportun pour l’école: celui du changement de présidence. Que se cache-t-il derrière ce projet de rénovation clinquant, à l’aube des fortes coupes budgétaires de la Confédération ? Que reste-t-il des promesses institutionnelles portées par la vague verte de 2019 ? Reportage. Contexte À l’origine du projet de ferme péri-urbaine se trouve une collaboration des membres de l’ancienne équipe de la Vice-Présidence... --- - Catégories: Campus, Edito, Politiques - Auteurs/autrices: Anonyme Selon Martin Heidegger, l’homme est son propre fondement1. Que penser alors de celui qui décrivit si bien le renflement brun2 dans son roman érotique Fugue Américaine3 ? Aujourd’hui, le trou dilaté n’est plus en face de Horowitz, mais dans les comptes publics français; la fugue n’est point américaine, mais helvétique; l’œuvre d’un autre mæstro, de la finance cette fois : Bruno Le Maire. Fils d’un cadre exécutif de Total, le petit Bruno est scolarisé au lycée privé catholique Saint-Louis-De-Gonzague, dans le très huppé 16e arrondissement de Paris, établissement dont sa mère est la directrice4. Quel plus noble endroit que l’école pour développer son amour de la littérature? Bercy, peut-être? Ah! Stanislas, St-Louis-De- Gonzague, Ste-Geneviève et tant d’autres pointures! Noms fleuris de lycées à cul-bénis qui croulent sous l’argent public : tradition séculaire des hussards de cette école dite ”libre” tonnant vents et marées pour l’interdiction de l’abaya le jeudi, au nom de la neutralité scolaire, défendant le poisson le vendredi et évitant les cours d’éducation sexuelle, au nom des valeurs de la fille aînée de l’Eglise. La laïcité française, tout comme sa littérature, est décidément le royaume de l’ambigu ; d’une religion à l'autre, Savary. Après des études brillantes Rue d’Ulm5, notamment une licence d’allemand pour pouvoir communiquer avec les cadres de la banque de France, il est reçu premier à l’agrégation de lettres modernes. La suite à SciencesPo, puis l’ENA sera un peu moins brillante (litote) : 20ème sortant6, même pas de quoi intégrer les grands corps... La paille... --- - Catégories: Analyse, Féminismes, Politiques, Société - Auteurs/autrices: Ayla Rossboth, Polyquity L’absurde controverse MM. Trump, Musk ainsi que Mmes Rowling et Stern vilipendaient dans un désastreux chœur la présence d'un homme en compétition de boxe féminine aux JOs (Jeux Olympiques). S'agit-il de Hergie Bacyadan1, boxeur philippin, homme transgenre n'ayant pas encore commencé la prise d’hormones ? Non ! Imane Khelif, une femme cisgenre et algérienne, désormais médaillée d'or des moins de 66 kg, est l’objet de la controverse.   Quel est son crime ? Être “trop masculine” et avoir remporté la victoire sur son adversaire italienne en 40 secondes seulement. Cette polémique est idiote. Les faits, qui tiennent en deux mots, la démentent. Répugnante est non seulement la méthode de cyberharcèlement qui vise lâchement Imane Khelif, mais aussi l'acharnement des calomniateurs. L’adversaire hongroise de Mme Khelif a sauté sur l'occasion en la représentant tel un gigantesque démon plus musclé encore que des Schwarzenneger par voie d'une image générée par IA2. Le contexte politique L’absurde controverse prend lieu dans un contexte de panique morale contre les femmes transgenres dans le sport. Au centre, une peur que des hommes s'introduiraient dans les compétitions sportives féminines afin d'y blesser et voler la vedette aux femmes. Mais y a-t-il réellement besoin de faire une transition médicale—stigmatisée, parfois chère et difficile d'accès—pour qu'un homme fasse les deux impunément ? Ce discours omet la réalité biologique (pas mal pour celleux qui s’en prétendent disciples ! ) des transitions féminisantes : elles modifient la structure des muscles. Les femmes transgenres disent sentir une grande différence au bout de... --- - Catégories: Analyse, Palestine, Société - Auteurs/autrices: Comité de rédaction du Canard Huppé Analyse du traitement médiatique des mouvements étudiants pro-palestiniens suisses par le 19h30. Le 19h30 de la RTS, anciennement nommé "Le Téléjournal", est le principal journal d’information en Romandie. Avec plusieurs centaines de milliers d’auditeur⸱ices et une certaine légitimité accordée à l’échelle nationale, le journal devient capable de diriger les mentalités en Suisse romande et exerce donc une influence politique considérable. C’est pourquoi nous avons décidé de nous atteler à l’analyse du traitement médiatique de l’émission sur les mobilisations étudiantes pro-palestiniennes en Suisse. Un traitement qui, comme nous le développerons, a péché et a participé à la construction de l’image d’un mouvement violent et "radicalisé" pour lequel une réponse autoritaire est la seule solution envisageable et légitime. La meute La majorité des sujets qui ont eu trait aux mobilisations pro-palestiniennes dans les universités suisses ont été présentés dans les éditions animées par Jennifer Covo et Philipe Revaz, deux journalistes phares de la première chaîne de télévision romande. Iels mèneront de nombreuses interviews et introduiront les sujets d’autres membres de la rédaction. La genevoise qui s’est formée au journalisme à Léman Bleu a rejoint la RTS en 2010. Dans une interview à L’illustré, Jennifer Covo se confie ne pas se vouloir être inquisitrice, ne plus souhaiter pratiquer le journalisme politique1. Philipe Revaz, ancien correspondant à Washington pour la politique américaine, devient présentateur en 2019. Il a notamment fait récemment parler de lui pour son interview qualifié d’une "honte pour le journalisme suisse" par l’association Palestine de l’UNIL du photojournaliste palestinien Motaz Azaiza... --- - Catégories: Politiques, Reportage - Auteurs/autrices: Esma Boudemagh À l’occasion de la manifestation anniversaire du traité de Lausanne le samedi 27 juillet 2024, nous re-publions ici en version modifiée un article de la délégation lausannoise qui s’est rendue au Kurdistan durant les dernières élections locales au printemps 2024. Le traité de Lausanne, qu'est-ce que c'est ? C’est un traité signé par les puissances coloniales et l’empire ottoman en 1923 au palais de Rumine de Lausanne qui consacre le territoire de la Turquie moderne et l'épuration ethnique des peuples minoritaires. Ce traité s’oppose au précédent traité de Sèvres 1920, jamais appliqué, qui donnait aux Kurdes et aux autres peuples minoritaires de la région des territoires autonomes. Une manifestation « Contre le traité de Lausanne et le génocide des peuples du Kurdistan et du Moyen-Orient » partira le samedi 27 juillet 2024 de la place Saint François (Lausanne) : Rassemblement dès 13 h. Tout le monde est bienvenu. Retour sur notre délégation au Kurdistan Les élections locales du 31 mars en Turquie ont été un camouflet pour Erdogan. Invité·e·s par le parti de gauche kurde DEM (ex-HDP), nous étions sur place au Kurdistan avec plus de 120 camarades européen·ne·s pour observer le processus électoral et rencontrer les camarades kurdes en lutte. Devenu expert·e·s à contrer les manœuvres de triche électorale de l’AKP, le parti du président Erdogan, le DEM invite depuis une dizaine d’années des observateur·ice·s d’organisations européennes afin d’observer les élections. C’est une façon pour le parti de mettre sous pression les officiels locaux et de garantir, en Europe,... --- - Catégories: Campus, Interview, Reportage, Vidéo - Auteurs/autrices: Comité de rédaction du Canard Huppé Nous avons rencontré deux militants de la campagne Plant-Based Universities. Née en Angleterre, cette initiative vise à pousser pour une alimentation végétale et abordable. https://youtu. be/XdWoT7AcIhQ Les militants de la campagne à l'EPFL font signer une lettre ouverte en soutien à la campagne. Celle-ci est disponible ici. Crédit image: Plant-Based University - Press kit --- - Catégories: Interview, Reportage, Société, Vidéo - Auteurs/autrices: Comité de rédaction du Canard Huppé Le comité de rédaction du Canard Huppé a rendu visite aux militantes antiracistes présent pour le procès en appel des six policiers impliqués dans le mort de Mike Ben Peter à Lausanne le 18 février 2018 Partie 1 https://youtu. be/8y4MtIebheE Partie 2 https://youtu. be/BVXkVzP_AxI --- - Catégories: Campus, Interview, Reportage, Vidéo - Auteurs/autrices: Comité de rédaction du Canard Huppé Nous étions sur place, ce 28 juin, avec l'importante mobilisation pour sauvegarder un symbole fort du campus. Alors que l'EPFL ne recule pas face aux 8'000 signatures de la pétition pour sauver la ferme. La remise de la signature était un moment convivial avec étudiant·es et employé·es de l'école, ainsi que de nombreux habitant·es d'Ecublens. L'EPFL souhaite transformer les bâtiments en un "centre de mathématiques", pouvant accueillir doctorant·es et chercheur·euses. Le coût total du projet de rénovation mettant le collectif d'agriculteur·ices à la rue est de 10 millions de francs * . * https://www. epfl. ch/campus/visitors/fr/batiments/projet-de-centre-bernoulli-a-bassenges/ --- - Catégories: Billet, Palestine, Politiques, Société - Auteurs/autrices: Naël D. TSEDEK! est un collectif juif décolonial français. Publié en mai sur leur site, nous vous proposons avec leur autorisation cet article du collectif en lien avec les rhétoriques qui opèrent aujourd’hui aussi sur notre campus. Depuis trois semaines, le mouvement de solidarité avec la Palestine face au génocide à Gaza a trouvé un nouveau souffle au sein des universités et sur les campus, d’abord aux États-Unis et désormais en Europe. Sciences Po est occupé depuis le 24 avril, et le mouvement s’est étendu aujourd’hui dans plusieurs universités françaises. Ces mobilisations, violemment réprimées par les forces de l’ordre des deux côtés de l’Atlantique, sont accusées de contribuer à une “dérive antisémite. ” Mais qu’en est-il réellement ? Insécurité ou malaise ? Lors d’une projection du film Israelism organisée par Tsedek! le 1er avril, les réalisateurs du documentaire sur les mouvements juifs américains contre l’apartheid et l’occupation israélienne expliquent : “être mal à l’aise, ce n’est pas la même chose que de ressentir de l’insécurité”. C’est leur réponse aux Juif·ves américain·es qui perçoivent dans le mouvement de solidarité avec la Palestine une violence intrinsèque contre les Juifs et les Juives, et qui appellent à la répression de ces mobilisations, notamment sur les campus. Une répression présentée comme nécessaire pour assurer la sécurité des étudiant·es juif·ves. Pourtant, pour les réalisateurs Erin Axelman et Sam Eilertsen, les Juif·ves ne sont pas réellement en danger sur les campus – en revanche, s’iels mettent en avant des opinions pro-Israël, ils et elles risquent effectivement d’être mal... --- - Catégories: Analyse, Divers, Féminismes - Auteurs/autrices: Eloïse, lou-d Illustrations : Lou D. Pourquoi parler de genre et militantisme ?   “Alors les copains à quand la grande discussion politique sur la place, la condition, l'oppression des femmes dans la société et aux Amis de la Terre ? ” écrivait une militante des Amis de la Terre, première grande association écologiste française en 1979. Quarante-quatre années de luttes écologistes et féministes plus tard, nous posons la question à nouveau.   Cet article fut rédigé suite à une autoformation sur les dynamiques de genre dans le militantisme que nous avons organisée en tant que co-responsable politique et coprésidente du comité Unipoly en 2022-2023. Il nous paraissait important d’aborder ce sujet spécifique car dans nos activités militantes et associatives respectives, nous avions toutes deux fait l’expérience (et continuons de le faire) de la persistance de relations de domination sur la base du genre, et ce dans des milieux prônant le féminisme. Unipoly, au même titre que toute autre organisation n’y fait pas exception. Si le présent article n’a pas vocation à faire office de témoignage de nos expériences individuelles, il s’attachera néanmoins à apporter un cadre théorique sur la manière dont ces relations opèrent à un niveau systémique. Car nous sommes convaincues que politiser ces formes d’oppressions au-delà de nos expériences individuelles représente une première étape nécessaire dans la lutte pour l’émancipation.   L’adhésion à la cause féministe d’une organisation militante n’est pas suffisante pour faire obstacle à la domination masculine qui n’est souvent pas prise en charge par ces organisations,... --- - Catégories: Campus, Palestine, Politiques, Reportage - Auteurs/autrices: Comité de rédaction du Canard Huppé Mardi 7 mai à 18h15 a eu lieu l’AG et l’AGEPoly. Après une journée marquée par l’occupation pour la paix en Palestine du hall de SG, l'affluence est telle que la séance n’a pas commencé avant 19h50, le temps de trouver une solution pour pallier au manque de places du CO3: une rediffusion en direct a donc été mise en place en CO2. Au départ, c’est environ 300 étudiant·x·e·s qui se sont réuni·x·e·s en particulier pour discuter du point 6 concernant la prise de position de l'Agep par rapport à celle de l’EPFL sur la situation à Gaza. Mise en contexte et déroulé des débats. Note de la rédaction : compte tenu de la vitesse de la parole et de la longueur des débats, il n’est jamais possible d’avoir des citations exactes de ce qui s’y est dit. Certains amendements ne figurent pas dans ce résumé déjà trop long. Tous les propos sont rapportés, aucun n’engage l’avis des journalistes.   “Distanciation de la prise de position unilatérale de l’EPFL sur la situation à Gaza” C’est sous cette forme que le point figurait au PV de l’AG. Présenté par un étudiant de l’AGEPoly, ce point concernait initialement l'absence de mention des victimes palestiniennes depuis l’attaque du 7 Octobre. Sondage aux CERES, rencontre délégué-direction, etc. , l’AGEPoly aurait utilisé tous ses leviers pour atteindre la direction. Depuis la déposition du point, la rencontre délégué-direction a eu lieu, et l’étudiant souhaite d’abord relever ce qui va bien : la direction a quand même... --- - Catégories: Campus, Palestine, Reportage - Auteurs/autrices: Comité de rédaction du Canard Huppé Mardi 7 mai, de 11h45 à 18h, un collectif d’étudiant⸱x⸱e⸱s a occupé le hall du SG. Entre négociations avec la direction, verrouillage du bâtiment par des securitas et arrivée des flics, compte rendu chronologique de l’occupation. Investiture du hall SG À 11h45, une vingtaine de personnes investissent le hall du bâtiment SG. Ils apportent avec eux des enceintes, un micro, de la nourriture et des revendications qui seront amendées et votées lors de l’AG de l’occupation. Certains médias, prévenus en amont, sont déjà présents. Des chants commencent: “Viva Viva Palestine”, “Free Free Palestina”, “Israël Criminel, EPFL Complice”. Deux personnes prennent la parole à tour de rôle, en français puis en anglais, afin d’annoncer qu’une occupation pacifiste va débuter pour dénoncer le positionnement de l’EPFL sur la tragédie en cours à Gaza. En même temps, des étudiant⸱x⸱e⸱s s’affairent à transformer le lieu au moyen de tentes et de poufs, gradins et canapés. Le début de l’occupation est alors communiqué sur Télégram et de plus en plus d’étudiant⸱x⸱e⸱s rejoignent le hall. On apprend que l’EPFL a aussi été informée de l’occupation, cependant la direction ne semble pas donner signe de vie. Blocage du bâtiment À 12h15, des securitas commencent à bloquer les entrées du bâtiment. D’abord l’ouverture principale, puis le restaurant et les accès aux balcons. De l’intérieur, on entend l’angoissant tintement des chaînes qui verrouillent les portes. Alors que les employé⸱x⸱e⸱s de l’école tentent de fermer les portes du dernier étage, des étudiant⸱x⸱e⸱s s’asseyent spontanément entre les deux battants et refusent... --- - Catégories: Campus, Palestine, Politiques, Reportage - Auteurs/autrices: Comité de rédaction du Canard Huppé Aujourd’hui un collectif à l’université de Lausanne à appelé à l’occupation du bâtiment de Geopolis sur le campus de l’UNIL. À la suite de nombreuses mobilisations dans les universités américaines et françaises, le collectif qui a demaré son occupation pacifique à 16h30 appelle à rejoindre le mouvement international estudiantin, remettant en question la politique suisse et universitaire complice avec l’état d’apartheid Israélien. Il demande donc un cessez-le-feu immédiat et le boycott universitaire des institutions israéliennes. L’EPFL est particulièrement pointée du doigt par le collectif pour ses collaborations avec l’université Israélienne Technion * . Celle-ci a par exemple développé des armes pour l’armée de Tsahal. Pour ce qui est de l’Université de Lausanne, le collectif réclame l’élaboration d’une liste des collaborations en cours avec des institutions israéliennes afin de les interrompre immédiatement et ce jusqu’à ce qu’Israël respecte le cessez-le-feu permanent, le droit international et mette fin à l’apartheid; une politique proactive d’accueil et de soutien envers les étudiant·xes et chercheur·xeuses palestinien·xnes, comme cela avait été mis en place suite à l’invasion de l’Ukraine par l’armée russe; une prise de position ferme dénonçant la destruction des université et le meurte des chercheur. xeuse et des étudiant. xes gazaouies. Cette situation n’est plus tolérable selon elleux et il n’est plus possible de se rendre complice en gardant le silence.   Plus généralement, le collectif exige un cessez-le-feu immédiat et permanent sur tout le territoire palestinien; l’accès à l’aide humanitaire et le rétablissement des financements de l’UNRWA (United Nation Relief and Work Agency... --- - Catégories: Billet, Politiques, Société, Thématiques - Auteurs/autrices: Comité de rédaction du Canard Huppé En l’occasion de la journée internationale des travailleur·euse·s du 1er mai, SUD étudiant·e·s et précaires invite les personnes en formation à se mobiliser dans la rue. Dans leur tract rédigé en l’occasion * , le syndicat insiste sur la question de la reproduction de force de travail inhérente à la formation. Étant donné qu’études, stages et apprentissages riment avec travail, cette journée de lutte nous appartient aussi. Pourquoi inclure les personnes en formation? Inclure la formation et les études dans la lutte pour les meilleures conditions de travail vient d’un constat que de nombreuses activités non salariées et non rémunérées restent essentielles au bon fonctionnement d’une société. Par exemple, les secteurs du care (faire le ménage, s’occuper d’enfants) et associatif (faire du bénévolat, s’investir dans un collectif militant ou un syndicat) contribuent à la reproduction de la force de travail † , mais sont principalement basées sur le bénévolat. De la même manière, sans formation ni apprentissage, il n’y aurait pas de personnes qualifiées pour travailler. En ce sens, se former permet de renouveler la main-d’œuvre globale et participe à la reproduction de la force de travail. Donc, au-delà de garantir à des individus des conditions de vie sécurisées, il y a une véritable légitimité dans la progression des droits des personnes en formations car ces dernières sont des futures travailleuses. Trois revendications Trois revendications sont mises en exergue dans le cadre de cette manifestation. Premièrement, indexation intégrale et automatique des prestations sociales (bourses, PC, RI, AI, etc. ). Ces... --- - Catégories: Billet, Campus - Auteurs/autrices: Esma Boudemagh In November 2018, I was proud to have my film, The Truth: Lost at Sea, officially selected at the Palestine Filmer C’est Exister festival, and be invited as a guest of honor there. I remember many amazing students I met as well, who were volunteering at the festival. So I was happy to hear that a screening was to be jointly organized between EPFL students and PFC’E, only to be unfortunately cancelled by the university administration shortly thereafter. It is outrageous, to say the least, that my film screening was cancelled at a university in particular, especially considering that universities are supposed to be the beacons of free ideas, thinking and debate, and platforms for freedom of expression. And it is indeed ironic, that my film especially was censored, since my film talks about propaganda. Propaganda, in its broadest sense, is the prevention of the truth from reaching the people, whether this happens through outright lies or censorship. So the truth here was lost, deliberately lost, and not at sea this time, but rather shamefully in the halls of the university’s administration. This is also something that the heroic Palestinians of Gaza have uncovered to the world: They have exposed the lies of Western politicians and powers who always claim to uphold values of human rights. Their masks have fallen forever. The Western powers and governments have never upheld the value of human rights for Palestinians or many others. These so-called “universal rights” are reserved only for certain groups of... --- - Catégories: Analyse, Politiques, Société - Auteurs/autrices: Esma Boudemagh Cet article a été rédigé dans le cadre de la SHS "La dimension sociale de la durabilité" en 2023. Certains éléments mentionnés ont connu des développements. A Neuchâtel, Fribourg, Vaud, et finalement Genève, un même sujet est à l’agenda de la gauche radicale : la gratuité des transports publics. L’idée n’est pas nouvelle, mais des voix s’élèvent à nouveau, mesurant l’urgence de la situation : des mesures concrètes, de grande ampleur et rapides seraient nécessaires afin de faire face aux défis climatiques imminents. Dans ces quatre cantons, des initiatives populaires sont lancées et aboutissent avec succès. Puis, coup de tonnerre. En mai 2022, le conseil d’Etat fribourgeois, et ensuite le Grand Conseil, invalident l’initiative cantonale « Pour la gratuité des transports publics gratuits ». Décision qui sera confirmée presque un an plus tard par le Tribunal Fédéral, enterrant non seulement le texte fribourgeois, mais également ceux des autres cantons romands. Ce refus de proposer le projet en votation populaire est justifiée par l’article constitutionnel 81a alinéa 2, stipulant que « les prix payés par les usagers des transports publics couvrent une part appropriée des coûts ». Nous n’allons pas nous attarder sur la validité de cette argumentation, mais plutôt examiner des cas pratiques de gratuité ou gratuité partielle des transports en commun qui ont eu lieu à l’étranger. Ce faisant, nous examinerons également les similitudes et divergences entre ces cas concrets et la Suisse, afin de pouvoir mieux nous imaginer à quoi ressemblerait un tel projet chez nous et les... --- - Catégories: Billet, Campus, Palestine - Auteurs/autrices: Comité de rédaction du Canard Huppé Message du comité de rédaction: L’EPFL ayant fait valoir leur droit de réponse, vous trouverez la position de l’institution en fin d’article. Nous ne sommes légalement pas en mesure de le commenter malgré des éléments potentiellement pas factuels. Sur le campus, on ne parle pas de la Palestine. Telle est la décision de l’administration qui décide de censurer un événement du Canard Huppé. Cette fin de semaine, le comité de rédaction du journal a reçu un mail indiquant que la projection du documentaire primé, “The Truth, Lost at Sea”, préalablement validée par le service événement de l'École et par la police du commerce, ne devait pas avoir lieu. Ironiquement, le film du journaliste et défenseur des droits humains, Rifat Audeh, traite de la disparité du traitement médiatique des événements relatifs à l’attaque israélienne de la Freedom Flotilla, ayant eu lieu en 2010, de la censure et de la désinformation autour de cette crise internationale. Un documentaire de terrain qui permettait d’analyser le discours médiatique Le documentaire met en contraste des images des événements, narrées par un survivant de l’opération humanitaire ayant vu dix personnes tuées par l’armée israélienne, avec la vision médiatique occidentale, illustrant la distance considérable entre ce qui se passe sur le terrain et ce qui est présenté sur les chaînes d’info. Il est donc question de censure, de liberté d’expression, et de lutte contre la désinformation. Les images du documentaire sont rares, la majorité ayant été supprimée par les forces israéliennes au cours de l’attaque. Seule l'ingéniosité de... --- - Catégories: Campus, Palestine, Politiques, Reportage - Auteurs/autrices: Comité de rédaction du Canard Huppé Le siège de Gaza par l'État israélien suscite une polarisation croissante à l’EPFL. L’administration reste droit dans ses bottes en continuant d'honorer ses partenariats dans l'état d'apartheid et en refusant de revoir sa position. En réponse à ce refus de reconnaître le génocide en cours, les étudiant·xes se mobilisent. Iels répondent présent·xes aux manifestations, exprimment leur solidarité au peuple palestinien par des stickers sur les murs, de nombreux messages sur les réseaux sociaux de l’école, des discussions et des formations. Les keffiyehs, signe de soutien, sont de plus en plus visible autour du cou des étudiant·xes. Ces derniers mois, les esprits s'aiguisent. En février nous avions déjà couvert les liens entre notre institution et un fabricant d'armes pour l'État d'Israël. Alors que précédemment, beaucoup se complaisaient dans l'incompréhension du contexte colonial de "la situation au proche-orient", rares sont maintenant celleux qui ne réclament pas la fin du génocide en cours. Face à l'horreur des images diffusées en direct sur les réseaux sociaux, les discours occidentaux présents dans les médias en continu et la presse romande semblent impuissants. La prise de conscience que la population palestinienne vit sous un régime d'apartheid et que le conflit ne date pas d'hier mais remonte au moins à la Nakba * de 1948 est devenue commune y compris au sein de la communauté étudiante. Pourtant, un discours de soutien à l’État israélien persiste. Moins fréquent, il instrumentalise l’attaque du Hamas du 7 octobre pour réduire au silence les voix qui s’élèvent en solidarité avec un... --- - Catégories: Billet, Economies, Société - Auteurs/autrices: Comité de rédaction du Canard Huppé Chaque année, le Financial Times Commodities Global Summit rassemble la crème de la crème des entreprises de négoce, des milieux financiers et des banques au Beau-Rivage Palace à Lausanne. Cette année, du 8 au 10 avril, il y en aura pour tous les goûts... Pour la finance: des géants de la finance tels que la Banque de Chine ou encore Citigroup, en bonne partie responsable de la crise financière de 2007. Pour le secteur du pétrole, seront présents: Shell (qui avait connaissance deseffets des combustibles fossiles sur le réchauffement climatique depuis 1970 mais qui avait décidé de se taire * ) Vitol (experte suisse du pot-de-vin † , épinglée récemment au Brésil et aux Etats-Unis), mais aussi BP, Chevron... Si vous êtes old-school et préférez le charbon, vous y trouverez aussi votre bonheur avec des firmes tel que Xchoal, experte en « marketing et logistique du charbon » ou des sociétés minières tel que Brazil Iron Ltd ou Yieldpoint. Pour compenser votre bilan carbone, n’oubliez cependant pas de faire un détour par Terra Natural Capital qui saura vous vendre des crédits carbone à des prix battant tous les records. En tout, des représentant. es de plus de 210 entreprises se retrouveront pour parler business, pour une soirée qu’on espère grandiose, au vu du ticket d’entrée à 5000 Euro. Comment s’organise la résistance ? Pour dénoncer l’exploitation de ces milieux du Sud-Global, un contre-sommet, celui-ci organisé par des associations locales, aura lieu du 6 au 7 Avril. Les organisateur·iceses dénoncent la... --- - Catégories: Divers, Palestine - Auteurs/autrices: Esma Boudemagh Cet article est un extrait du livre: "Towers of Ivory and Steel: How Israeli Universities Deny Palestinian Freedom" de Maya Wind. Ce passage est sorti dans le journal new-yorkais Jacobin que nous reproduisons aujourd'hui en français. C'est avec l'autorisation de Maya Wind et du journal Jacobin que nous avons le plaisir de vous proposer cet extrait. Les opposant·xes au boycott académique des universités israéliennes prétendent que ces dernières sont des havres de paix et de liberté. En réalité, elles apportent un soutien vital au système d'apartheid israélien et sont complices de la répression violente de la recherche palestinienne. Dans sa guerre génocidaire actuelle contre la bande de Gaza, Israël a détruit toutes les universités palestiniennes de l'enclave par des frappes aériennes ou des explosions contrôlées. Les laboratoires de médecine et d'ingénierie, les tribunaux d'entraînement des facultés de droit, les salles de réunion et de remise des diplômes, les riches collections de livres, d'œuvres d'art, d'archives et d'objets archéologiques ont toutes été complètement anéanties. Des décennies de vie universitaire et politique des étudiant·xes palestinien·xnes ont été instantanément balayées. Cette guerre contre l'éducation palestinienne, que Karma Nabulsi * a appelée "scholasticide", est au cœur du génocide des Palestinien·xes perpétré par Israël. Cette guerre ne date pas d'aujourd'hui. Elle est menée depuis soixante-quinze ans. Pour bien comprendre comment cette guerre a été menée, nous ne pouvons pas nous contenter de regarder du côté de l'armée et des industries militaires israéliennes, ni du côté du gouvernement d'extrême-droite en place en Israël. Nous devons également... --- - Catégories: Analyse, Société - Auteurs/autrices: Lo Piguet Le 15 mars 2023, la police genevoise arrête Jeremy* (nom d’emprunt), perquisitionné fermement à son domicile, puis incarcéré le jour suivant à Champ-Dollon. Le motif de l’arrestation reste nébuleux aux yeux des proches, mais le ministère public le soupçonne d’avoir participé à une “opération de sabotage” chez le cimentier écocidaire Holcim - et le place rapidement en détention provisoire renouvelable. Le calvaire dure jusqu’à juin dernier, la chambre pénale de recours ayant rejeté les maintes demandes de remises en liberté, et ce malgré la forte mobilisation et la visibilisation de l’affaire. Le 26 mai 2021, trois jeunes militants vaudois reçoivent une visite musclée de la Fedpol, suivie de mandats de comparution venant du ministère public - ils sont ensuite poursuivis pour “provocation et incitation à la grève militaire”. Après deux ans de procédures judiciaires et plusieurs interpellations de conseiller. ères nationales, ils sont enfin acquittés par le tribunal de Bellinzone en octobre dernier. Alors que la crise climatique ne fait que s’empirer et que pousse aux quatres coins de l’Europe une fièvre fascisante, notre gouvernement semble en effet plus préoccupé par museler les efforts militants de la jeunesse. Dans un État aux tendances policières et coercitives, le droit devient un outil de brutalisation supplémentaire, et est la clé de voûte de la violence institutionnelle et administrative à la suisse. Désobéissance et eco-gouache Imaginons, vous êtes en manif, et après quelques slogans bien énervés, quelqu’un. e vous tend une bouteille de gouache rouge vif et vous vous joignez à la ferveur... --- - Catégories: Analyse, Campus, Palestine, Politiques - Auteurs/autrices: Anonyme This text was written for the SHS: "Moyen-Orient, enjeux contemporains" Throughout history, the youth has been a major driver of collective awareness and socio-political change in times of crisis of all nature. Whether we go back to 1942, when the White Rose, a collective of medical students in Munich called out the Jewish genocide through leaflets and graffitis 1 , or later in 1976, The Soweto Uprising in South Africa, when thousands of students marched for equal education leading to the international condemnation of the apartheid system 2 , or even in 2018 with The Global Climate Strikes demanding concrete political measurements regarding climate change prevention 3 . These examples show that activism is a natural response of students (more broadly, the youth) witnessing social injustice and inequality, who are willing to strive for change but are faced with political indiference or complicity. In this essay, we will show that the students' and scholars’ pro-Palestinian activism in the West follows the heritage of academic activism, and how its censorship by academic institutions is an echo of the restriction of academic freedom. For the sake of structure, we will first define academic freedom and the debate around its selective restriction regarding Palestinian studies and activism, compared to other geopolitical events. Secondly, we will give the context of the pro-Palestinian academic activism in Lausanne in response to the October 2023 events. Selective Restriction of Academic Freedom  Academic freedom refers to the principle that scholars, educators, and students have the right to pursue,... --- - Catégories: Reportage, Société - Auteurs/autrices: Esma Boudemagh Samedi 24 février, quelque 300 manifestant·es se sont retrouvé·es à la Place du 14 juin pour s'opposer à l’expulsion des 80 Roms habitant la Borde 47, prévue le 1er mars. Malgré les promesses de renforcer le dispositif d’hébergement d’urgence et de sortir de la logique saisonnière, les habitant·xes de la Borde risquent de se retrouver à la rue. “J’ai froid”, “J’ai besoin d’un toit pour mes enfants”... En tête de cortège, des enfants et des adultes Roms avancent d’un pas déterminé en tenant de multiples banderoles et pancartes témoignant de la nécessité de la suspension de l’expulsion prévue 6 jours plus tard. “6, 5, 4, 3, 2, 1, et 1000 nuits de plus”. Ce slogan est scandé avec les centaines de personnes qui se sont jointes aux Roms qui revendiquent leur droit de continuer à vivre à la Borde 47. Ce bâtiment qui était autrefois mis à disposition par la Ville est actuellement occupé par des Roms qui n’ont eu d’autre choix que de le squatter pour ne pas se retrouver à la rue. Les personnes qui y vivent sont pour la grande majorité des familles avec des enfants scolarisés, certains adultes occupant des emplois précaires, illégaux, fatigants et leur rapportant peu. Un autre slogan figurant sur les pancartes et les banderoles, nous appelle à “faire connaissance avec les familles roms de Lausanne”. A Lausanne, les Roms font partie de la population la plus stigmatisée victime de racisme. On entend cependant très peu parler de leur situation alors qu’iels sont... --- - Catégories: Analyse, Campus, Féminismes - Auteurs/autrices: Naël D. En 2020, Polyquity lance le projet Paye ton EPFL dans le but, entre autres, d’offrir un espace de parole aux victimes de harcèlement de tout type sur le campus de l’EPFL et de faire entendre leurs voix. Une grande quantité de témoignages ont afflué et, à ce jour, on en compte presque 300. En 2021, le rapport commandité par l’EPFL confirme les faits : 44% des femmes ont été témoins de discriminations, 43% ont été la cible de commentaires déplacés ou désobligeants et 24% ont été victimes de violences et de harcèlement psychologique. Ce qu’il faut tout d’abord en retenir ce n’est pas seulement que les discriminations, le harcèlement et les agressions sont quotidiennes dans notre école, mais que nombre d’entre elles opèrent notamment au sein de relations hiérarchiques. En effet, on retrouve de nombreux signalements entre professeur·xes et doctorant·xes ou étudiant·xe, entre assistant·xe et étudiant·xe, ou encore coach et coaché·xe * ( Rapport de l’enquête sur le respect 2021). Il est impératif pour nous de saisir les processus à l'origine de cette situation intolérable. Il convient pour cela de réitérer, car c’est encore nécessaire, que les cas d’harcèlement sexuel ne sont pas l’affaire de quelques individus isolés, sortant du lot, mais qu’il y a bel et bien un contexte favorable à l'apparition et à l’impunité des comportements de harcèlement dans nos institutions. De nombreux hommes dans des situations de pouvoir institutionnel utilisent leur position dominante dans les relations hiérarchiques professionnelles (et académiques) pour harceler sans craindre de conséquences (Cleveland,... --- - Catégories: Billet, Campus - Auteurs/autrices: Esma Boudemagh L’Université de Lausanne met souvent en avant d’avoir été la première université suisse à créer un poste de vice-recteur·xice à la durabilité, en 2011 déjà. Benoît Frund, qui occupe ce poste depuis sa création, souligne fréquemment la vision de durabilité forte --- - Catégories: Billet, Campus - Auteurs/autrices: Esma Boudemagh Une promesse attirante pour des coeurs généreux En évoluant avec le privilège de remarquer les souffrances des autres et la possibilité d’agir, on peut se sentir submergé par le sentiment d’urgence et d’incertitude. On peut croire avoir trouvé une solution rassurante et cohérente en réponse à ce sentiment dans l’Altruisme Efficace (AE). Né au début des années 2010, de l’initiative de philosophes d’Oxford, ce mouvement social vise à adopter une démarche scientifiquement analytique afin d’identifier les actions ayant le plus grand impact positif sur le monde. Avec son attrait universaliste et pragmatique, l’AE a eu un essor remarquable, entraînant le flux de milliards de dollars à travers des fonds et engagements philanthropiques pour charités affiliées ou pour nourrir directement le mouvement (Todd ) . On peut trouver sans grande surprise une antenne locale à Lausanne, l’AE peut effectivement résonner chez de jeunes personnes moralement ambitieuses formées dans l’ingénierie telles qu’à l’EPFL (Jollien ) . Sa mission vise à renforcer notre impartialité, à dresser nos pulsions émotives à la raison, pour qu’un esprit empathique fasse preuve d’un discernement d’acier. Aussi, l'AE explique s’ouvrir aux différentes conceptions du bien, et se positionne donc implicitement comme une plateforme centrale de contributions ambitieuses au “bien”( What principles unite effective altruism? ). Un fondement utilitariste de maximisation Cependant, l’AE se conditionne sur un processus évident de maximisation, nécessairement quantifiable, saillant dans les formulations “doing the most good”, ou “most effectively”. On a peine à croire qu’on emploie ici une autre norme décisionnelle que l’utilitarisme (Pearlman... --- - Catégories: Analyse, Campus, Éthique - Auteurs/autrices: Gary Domeniconi L’expérimentation animale est une pratique très courante en sciences de la vie. Dans le cadre de la recherche fondamentale, l’utilité d’un gène peut par exemple être estimée grâce à la production génétique d’animaux mutants ne le possédant pas. Dans le cadre de la recherche appliquée, la vitesse de distribution, la répartition et la toxicité de produits médicamenteux peuvent être évaluées en temps réel dans des animaux vivants. Le plus souvent conduites sur des souris, des rats ou des poissons, ces recherches permettent d’étudier des phénomènes biologiques en conditions les plus proches possibles d’un fonctionnement physiologique complet, là où la recherche sur des cellules ou tissus artificiels ne parviennent pas à reproduire autant de paramètres biologiques présents dans les macroorganismes (système immunitaire, flux sanguin, etc. ). C’est cette proximité avec les conditions physiologiques qui rend ces expériences dites ‘in vivo’ quasi-obligatoires à l’heure actuelle pour quiconque espère que ses résultats soient acceptés pour la publication dans les grandes revues de biologie. Outre l’impact écologique des locaux où ils et elles sont en captivité (chauffage, éclairage, taux constant de CO2, etc. ), l’expérimentation scientifique sur des animaux pose principalement des questions éthiques. Il est en effet désormais absolument clair au sein du monde scientifique que les animaux sont des êtres doués de sensibilité, possédant des émotions, des personnalités différentes, des comportements et une vie sociale, en somme, des êtres possédant de la sentience. Une récente compilation de plus de 200 articles de recherche fournie par l’organisation de recherche Rethink Priorities recense la... --- - Catégories: Billet, Campus, Politiques - Auteurs/autrices: Eloïse, Naël D. UNIL, années 1990.   Le Canton instaure son plan Orchidée II visant à réaliser 230 millions de francs d’économies dans le service public. Coupes budgétaires s’ensuivent, les conséquences s’avèrent désastreuses pour l’UNIL. Les prix des repas augmentent de 4. 50 à 6. 50 CHF en l’espace d’un an, les conditions d’études se dégradent, le taux d’encadrement baisse continuellement, conduisant à un sous-effectif d’enseignant·xes par rapport au nombre d’étudiant·xes notamment en Lettres et en SSP.   Nombreux·ses sont les étudiant·xes qui, directement impacté·xes, s’organisent pour lutter contre la dégradation de leurs conditions d’études. En 1993 plusieurs manifestations se succèdent. Un matin de 1995, des étudiant·xes s’organisent et bloquent la ligne du M1 par des barricades. En 1996, des étudiant·xes occupent le bâtiment Anthropole pendant 3 jours et 3 nuits, la CAP (Cafétéria Autogérée Provisoire) assurant les repas. En avril 1997, ce sont plus de 800 étudiant·xes qui se rassemblent en Assemblée Générale et votent ensemble la grève. Le lundi suivant des piquets de grève se tiennent aux principales entrées du campus, l’Anthropole est presque entièrement bloqué. Chaque jour, de nouvelles Assemblées Générales se tiennent durant lesquelles est votée la reconduction de la grève. Les revendications sont les suivantes : l’arrêt des plans d'austérité à l’UNIL et plus généralement dans le secteur public et parapublic et la création de nouveaux postes d’encadrement, la création de chaires d’enseignement d’économie alternative et d’études féministes pour favoriser un pluralisme des savoirs. Quelques années plus tard, des projets comme la hausse des taxes d’inscription sont enterrés... --- - Catégories: Billet, Campus, Politiques, Société - Auteurs/autrices: Esma Boudemagh Dans son plan d’intention 2021-2026, l’Université de Lausanne met en avant l’acronyme EDI (égalité, diversité, inclusion), notamment pour la diversité de genre sur le campus. Quel état des lieux à ce sujet pour les personnes trans et non-binaires ? Spoiler alert : ça n’avance que très lentement, et pas toujours au bon endroit. Petite mise en contexte. La non-binarité est un terme parapluie sous lequel sont réunis un ensemble d’identités de genre (notamment agenre, genderqueer, genderfluid, trans non-binaire, etc. ), qui ont en commun de n’être ni strictement féminines, ni strictement masculines. Et il est bien ici question d’identité de genre, qui est relative au vécu, et non d’expression de genre, soit la manière de « mettre en scène » son genre dans un contexte donné. Ainsi, une personne non-binaire n’adopte pas nécessairement un style que l’on pourrait qualifier d’androgyne, ni ne change de prénom ou de pronoms. Il est aussi important d’avoir conscience de la violence qui est produite par la norme binaire. À ce sujet, l’exemple des mutilations dont peuvent être victimes les enfants né·xes intersexes – par des procédures de réassignation sexuelle non consenties – est très parlant. Rien ne peut justifier ces atteintes à l’intégrité de jeunes enfants, si ce n’est la nécessité de les « normaliser ». Mais au-delà de ces violences médicales, il est simplement question de la mise à l’écart systématique des personnes hors des catégories strictement féminines ou masculines. Cela s’exprime surtout dans tous ces moments où il est nécessaire de se... --- - Catégories: Divers, Féminismes - Auteurs/autrices: Anonyme TW : Ce texte décrit de manière explicite un viol. J'ai écrit cette lettre à mon violeur ce printemps. Plus le temps passe plus je me rends compte que mon histoire est effrayante de banalité. Agresseurs, violeurs, votre responsabilité ne s’arrête pas à l‘acte que vous avez commis. Il est nécessaire de se poser collectivement la question de notre responsabilité dans ces violences. La culture du viol qui imprègne notre société, à laquelle s’ajoute la passivité des témoins, ont fourni un terrain propice à sa violence. Le manque de solidarité et d‘éducation a contribué à ma souffrance. Il est temps de mettre en place des solutions et la réparation qui nous est due. Je ne sais pas comment adresser cette lettre, j’ai oublié ton nom et ton visage dans la semaine d’après, je pense. J’ai tout fait pour, je voulais sortir ce cauchemar de ma tête, j’ai seulement réussi à en sortir ton nom et ton visage, tout le reste est encore là. En septembre 2019, à l’anniversaire de Noé*, tu m’as violée. En arrivant là-bas, dès le début, on a senti qu’il y avait quelque chose de bizarre. Pour une raison étrange, tu cherchais à me faire boire. Je ne me rappelle plus d’une bonne partie de la soirée, j’avais trop bu. Je me souviens que certains des garçons qui étaient là s’étaient dit qu’ils allaient te garder à l’œil. À un moment, ils sont tous partis ces garçons, on était plus que cinq, j’ai repris conscience et tu... --- - Catégories: Campus, Palestine, Politiques, Reportage - Auteurs/autrices: Comité de rédaction du Canard Huppé Message du comité de rédaction: L'EPFL ayant fait valoir leur droit de réponse, vous trouverez la position de l'institution en fin d'article. Quelques jours après les attaques du 7 octobre, l’EPFL signe un communiqué 1 sur la situation au “Moyen-Orient”. Un communiqué assez commun comme l’ont fait beaucoup d’autres institutions, il y arrive cependant sans mentionner une seule fois le mot “Palestine” ou “Palestinien·xnes”. Dedans, l’ecole prône la « compassion », « la désescalade », « les solutions pacifistes » et invite à l’organisation d’évènements « non-politique, non-religieux en faveur de la paix ». Position ironique quand on sait que l’université est responsable d’avoir formé des ingénieur·xes de l’état israélien et que son soutien technologique a, par extension, probablement contribué au génocide en cours.   Retour sur une affaire pourrie entre Israël et l’EPFL. « Rafael Armament Development Authority», renommé « Rafael Advanced Defense Systems Ltd. », fut fondé en 1948 durant la Nakba par le gouvernement Israélien 2 . Ce laboratoire, devenu entreprise étatique, vise à développer les outils technologiques nécessaires à la suprématie militaire d’Israël. C’est d’ailleurs elle qui produit aujourd’hui encore de nombreux outils de l’armée Israélienne comme le fameux Iron Dome et de nombreux types de missiles. Sonia Arnal, journaliste à l’Hebdo 3 révèle en 2003, alors que Israel venait de hisser « le mur d’apartheid », séparant les habitant·xes de Cisjordanie de celleux d’Israël, l’existence d’une enquête pénale contre l’EPFL pour transferts illégaux de technologies. A l'origine c’est un contrat entre Rafael et un laboratoire... --- - Catégories: Campus, Divers, Interview - Auteurs/autrices: Esma Boudemagh En Suisse aussi, la précarité existe En Suisse, il est facile d’oublier que de nombreuses personnes sont précaires. Pas dans le sens de la pauvreté qui survient de temps en temps en fin de mois, qui nous fait nous dire « qu’on a plus de thunes ». Plutôt celle qui fait qu’on hésite à la moindre dépense, car on a peur de la regretter plus tard. Celle qui fait qu’on cache constamment sa situation, par peur d’être jugé·xe. Celle qui oblige à travailler plusieurs heures par semaine en parallèle des cours, souvent dans des boulots précaires, desquels on peut nous jeter du jour au lendemain. Celle qui fait que l’incertitude de parvenir à boucler les fins de mois représente un stress constant. Celle qui fait que manger à la cafétéria, pour celleux qui le peuvent, représente un sacrifice énorme. Cette précarité se retrouve à l’Unil, où de nombreux·ses étudiant·xes font face à des difficultés quotidiennes qui rendent leurs études particulièrement éprouvantes. C’est le cas de Sam, Ellen et Leo, étudiant·xes à l’Unil, qui témoignent dans cet article. D’abord, cette précarité se manifeste dans l’inégalité face au temps alloué aux études. Pouvoir se consacrer à ses études à 100% est un luxe que tout le monde ne peut pas se payer. Bien que certain·xes vivent positivement le fait de travailler, car leur boulot leur plaît et qu’iels pourront mettre cette expérience sur leur CV, près de la moitié des étudiant·xes n’ont pas le choix de travailler pour survivre. « C’est vraiment... --- - Catégories: Campus, Thématiques - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Anonyme Rédigé par l’équipe EcoNews d’oikos Lausanne En septembre 2023, l’assemblée participative, du nom de “Assemblée de la transition”, formée pendant un an et composée d’étudiant. x. es, de chercheur. x. euses, de doctorant. x. es et de personnel administratif et technique, a remis à la direction de l’Université de Lausanne (UNIL) son rapport final de la transition écologique. La transition écologique est un des défis prioritaires auquel l’Université de Lausanne fait face et est considérée comme un des cinq enjeux sociétaux. Le but principal de l’UNIL dans ce contexte est de “ramener les impacts de l’UNIL dans les limites écologiques de la planète tout en assurant les besoins fondamentaux et le bien-être de toutes et tous. ” L’université estime que des changements fondamentaux sont nécessaires pour atteindre la durabilité et rester dans les limites planétaires. En effet, pour le moment, “les activités de l’UNIL dépassent les limites qui garantissent les conditions de vie sur Terre” * . De plus, “si l’UNIL souhaite respecter l’Accord de Paris sur le climat, il est nécessaire qu’elle réduise de 95% ses émissions de CO2” † . Pour atteindre cette transition indispensable vers une université plus durable, l’Assemblée de la transition a formulé, dans son rapport, des mesures dites “ambitieuses” qui prennent la forme de 28 objectifs pour lesquels elle propose 146 pistes d’action. Les mesures se divisent en deux types : des mesures d’efficacité, qui sont décrites comme “plus faciles à mesurer et à quantifier” (et changent peu aux habitudes mais impactent surtout à... --- - Catégories: Billet, Campus, Palestine, Politiques, Société, Thématiques - Auteurs/autrices: Comité de rédaction du Canard Huppé Suite aux attaques meurtrières du Hamas sur des civils israéliens du 7 octobre dernier, l’UNIL et l’EPFL ont toutes deux, à juste titre, pris position pour condamner ces actes1. Depuis, l’Etat d’Israël multiplie les massacres, les bombardements meurtriers, coupe l’approvisionnement en eau, électricité et carburant à Gaza, tuant plus de 6,500 palestinien·ne·s dont 2,700 enfants. Pourtant, face à ces crimes de guerres, rien, aucune réaction2. Inutile bien sûr de mentionner les 70 dernières années de crimes coloniaux perpétués en toute impunité. Inutile encore de mentionner le soutien apporté comparativement par les deux écoles à l’Ukraine lors de l’invasion russe. Mais non, les palestinien·ne·s n’auront droit qu’à l’indifférence. Au milieu de ce silence assourdissant, l’UNIL a tout de même fait le choix d’interdire un tournoi de foot organisé pour apporter une aider humanitaire à Gaza3. Le motif ? L’événement serait de nature “politique”. Ah, “politique”, toujours ce même vilain mot, la justification d’excellence. Comme si l’indifférence dont font preuve les deux écoles à l’égard des palestinien·ne·s ne serait pas tout autant politique. Comme si la décision d’interdire ce tournoi ne l’était pas non plus.   Il y a, par ailleurs, les événements qu’on interdit parce que considérés politiques, et ceux que les écoles s’empressent s’organiser elles-mêmes : la venue de Messieurs les présidents Emmanuel Macron et Alain Berset le 16 novembre prochain4. Selon des critères inconnus du grand public, il semblerait que cet événement n’entre pas dans la fameuse catégorie “politique”. Ouf, tout va bien alors, rangeons tranquillement nos ballons de... --- - Catégories: Reportage - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Le canard huppé Texte écrit dans le cadre de la SHS Enjeux Mondiaux Climat. Auteur·ices: Edern Prigent (GM), Charles Arbet-Engels (GM), Tim Reuteler (SV), Daniel Jenelten (GM), Dimitris Maret (EL) La découverte de tapis flottants d’algues formant la Mer des Sargasses dans l’Atlantique Nord remonte à l’époque de Christophe Colomb au XVe siècle. Ces algues jouent un rôle important dans cet environnement où elles servent d’habitat et de source nutritive pour divers organismes. Depuis 2011, une forte augmentation de sargasses a été observée sur les côtes Caraibéennes et en Afrique de l’ouest. Les hypothèses concernant l’augmentation et l’expansion des tapis de sargasses pointent vers le réchauffement climatique et l’enrichissement en nutriments. Les chercheurs estiment que le réchauffement des océans, combiné aux apports en nutriments provenant du fleuve Amazone, créent des conditions favorables à la prolifération des sargasses. L’enrichissement des eaux de ce fleuve peut être expliqué par l’intensification de la déforestation ainsi qu’à l’utilisation de fertilisant 1,2 . Lorsque les bancs de sargasses atteignent les côtes, cela a un impact négatif sur tout le littoral. Des quantités importantes de sargasses s’échouent sur les côtes, provoquant une diminution significative de la diversité des algues et des organismes présents. De plus, ces bancs empêchent la lumière d’atteindre les fonds ce qui impacte les coraux et les herbiers du littoral. En outre, les sargasses présentent sur les plages empêchent les tortues de pondre leur œufs. La décomposition des algues entraîne l’anoxie (manque d’oxygène) des eaux ce qui cause la mort de nombreux organismes 2 . Des... --- - Catégories: Divers, Reportage - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Le canard huppé Texte écrit dans le cadre de la SHS Enjeux Mondiaux Climat. Auteur·ices: Cholin Anicia (SIE), Rouault Corentin (SIE), Steiner Maxime (SIE), Toutel Emma (SIE), Sterchi Jean-Baptiste (MA) Problématique de l’invasion de la punaise marbrée en Suisse La punaise marbrée (Halyomorpha halys), originaire d’Asie de l’Est et présente en Suisse depuis 2007 1 , est un insecte invasif. Sa prolifération est préoccupante, car cette espèce, très polyphage, cause d’importants dégâts à l’agriculture, notamment aux fruits 2,3 . D’après Fruit-Union Suisse, ces coûts auraient dépassé les 3 millions de francs en 2019 4 . Le réchauffement climatique attendu en Suisse aggravera fortement la situation en allongeant la période d’activité de la punaise et en étendant significativement son aire potentielle de répartition, tant en surface qu’en altitude 5 . Selon le scénario climatique A2 du modèle CLIMEX, 63% du sol suisse deviendrait favorable à son développement d’ici la fin du siècle, contre 23% sur la période de référence 1981-2010 5 , et le nombre de générations annuelles passerait d’une à deux actuellement à trois voire quatre dans certaines régions 5 . La lutte contre ce ravageur est notamment rendue difficile par sa résistance aux pesticides 3 . Guêpe samouraï à la rescousse Pour remédier à ce problème, une méthode de contrôle biologique par l’introduction d’une guêpe parasitoïde s’attaquant aux oeufs de la punaise, Trissolcus japonicus, ou guêpe samouraï, peut s’avérer efficace 6 . Cet ennemi naturel de H. halys, également originaire d’Asie de l’Est - où les taux de parasitisme de la punaise... --- - Catégories: Analyse, Divers - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Le canard huppé Texte écrit dans le cadre de la SHS Enjeux Mondiaux Climat. Auteur·ices: Nour Ben jaafar (SV), Fiona Jetzer (SIE), Boris Méan (GC), Laura Orleth (SV), Léa Roberts (AR) L’acidification des océans est un phénomène causé par l’absorption du C02 anthropique de l’atmosphère, entraînant une diminution du pH des océans. La coquille des crustacés se dégrade, les rendant vulnérables aux prédateurs. 1 L’Alaska en est particulièrement vulnérable dû à la solubilité élevée du CO2 dans les eaux froides. 2 L’acidification des océans touche l’industrie de la pêche qui est un pilier de l’économie locale. Un déclin des populations de poissons met en danger l’économie et la sécurité économique des travailleurs. 3 Les alaskiens, en particulier les communautés autochtones, dépendent de la pêche de subsistance pour se nourrir. Un déclin des ressources * entraîne des conséquences socio-économiques et culturelles importantes. 1 L’acidification des océans représente un défi majeur en Alaska, mettant en péril son écosystème marin, son économie et son patrimoine culturel. Une solution économique et écologique Pour contrer l’acidification présente et future des eaux côtières d’Alaska il existe une solution qui pourrait être implémentée par les pêcheurs : cultiver une micro-algue appelée varech (saccharina latissima) avec leurs élevages de crustacés. Cette pratique de co-culture présente plusieurs avantages pour les pêcheurs et pour l’environnement. Par sa capacité photosynthétique, le varech absorbe du CO2 présent dans l’eau et ainsi augmente localement le pH. La croissance des crustacés n’est donc plus gênée par un milieu acide 4 , diminuant les pertes financières liées à... --- - Catégories: Analyse, Société - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Esma Boudemagh Cet article a été rédigé dans le cadre de la SHS Dimension sociale de la durabilité (Marta Roca i Escoda et Lucrezia Perrig, CDH-EPFL). Editorial L'urgence climatique : du trouble à l'action Ce dossier est composé des contributions d’étudiant·e·x·s du cours La dimension sociale de la durabilité, du Collège des Humanités de l’EPFL. Dans un campus où le mot d’ordre « durabilité » est omniprésent, il était question d’outiller les étudiant·e·x·s en leur présentant les perspectives critiques offertes par les sciences humaines, et de leur permettre ainsi de comprendre les contours de la « durabilité » pour en analyser les diverses formes et en saisir les conséquences sociales et politiques. Pour cela, nous avons adopté une approche critique revenant sur les différents discours des acteur·rice·x·s qui se réclament de la « durabilité » et en font la promotion. Le projet consistait à faire travailler chaque étudiant·e·x sur un thème de son choix en lien avec la dimension sociale de la durabilité. Pour ce faire, ielles ont décidé du format de leur contribution pour ledit dossier, et ont dû s’initier à un style plutôt journalistique tout en se conformant aux exigences académiques d’une enquête en sciences sociales. La diversité des formats et des thématiques qu’ielles ont choisi témoigne de la richesse de leur travail : d’un micro-trottoir avec des étudiant·e·x·s de l’EPFL à une BD, en passant par des entretiens auprès d’un expert, d’un militant, d’un conférencier et d’un aumônier, les idées ont été passionnées et généreuses.   Les contributions de ce dossier discutent des effets... --- - Catégories: Analyse, Société - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Esma Boudemagh Cet article a été rédigé dans le cadre de la SHS Dimension sociale de la durabilité (Marta Roca i Escoda et Lucrezia Perrig, CDH-EPFL). Editorial L'urgence climatique : du trouble à l'action Ce dossier est composé des contributions d’étudiant·e·x·s du cours La dimension sociale de la durabilité, du Collège des Humanités de l’EPFL. Dans un campus où le mot d’ordre « durabilité » est omniprésent, il était question d’outiller les étudiant·e·x·s en leur présentant les perspectives critiques offertes par les sciences humaines, et de leur permettre ainsi de comprendre les contours de la « durabilité » pour en analyser les diverses formes et en saisir les conséquences sociales et politiques. Pour cela, nous avons adopté une approche critique revenant sur les différents discours des acteur·rice·x·s qui se réclament de la « durabilité » et en font la promotion. Le projet consistait à faire travailler chaque étudiant·e·x sur un thème de son choix en lien avec la dimension sociale de la durabilité. Pour ce faire, ielles ont décidé du format de leur contribution pour ledit dossier, et ont dû s’initier à un style plutôt journalistique tout en se conformant aux exigences académiques d’une enquête en sciences sociales. La diversité des formats et des thématiques qu’ielles ont choisi témoigne de la richesse de leur travail : d’un micro-trottoir avec des étudiant·e·x·s de l’EPFL à une BD, en passant par des entretiens auprès d’un expert, d’un militant, d’un conférencier et d’un aumônier, les idées ont été passionnées et généreuses.   Les contributions de ce dossier discutent des effets... --- - Catégories: Bande dessinée, Féminismes - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Esma Boudemagh Cet article a été rédigé dans le cadre de la SHS Dimension sociale de la durabilité (Marta Roca i Escoda et Lucrezia Perrig, CDH-EPFL). Editorial L'urgence climatique : du trouble à l'action Ce dossier est composé des contributions d’étudiant·e·x·s du cours La dimension sociale de la durabilité, du Collège des Humanités de l’EPFL. Dans un campus où le mot d’ordre « durabilité » est omniprésent, il était question d’outiller les étudiant·e·x·s en leur présentant les perspectives critiques offertes par les sciences humaines, et de leur permettre ainsi de comprendre les contours de la « durabilité » pour en analyser les diverses formes et en saisir les conséquences sociales et politiques. Pour cela, nous avons adopté une approche critique revenant sur les différents discours des acteur·rice·x·s qui se réclament de la « durabilité » et en font la promotion. Le projet consistait à faire travailler chaque étudiant·e·x sur un thème de son choix en lien avec la dimension sociale de la durabilité. Pour ce faire, ielles ont décidé du format de leur contribution pour ledit dossier, et ont dû s’initier à un style plutôt journalistique tout en se conformant aux exigences académiques d’une enquête en sciences sociales. La diversité des formats et des thématiques qu’ielles ont choisi témoigne de la richesse de leur travail : d’un micro-trottoir avec des étudiant·e·x·s de l’EPFL à une BD, en passant par des entretiens auprès d’un expert, d’un militant, d’un conférencier et d’un aumônier, les idées ont été passionnées et généreuses.   Les contributions de ce dossier discutent des effets... --- - Catégories: Analyse, Campus, Reportage, Société - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Esma Boudemagh Cet article a été rédigé dans le cadre de la SHS Dimension sociale de la durabilité (Marta Roca i Escoda et Lucrezia Perrig, CDH-EPFL). Editorial L'urgence climatique : du trouble à l'action Ce dossier est composé des contributions d’étudiant·e·x·s du cours La dimension sociale de la durabilité, du Collège des Humanités de l’EPFL. Dans un campus où le mot d’ordre « durabilité » est omniprésent, il était question d’outiller les étudiant·e·x·s en leur présentant les perspectives critiques offertes par les sciences humaines, et de leur permettre ainsi de comprendre les contours de la « durabilité » pour en analyser les diverses formes et en saisir les conséquences sociales et politiques. Pour cela, nous avons adopté une approche critique revenant sur les différents discours des acteur·rice·x·s qui se réclament de la « durabilité » et en font la promotion. Le projet consistait à faire travailler chaque étudiant·e·x sur un thème de son choix en lien avec la dimension sociale de la durabilité. Pour ce faire, ielles ont décidé du format de leur contribution pour ledit dossier, et ont dû s’initier à un style plutôt journalistique tout en se conformant aux exigences académiques d’une enquête en sciences sociales. La diversité des formats et des thématiques qu’ielles ont choisi témoigne de la richesse de leur travail : d’un micro-trottoir avec des étudiant·e·x·s de l’EPFL à une BD, en passant par des entretiens auprès d’un expert, d’un militant, d’un conférencier et d’un aumônier, les idées ont été passionnées et généreuses.   Les contributions de ce dossier discutent des effets... --- - Catégories: Analyse, Société - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Esma Boudemagh Cet article a été rédigé dans le cadre de la SHS Dimension sociale de la durabilité (Marta Roca i Escoda et Lucrezia Perrig, CDH-EPFL). Editorial L'urgence climatique : du trouble à l'action Ce dossier est composé des contributions d’étudiant·e·x·s du cours La dimension sociale de la durabilité, du Collège des Humanités de l’EPFL. Dans un campus où le mot d’ordre « durabilité » est omniprésent, il était question d’outiller les étudiant·e·x·s en leur présentant les perspectives critiques offertes par les sciences humaines, et de leur permettre ainsi de comprendre les contours de la « durabilité » pour en analyser les diverses formes et en saisir les conséquences sociales et politiques. Pour cela, nous avons adopté une approche critique revenant sur les différents discours des acteur·rice·x·s qui se réclament de la « durabilité » et en font la promotion. Le projet consistait à faire travailler chaque étudiant·e·x sur un thème de son choix en lien avec la dimension sociale de la durabilité. Pour ce faire, ielles ont décidé du format de leur contribution pour ledit dossier, et ont dû s’initier à un style plutôt journalistique tout en se conformant aux exigences académiques d’une enquête en sciences sociales. La diversité des formats et des thématiques qu’ielles ont choisi témoigne de la richesse de leur travail : d’un micro-trottoir avec des étudiant·e·x·s de l’EPFL à une BD, en passant par des entretiens auprès d’un expert, d’un militant, d’un conférencier et d’un aumônier, les idées ont été passionnées et généreuses.   Les contributions de ce dossier discutent des effets... --- - Catégories: Analyse, Société - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Esma Boudemagh Cet article a été rédigé dans le cadre de la SHS Dimension sociale de la durabilité (Marta Roca i Escoda et Lucrezia Perrig, CDH-EPFL). Editorial L'urgence climatique : du trouble à l'action Ce dossier est composé des contributions d’étudiant·e·x·s du cours La dimension sociale de la durabilité, du Collège des Humanités de l’EPFL. Dans un campus où le mot d’ordre « durabilité » est omniprésent, il était question d’outiller les étudiant·e·x·s en leur présentant les perspectives critiques offertes par les sciences humaines, et de leur permettre ainsi de comprendre les contours de la « durabilité » pour en analyser les diverses formes et en saisir les conséquences sociales et politiques. Pour cela, nous avons adopté une approche critique revenant sur les différents discours des acteur·rice·x·s qui se réclament de la « durabilité » et en font la promotion. Le projet consistait à faire travailler chaque étudiant·e·x sur un thème de son choix en lien avec la dimension sociale de la durabilité. Pour ce faire, ielles ont décidé du format de leur contribution pour ledit dossier, et ont dû s’initier à un style plutôt journalistique tout en se conformant aux exigences académiques d’une enquête en sciences sociales. La diversité des formats et des thématiques qu’ielles ont choisi témoigne de la richesse de leur travail : d’un micro-trottoir avec des étudiant·e·x·s de l’EPFL à une BD, en passant par des entretiens auprès d’un expert, d’un militant, d’un conférencier et d’un aumônier, les idées ont été passionnées et généreuses.   Les contributions de ce dossier discutent des effets... --- - Catégories: Analyse, Société - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Esma Boudemagh Cet article a été rédigé dans le cadre de la SHS Dimension sociale de la durabilité (Marta Roca i Escoda et Lucrezia Perrig, CDH-EPFL). Editorial L'urgence climatique : du trouble à l'action Ce dossier est composé des contributions d’étudiant·e·x·s du cours La dimension sociale de la durabilité, du Collège des Humanités de l’EPFL. Dans un campus où le mot d’ordre « durabilité » est omniprésent, il était question d’outiller les étudiant·e·x·s en leur présentant les perspectives critiques offertes par les sciences humaines, et de leur permettre ainsi de comprendre les contours de la « durabilité » pour en analyser les diverses formes et en saisir les conséquences sociales et politiques. Pour cela, nous avons adopté une approche critique revenant sur les différents discours des acteur·rice·x·s qui se réclament de la « durabilité » et en font la promotion. Le projet consistait à faire travailler chaque étudiant·e·x sur un thème de son choix en lien avec la dimension sociale de la durabilité. Pour ce faire, ielles ont décidé du format de leur contribution pour ledit dossier, et ont dû s’initier à un style plutôt journalistique tout en se conformant aux exigences académiques d’une enquête en sciences sociales. La diversité des formats et des thématiques qu’ielles ont choisi témoigne de la richesse de leur travail : d’un micro-trottoir avec des étudiant·e·x·s de l’EPFL à une BD, en passant par des entretiens auprès d’un expert, d’un militant, d’un conférencier et d’un aumônier, les idées ont été passionnées et généreuses.   Les contributions de ce dossier discutent des effets... --- - Catégories: Campus, Politiques, Thématiques, Vidéo - Auteurs/autrices: Anonyme En juin 2022, Unipoly a invité Frédéric Lordon dans le cadre du Cycle de Conférences d’Alternatives au Capitalisme, co-organisé avec six autres groupes dont Le Courrier et la Grève du Climat. Toutes les conférences sont par ailleurs filmées et rediffusées sur la chaîne YouTube de l’Espace Dickens, dont la dernière “Autogestion et Planification Écologique” avec Benoît Borrits et Cédric Durand * .   Economiste de formation, désormais philosophe, Lordon dresse une critique sociale et écologique du capitalisme qu’il articule avec une proposition politique forte qu’il n’hésite pas à nommer : le communisme. Ce court article vise à revenir sur quelques points clés de la conférence et à proposer quelques références complémentaires évoquées durant cette dernière. Nous vous invitons vivement à visionner la conférence que vous pouvez trouver ci-dessous : https://www. youtube. com/watch? v=l-yHD8hwukc Le capitalocide contre l’anthropocide Selon Lordon, l’écologie est fondamentalement incompatible avec le capitalisme. L’écocide en cours est capitaliste ; la responsabilité pour la situation actuelle n’incombe pas à l’anthropos, soit aux humains de manière indifférenciée comme le laissent entendre les grands discours sur l’Anthropocène. Au contraire, celle-ci repose sur le capitalisme du fait de la contradiction fondamentale entre le projet d’accumulation du capital et, par extension, de croissance infinie sur une planète aux ressources finies. Or “il n’y a pas de solution capitaliste à l’écocide capitaliste”, proclame Lordon : le solutionnisme technologiques sur lequel se basent le Green New Deal et la géo-ingénierie ne proposent rien d’autre que ce qu’une “rotation du désastre” comme l’exemplifie bien Hélène... --- - Catégories: Analyse, Economies, Politiques - Auteurs/autrices: Sufyan Zakeeruddin Cet article a été écrit dans le cadre du cours de SHS (EPFL): “Histoire de la pensée économique” enseigné par François Allisson.  « Les classes populaires ont migré vers l’extrême droite.  Les bourgeois n’ont pas de problème avec l’immigration : ils ne la croisent pas. Les classes populaires vivent avec  ». Emmanuel Macron 1 Sur quoi se basent ces mots sortis tout droit de la bouche d’Emmanuel Macron ? A priori, sur pas grand-chose. Ces propos, problématiques à bien des égards, dénaturent le pouvoir politique des classes bourgeoises tout en traitant l’immigration comme un « problème ». Le vote très bourgeois dont a bénéficié Éric Zemmour lors des dernières élections 2 , à qui on aurait pu par ailleurs prêter la citation ci-dessus par ignorance, vient nuancer le propos, tout en soulevant une autre question : et si la bourgeoisie avait réellement un problème avec l’immigration ?  L’objectif de cet article est de s’intéresser à la manière dont, historiquement, l’accueil de travailleurs étrangers a pu être modelé par des facteurs économiques, s’entremêlant avec des problématiques « d’intégration ». Ceci sera illustré d’abord à partir de la comparaison du modèle suisse et du modèle américain à travers la notion de « Model Minority » aux Etats-Unis. En ressortiront alors des formes très claires de domination socio-économique et culturelle s’exerçant sur les personnes immigrées. Le modèle suisse : discrimination par cercles Au lendemain de la 2ème guerre mondiale, le système de production suisse fait face à une forte demande en raison de la reconstruction européenne. Ces besoins de main-d’œuvre conduisent... --- - Catégories: Analyse, Politiques - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Théo Visbecq Cet article a été écrit dans le cadre du cours de SHS (EPFL): “Introduction à l’histoire environnementale” de Alexandre Elsig. Introduction : qu’est-ce que la sobriété ? Il est possible de trouver une définition de la sobriété datant de 1690 qui stipule que : « La sobriété est une vertu par laquelle on s'abstient de boire et de manger au-delà de ce qui est nécessaire pour vivre.  » 1 Une notion plus contemporaine de la sobriété telle qu’abordée par Philippe Bihouix consiste plutôt en « se demander si je peux me passer de certaines choses » 2 et agir en conséquence. On peut ici se rendre compte que la définition originale a été élargie au cours du temps puisque celle du 17ème siècle semble signifier être capable de se contenter du minimum, tandis que de nos jours l’excès nous amène à essayer de retrouver et de se rapprocher de ce minimum. Nous allons étudier comment cette notion de sobriété est traitée et abordée au regard de la crise climatique.   Une notion loin d’être nouvelle. Le philosophe Ivan Illich parlait déjà de sobriété sans pour autant la nommer dans les années 70, notamment avec ce qu’il appelle « la convivialité » dans son livre du même nom 3 . Convivialité qui invite la société à retrouver la maîtrise des outils qui doivent être au service des Humains et non l’inverse. En ce qui concerne la sobriété énergétique, un article du Low-Tech Magazine 4 alerte déjà en 2008 que réduire la croissance de consommation d’énergie est primordial. En effet, même... --- - Catégories: Billet, Féminismes - Auteurs/autrices: Collectif Révoltétons-nous ! Les féministes se défendent : procès pour une manifestation seins nus (2022) Par cet article, nous mettons en lumière le discours prononcé par 6 féministes le 19 mai 2022, lors de leur audience en première instance au Tribunal de Montbenon. Ces activistes se sont trouvé·es ce jour-là devant le juge car iels ont manifesté seins nus plus d’un an auparavant, le 8 mars 2021, durant une quinzaine de minutes. Le groupe de 18 personnes (femmes, hommes, cis, trans, non-binaires) était majoritairement seins nus et a juste eu le temps de marcher de la Gare de Lausanne à Saint-François, avant d’être encerclé par la police municipale. La vingtaine de policièr·es leur a demandé de se rhabiller et de donner leur identité afin d’être autorisé·e à sortir du cercle, puis de se disperser. Les féministes ont obtempéré.   2 mois plus tard, qu’ont-iels eu la joie de trouver dans leurs boîtes aux lettres ? Une ordonnance pénale de 360. - ainsi que 200. - de frais d’intervention de la police. Soit 560. - chacun·e. Les accusations : “Participation à une manifestation interdite de plus de 15 personnes. Trouble à la tranquillité publique. Habillement contraire à la décence ou à la morale publique. ” Trouvant la dernière accusation particulièrement lunaire, 6 des accusé·es ont décidé de s’y opposer et d’organiser leur défense. Afin d’assurer le bon déroulement de cette dernière, un collectif nommé Révoltétons-nous s’est constitué et a organisé deux éditions du Festival Indécent, notamment autour de la sexualisation des corps féminins et... --- - Catégories: Billet, Féminismes - Auteurs/autrices: Ella-Mona Chevalley Les féministes se défendent : procès pour des tags à Yverdon (2021) Un soir après la journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2020, différents groupes taguent des slogans féministes dans les rues d’Yverdon-les-Bains pour reprendre le pouvoir dans des lieux où il faut normalement se cacher sous un sweat, frôler les murs et traverser rapidement par peur de se faire agresser un soir en rentrant chez soi. Parmi ces slogans on trouve les phrases telles que “J’ai pas dit oui” et “Être une femme tue”. Malheureusement, deux personnes ont été arrêtées par la police le soir-même. Le texte ci-dessous a été prononcé par l’une d’elle en fin de procès, lorsque la parole est donnée aux accusé·es. Cet unique espace d’expression au sein du théâtre judiciaire a été saisi pour parler des victimes du patriarcat.   Écrit et prononcé par Ella-Mona Chevalley, élue communale sur le banc des accusé·es Nous sommes ici aujourd’hui devant ce tribunal, car un procureur zélé a souhaité ajouter aux actes que nous avions reconnus, 7 autres qui ne sont pas de notre fait. Et ainsi, nous mettre sur le dos toutes les plaintes que la police est allée démarcher une à une, dans l’unique but de nous faire taire. Face à ce tribunal, je vais profiter du temps de parole qui m’est donné pour vous exposer les raisons de notre acte. Je refuse d’être tenue coupable de ce que je n’ai pas fait, pour autant, je n’ai pas besoin d’être pardonnée de mon... --- - Catégories: Billet, Campus, Politiques - Auteurs/autrices: Titouan Renard L’effort de promotion déployé par l’EPFL autour du renouveau de ses services de restauration révèle une volonté de se présenter en tant que modèle du futur que l’école aimerait nous faire désirer. Reste à savoir de quel futur parle-t-on. L’annonce du projet Campus Express et l’idéologie qu'elle trahit devraient nous interroger à ce sujet. Le 20 mai 2022 le service de la restauration de l’EPFL annonçait donc sur son site internet le lancement du service Campus Express, une opération de livraison de repas en trottinette électrique à l’intérieur du campus, un Uber Eats à l’échelle de l’école. Un service qui promet d’assurer la livraison de nourriture d’une cafétéria (dans son état actuel le service ne livre que des repas de la cafétéria SV Group du bâtiment CM) à la porte de n’importe quel bâtiment du campus, et ce, à dos d’étudiant·x·e en trottinette électrique. La communication du projet reste ambiguë sur la question de la “durabilité” de l’opération - on voit passer un logo “manger responsable” sur une affiche, mais le projet n’est pas présenté comme étant “durable” par essence. La mention de la durabilité y apparaît par défaut, comme une des composantes naturelles du discours contemporain de la culture startup. Ce projet nous fait voir la volonté de l’école d’associer son nom au plus dégoûtant de ce que le capitalisme contemporain ose appeler innovation: l’uberisation, le contournement de droits sociaux (ici les contrats zéro heure) romantisé et vétu dans les habits de la “digitalisation” et de la "dématérialisation".  ... --- - Catégories: Analyse, Economies, Politiques - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Naël D. Cet article a été écrit pour le cours de SHS : "Histoire de la pensée économique" de François Allisson La densification urbaine consiste à faire vivre une plus grande population sur une même surface. Elle nous est souvent vendue comme une solution pragmatique à certaines problématiques du 21ème siècle telles que la crise climatique et l’exode rural. Elle permettrait de combattre l’étalement urbain * et une de ses conséquences: le mitage † . Sur le plan social, la densification fait réagir. Elle est souvent associée à la gentrification : processus de transformation de quartiers populaires en quartiers destinés à une classe sociale plus aisée. Elle semble bien acceptée globalement, mais c’est localement que ses implémentations sont impopulaires. 1 Nous allons donc analyser les différentes facettes de la densification, ses connotations « écologiques », les éventuels problèmes, ainsi que les mécanismes financiers incitant à densifier et leurs conséquences. Dans un premier temps, parlons biodiversité. Selon une étude sur les carabidés, l’augmentation de la densité d’habitation réduit drastiquement l’abondance et le nombre d’espèces, notamment d’insectes, d’amphibiens, de lézards, d’oiseaux et de mammifères. Cette même étude montre cependant que la zone d’habitation à basse densité réduit l’espace disponible pour la biodiversité et nuit aux végétaux et animaux natifs. 2 Les auteurices suggère donc de trouver un « juste milieu » entre l’étalement rural et la densification, un « juste milieu » tout autre que celui dicté par l’offre et la demande. Comme on le voit ci-dessous, la croissance économique ou démographique dans une région produit indirectement une demande poussant à l’étalement... --- - Catégories: Divers - Auteurs/autrices: Eloïse, Titouan Renard Critique d’une fausse radicalité dépolitisante. Il y a dans l'intérêt - de notoriété publique - que porte Edouard Philippe à la collapsologie, dans les interventions répétées de Pablo Servigne auprès d’organisations de dirigeants d’entreprises (on pense ici notamment à la fédération des entreprises Belges) - et dans l’attention que ces derniers lui apportent, quelque chose qui devrait mettre la puce à l’oreille de qui a lu un peu d’histoire et connaît le rapport que le capitalisme entretient avec l’écologie. Si ce que les collapsologues ont à dire est entendable pour celles et ceux qui gouvernent, c’est que les notions qu’iels amènent relèvent d’une certaine inoffensivité qui devrait inquiéter la·e militant·e écologiste un tant soit peu conséquent·e. En outre, le caractère MEDEF-compatible de la collapsologie ne suffit pas à décrire la faiblesse des raisonnements qui en constituent le cœur. Une profonde mécompréhension des rapports sociaux et un déni de la chose politique donnent aux conclusions de la collapsologie un caractère pacificateur, qui, sans légitimer explicitement l’ordre social, décourage sa remise en question. Face à la popularité de cette pensée - celle de la collapsologie, au sens de Pablo Servigne - et de la notion d’effondrement dans les milieux écologistes, il nous semble donc particulièrement important de coucher sur papier les axes principaux d’une critique de gauche de cette dernière. Une critique qui nous semble essentielle à la construction d’un mouvement écologiste à la hauteur de la crise à laquelle nous faisons face - un mouvement écologiste vraiment capable de rendre un... --- - Catégories: Billet, Politiques - Auteurs/autrices: Lilian Schibli Cet article a été écrit par des membres de débouchés durables, un pôle d’Unipoly qui essaie d’aider les étudiant·e·x·s dans leurs recherches d’emplois dans des structures écologiques et sociales. Pour cela vous trouverez des outils pour naviguer le monde du travail “durable” sur leur site ainsi qu’une section avec des ressources pour vous accompagner dans la réflexion sur des thématiques en lien avec les débouchés durables. Celui-ci est ainsi leur premier article qui traite de la question du greenwashing. « Vous recyclez, nous aussi », « Vous contribuez à réduire les émissions, nous aussi ». En ce moment à Lausanne, il semble impossible d’échapper à la publicité de Glencore qui fait penser qu’il s’agit d’une entreprise exemplaire en matière d’écologie. Le premier onglet sur leur site web s’intitule « assumer la responsabilité » et se lit comme un plaidoyer à la construction d’un monde durable en train d’être mis en place par cette entreprise. Nous avons ici une illustration de ce qu’on appelle le « greenwashing » et qui est de plus en plus utilisé par toutes les entreprises. C’est quand des entreprises destructrices de l’environnement trompent et incitent par tous les moyens la population à penser qu’elles font partie de la solution au lieu du problème. Dans le cas de Glencore c’est particulièrement effrayant parce qu’il ne s’agit pas uniquement d’une entreprise avec une grande empreinte carbone. Glencore est une structure écocidaire avec des directeur·ice·x·s à sa tête qui prennent des décisions en toute conscience de l'impact néfaste que... --- - Catégories: Economies, Politiques, Société, Thématiques, Vidéo - Auteurs/autrices: Sufyan Zakeeruddin L’édition 2022 de la Semaine de la Durabilité prenait fin le vendredi 11 mars à l’Université de Lausanne avec une conférence du vidéaste Gilles Mitteau, animateur de la chaîne de vulgarisation économique et financière Heu? reka. Durant plus d’une heure, celui-ci a élaboré ses pensées autour des liens entre le capitalisme contemporain et l’écologie, pour finir sur un exposé explicatif des shadow bankings. Nous avons le plaisir de vous proposer la version vidéo de cette conférence, disponible sur la chaîne YouTube d’ Unipoly. https://www. youtube. com/watch? v=V1gzs0icR0o En complément de cette vidéo, cet article se veut de proposer un ensemble de références bibliographiques et audiovisuelles en lien plus ou moins étroit avec des problématiques soulevées durant la conférence, permettant ainsi de poursuivre les réflexions. Technique & Croissance Dans sa première partie autour de la notion d’innovation, l’exposé de Heu? reka développe tout d’abord l’incapacité du capitalisme à voir les limites imposées par les contraintes naturelles et physiques. Le marché pétrolier est pris en exemple, à travers ses fluctuations perpétuelles entre offre et demande. Ces balancements ont comme point d’appui les avancées technologiques, armes essentielles dans le progrès et la croissance économique.   L'Âge des low tech, de Philippe Bihouix Ayant reçu le prix de la Fondation de l’écologie politique en 2014, L'Âge des low tech (Seuil, mai 2014), un essai de l’ingénieur Philippe Bihouix, s’attaque à la technologie high-tech et au récit l’accompagnant qui, par une surutilisation de ressources entre autres, mène à une impasse. En contrepartie, il propose une... --- - Catégories: Divers - Auteurs/autrices: Alexis Chanel Crisis Urgency The environmental crisis is not only a climate change problem caused by the massive release of Green House Gases (GHG), but it is also a problem of biodiversity destruction, fishery collapse, pollution of the soil, etc. The report from Stockholm Resilience Centre (2015) had even pointed out that biodiversity destruction is the leading factor above climate change for humanity extinction. The number of catastrophic events is rising every year with massive forest fires (Australia 2020, California 2021, Canada 2021), heat waves and climate change (Temperature record in Canada, Europe, Siberia in 2021) and an increasing number of climate refugees among the world. From those observations, a large number of people all over the world are calling for solutions which are often based on deep societal changes. In order to assess those changes and to evaluate their potential impact, it is necessary to develop indicators. A common way to describe the current societies is to refer to the economy and in particular to the way it is evaluated: the Gross Domestic Product (GDP). In this report, a first part is dedicated to show and explain what the GDP is. From this definition, the second part will show why humanity need a degrowth of the GDP and why societies need to assess their current states with other indicators. The last part will focus on how societies can achieve degrowth. Part I: Degrowth of What? The Gross Domestic Product is an old concept defined just after the second world war. The... --- - Catégories: Divers - Auteurs/autrices: Le canard huppé Poème - Sans titre Après des millions et des milliards d'années, Où tant d'êtres divers ont vécu et régné, Il y a tout au plus douze mille printemps Une espèce est sortie de l'ombre en grelottant, Et s'est multipliée à force d'inventions : Agriculture, guerre, éthique, religion. Mais pourtant la Révolution Néolithique De tout un mécanisme est juste le déclic ; Car si pendant longtemps rien ne semble changer, Vers l'an dix-huit cent trente arrive le danger. Jusque-là le Progrès avançait doucement, Mais il rugit soudain dans un élan dément ; La machine à vapeur se répand sur mes flancs. Pensant que vous seriez mes plus charmants enfants, Je vous ai donc laissés quadriller mes prairies. Hélas ! J'ai déchanté quand j'ai enfin compris Que vous aviez choisi de servir le profit, De suivre son avis, à tout prix, faisant fi De ce que vous offraient mes fertiles vallées, Cela ne suffit pas ! Alors vous cavalez De ressource en ressource, et de plus en plus vite Plus rien ne peut vous fuir, plus rien ne vous évite. Tandis que l'être humain partout déboise et creuse, L'accélération devient vertigineuse ; En un siècle voilà que la Nature est morte Car vous avez mené vos cruelles cohortes Jusqu'aux plus reculés de mes jardins secrets, En tailladant mes fleurs, en prenant dans vos rets Chaque bête sauvage et chaque papillon, Proclamant sans arrêt : « Tout est à nous, pillons ! » Prenez garde mortels, votre place est fragile ; Toute votre... --- - Catégories: Divers - Auteurs/autrices: Le canard huppé Ce texte a été produit lors d'une collaboration du Canard Huppé avec l'association littéraire Plume. Le but de l'exercice était d'incarner un élément naturel non humain, et d'imaginer l'impact de l'humain sur son environnement. *** La vie d'un chêne Mon premier jour fut ensoleillé. Je me rappelle très clairement mes premières feuilles s’ouvrir sur un ciel orangé, une brise légère me balançant de toutes parts et le chant des oiseaux non loin. Je n’étais alors qu’une jeune pousse, j’avais péniblement fait surface depuis le début du printemps et n’avais alors que très peu d’énergie, mais quand j’ai senti ce soleil matinal, j’ai su qu’une grande vie m’attendait. Les premières années furent les plus difficiles. Il faut croire que les feuilles d’un jeune chêne sont très alléchantes. Nombreuses sont les fois où j’ai cru que jamais je ne parviendrais à faire pousser mes bourgeons sans qu’un de ces foutus mammifères ne vienne mâcher mes branches. C’était là un combat de chaque instant jusqu’à ce qu’un jour un homme, le premier qui s’approcha de moi depuis le début de ma courte vie, vienne placer une barrière entre moi et ses bêtes. J’ai longtemps cru que c’était le rôle des Hommes, qu’ils étaient les humbles protecteurs de la nature. Je les croyais médiateurs entre végétaux et animaux, et pendant de nombreuses années, c’était vrai. L’homme revint pour stabiliser mon tronc quand je menaçais de me déraciner. Il agrandit mon espace lors que je grandis et quand je devins suffisamment puissant et que cette barrière n’était plus nécessaire, il... --- - Catégories: Bande dessinée, Société - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Le canard huppé Dossier : La dimension sociale de la durabilitéPerspectives d'étudiant·e·s du CDH-EPFLPartie 11/11 Editorial : comment saisir la dimension sociale de la durabilité ? Marta Roca i Escoda et Lucile Quéré (CDH-EPFL) Au printemps 2021, a débuté un nouveau cours en Bachelor offert par le Collège des Humanités de l’EPFL intitulé "La dimension sociale de la durabilité". Dans un campus où le mot d’ordre « durabilité » est omniprésent, il était question d’outiller les étudiant·e·s en leur présentant les perspectives critiques offertes par les sciences humaines, et de leur permettre ainsi de comprendre les contours de la « durabilité » pour en analyser les diverses formes et en saisir les conséquences sociales et politiques. Pour cela, nous avons adopté une approche critique revenant sur les différents discours des acteur·ice·s qui se réclament de la « durabilité » et en font la promotion. Économie verte, énergie renouvelable, alimentation bio, préservation de la biodiversité, changement des comportements de mobilité, croissance soutenable, décroissance, transition écologique, Green New Deal, green washing, et cetera... La diversité de ces thèmes montre que l’idée de durabilité prend bien des visages et se déploie selon une variété de méthodes et d’approches, plus ou moins critiques et radicales, qui questionnent et mettent à l’épreuve conjointement l’économie et l’environnement. Nous avons alors suivi les différentes déclinaisons de la durabilité. Quelles en sont les assises théoriques ? Quels projets économiques et de société se logent dans les différentes approches de la durabilité ? Quelles sont leurs implications politiques ? Quels sont les modes d’action privilégiés par ces... --- - Catégories: Campus, Reportage - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Le canard huppé Dossier : La dimension sociale de la durabilitéPerspectives d'étudiant·e·s du CDH-EPFLPartie 10/11 Editorial : comment saisir la dimension sociale de la durabilité ? Marta Roca i Escoda et Lucile Quéré (CDH-EPFL) Au printemps 2021, a débuté un nouveau cours en Bachelor offert par le Collège des Humanités de l’EPFL intitulé "La dimension sociale de la durabilité". Dans un campus où le mot d’ordre « durabilité » est omniprésent, il était question d’outiller les étudiant·e·s en leur présentant les perspectives critiques offertes par les sciences humaines, et de leur permettre ainsi de comprendre les contours de la « durabilité » pour en analyser les diverses formes et en saisir les conséquences sociales et politiques. Pour cela, nous avons adopté une approche critique revenant sur les différents discours des acteur·ice·s qui se réclament de la « durabilité » et en font la promotion. Économie verte, énergie renouvelable, alimentation bio, préservation de la biodiversité, changement des comportements de mobilité, croissance soutenable, décroissance, transition écologique, Green New Deal, green washing, et cetera... La diversité de ces thèmes montre que l’idée de durabilité prend bien des visages et se déploie selon une variété de méthodes et d’approches, plus ou moins critiques et radicales, qui questionnent et mettent à l’épreuve conjointement l’économie et l’environnement. Nous avons alors suivi les différentes déclinaisons de la durabilité. Quelles en sont les assises théoriques ? Quels projets économiques et de société se logent dans les différentes approches de la durabilité ? Quelles sont leurs implications politiques ? Quels sont les modes d’action privilégiés par ces... --- - Catégories: Analyse - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Le canard huppé Texte écrit dans le cadre de la SHS Enjeux Mondiaux Climat. Auteur·ices: Chiara BEZZOLA (SV), Louis PIVRON (SV) , Arnaut PONCET (SIE), David KAROUBI (INF), Arthur SIMON (GM) Tous les scénarios qui limitent le réchauffement planétaire à 1,5°C incluent notamment la captation de 100 à 1 000 GtCO₂ au cours du XXIe siècle.   Voilà l’ampleur du défi qui nous attend. Il s’agit non seulement de découpler tous les secteurs d’activité des énergies fossiles, mais aussi de capturer du CO₂ de l’atmosphère d’une manière ou d’une autre, pour pouvoir stabiliser progressivement les émissions au zéro net à l’horizon 2050. Sans capture de carbone, les courbes d’émissions doivent s’infléchir et décroitre bien plus vite, et tous les secteurs industriels comme économiques doivent subir des modifications sans précédent. Mais certains types d’activités et d’industries nécessiteront des efforts titanesques pour limiter leur empreinte carbone. On peut penser notamment aux transports longue distance, en particulier le secteur aérien ou le commerce maritime, la construction des bâtiments, ou l’industrie chimique. Les principales technologies envisagées aujourd’hui pour la capture de CO₂ sont associées à la biomasse (BECCS), à la reforestation d’espaces dégradés, ou encore aux technologies en développement de captation et de stockage dans le sol (DACS). Bien que prometteuses, le déploiement de certaines de ces techniques fait face à des freins importants Nous nous intéressons à une solution alternative qui ouvrirait la voie d’une transition rapide vers la décarbonation du secteur des transports, qui représente encore aujourd’hui en Suisse près de 32% des émissions de... --- - Catégories: Analyse, Divers, Société - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Le canard huppé Dossier : La dimension sociale de la durabilitéPerspectives d'étudiant·es du CDH-EPFLPartie 7/11 Illustration : Yoann Lorenz et Simon Rieckhoff Editorial : comment saisir la dimension sociale de la durabilité ? Marta Roca i Escoda et Lucile Quéré (CDH-EPFL) Au printemps 2021, a débuté un nouveau cours en Bachelor offert par le Collège des Humanités de l’EPFL intitulé "La dimension sociale de la durabilité". Dans un campus où le mot d’ordre « durabilité » est omniprésent, il était question d’outiller les étudiant·e·s en leur présentant les perspectives critiques offertes par les sciences humaines, et de leur permettre ainsi de comprendre les contours de la « durabilité » pour en analyser les diverses formes et en saisir les conséquences sociales et politiques. Pour cela, nous avons adopté une approche critique revenant sur les différents discours des acteur·ice·s qui se réclament de la « durabilité » et en font la promotion. Économie verte, énergie renouvelable, alimentation bio, préservation de la biodiversité, changement des comportements de mobilité, croissance soutenable, décroissance, transition écologique, Green New Deal, green washing, et cetera... La diversité de ces thèmes montre que l’idée de durabilité prend bien des visages et se déploie selon une variété de méthodes et d’approches, plus ou moins critiques et radicales, qui questionnent et mettent à l’épreuve conjointement l’économie et l’environnement. Nous avons alors suivi les différentes déclinaisons de la durabilité. Quelles en sont les assises théoriques ? Quels projets économiques et de société se logent dans les différentes approches de la durabilité ? Quelles sont leurs implications politiques ? Quels... --- - Catégories: Interview, Reportage, Société - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Le canard huppé Dossier : La dimension sociale de la durabilitéPerspectives d'étudiant·e·s du CDH-EPFLPartie 9/11 Editorial : comment saisir la dimension sociale de la durabilité ? Marta Roca i Escoda et Lucile Quéré (CDH-EPFL) Au printemps 2021, a débuté un nouveau cours en Bachelor offert par le Collège des Humanités de l’EPFL intitulé "La dimension sociale de la durabilité". Dans un campus où le mot d’ordre « durabilité » est omniprésent, il était question d’outiller les étudiant·e·s en leur présentant les perspectives critiques offertes par les sciences humaines, et de leur permettre ainsi de comprendre les contours de la « durabilité » pour en analyser les diverses formes et en saisir les conséquences sociales et politiques. Pour cela, nous avons adopté une approche critique revenant sur les différents discours des acteur·ice·s qui se réclament de la « durabilité » et en font la promotion. Économie verte, énergie renouvelable, alimentation bio, préservation de la biodiversité, changement des comportements de mobilité, croissance soutenable, décroissance, transition écologique, Green New Deal, green washing, et cetera... La diversité de ces thèmes montre que l’idée de durabilité prend bien des visages et se déploie selon une variété de méthodes et d’approches, plus ou moins critiques et radicales, qui questionnent et mettent à l’épreuve conjointement l’économie et l’environnement. Nous avons alors suivi les différentes déclinaisons de la durabilité. Quelles en sont les assises théoriques ? Quels projets économiques et de société se logent dans les différentes approches de la durabilité ? Quelles sont leurs implications politiques ? Quels sont les modes d’action privilégiés par ces... --- - Catégories: Analyse, Interview, Société - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Le canard huppé Dossier : La dimension sociale de la durabilitéPerspectives d'étudiant·e·s du CDH-EPFLPartie 8/11 Editorial : comment saisir la dimension sociale de la durabilité ? Marta Roca i Escoda et Lucile Quéré (CDH-EPFL) Au printemps 2021, a débuté un nouveau cours en Bachelor offert par le Collège des Humanités de l’EPFL intitulé "La dimension sociale de la durabilité". Dans un campus où le mot d’ordre « durabilité » est omniprésent, il était question d’outiller les étudiant·e·s en leur présentant les perspectives critiques offertes par les sciences humaines, et de leur permettre ainsi de comprendre les contours de la « durabilité » pour en analyser les diverses formes et en saisir les conséquences sociales et politiques. Pour cela, nous avons adopté une approche critique revenant sur les différents discours des acteur·ice·s qui se réclament de la « durabilité » et en font la promotion. Économie verte, énergie renouvelable, alimentation bio, préservation de la biodiversité, changement des comportements de mobilité, croissance soutenable, décroissance, transition écologique, Green New Deal, green washing, et cetera... La diversité de ces thèmes montre que l’idée de durabilité prend bien des visages et se déploie selon une variété de méthodes et d’approches, plus ou moins critiques et radicales, qui questionnent et mettent à l’épreuve conjointement l’économie et l’environnement. Nous avons alors suivi les différentes déclinaisons de la durabilité. Quelles en sont les assises théoriques ? Quels projets économiques et de société se logent dans les différentes approches de la durabilité ? Quelles sont leurs implications politiques ? Quels sont les modes d’action privilégiés par ces... --- - Catégories: Analyse, Economies, Société - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Le canard huppé Texte écrit dans le cadre de la SHS Enjeux Mondiaux Climat. Auteur·ices: Reis Nora (AR), Marhic Julia (PH), Etique Juliette (GM), Morales Mateo (GC), Wambergue Marceau (MA) La constante croissance démographique résulte en une accélération drastique des émissions de gaz à effet de serre et un manque de place en milieu urbain. Cela entraîne la nécessité pour nos villes actuelles de s’adapter afin d’accueillir plus de population, tout en réduisant leur empreinte écologique. Une réponse à cette problématique fut apportée en 2008 par les Emirats arabes unis avec le projet de Masdar City. Cette ville, encore en construction, met en avant une stratégie zéro-déchet, zéro-émission, le développement d’un réseau de transport 100% électrique, et l’utilisation exclusive d’énergies dites renouvelables. L’écocité qui promettait une empreinte carbone nulle n’est à présent plus un mirage, puisque déjà sortie du désert, tout est pensé pour vivre agréablement et durablement à Masdar. En effet, les bâtiments ont été conçus pour réduire de 56% l’utilisation d’énergie, à l’aide de films plastiques sur les façades, ou grâce à des couches intérieures d’aluminium recyclées à 90% qui dissipent la chaleur. Concernant le transport, la ville encourage ses habitant·e·s à se déplacer à pied ou grâce à des bus 100% électriques, et annonce l’arrivée de véhicules à hydrogène. L’énergie provient principalement de champs de panneaux solaires, capables de fournir de l’électricité à 1’300 résidents, soit l’équivalent de 10MWh. Cependant, ces champs ne suffiront pas à satisfaire la demande si la ville poursuit son expansion, et le projet d’intégrer des... --- - Catégories: Féminismes, Interview - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Le canard huppé Dossier : La dimension sociale de la durabilitéPerspectives d'étudiant·es du CDH-EPFLPartie 4/11 Illustration : Yoann Lorenz et Simon Rieckhoff Editorial : comment saisir la dimension sociale de la durabilité ? Marta Roca i Escoda et Lucile Quéré (CDH-EPFL) Au printemps 2021, a débuté un nouveau cours en Bachelor offert par le Collège des Humanités de l’EPFL intitulé "La dimension sociale de la durabilité". Dans un campus où le mot d’ordre « durabilité » est omniprésent, il était question d’outiller les étudiant·e·s en leur présentant les perspectives critiques offertes par les sciences humaines, et de leur permettre ainsi de comprendre les contours de la « durabilité » pour en analyser les diverses formes et en saisir les conséquences sociales et politiques. Pour cela, nous avons adopté une approche critique revenant sur les différents discours des acteur·ice·s qui se réclament de la « durabilité » et en font la promotion. Économie verte, énergie renouvelable, alimentation bio, préservation de la biodiversité, changement des comportements de mobilité, croissance soutenable, décroissance, transition écologique, Green New Deal, green washing, et cetera... La diversité de ces thèmes montre que l’idée de durabilité prend bien des visages et se déploie selon une variété de méthodes et d’approches, plus ou moins critiques et radicales, qui questionnent et mettent à l’épreuve conjointement l’économie et l’environnement. Nous avons alors suivi les différentes déclinaisons de la durabilité. Quelles en sont les assises théoriques ? Quels projets économiques et de société se logent dans les différentes approches de la durabilité ? Quelles sont leurs implications politiques ? Quels... --- - Catégories: Analyse, Politiques - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Le canard huppé Dossier : La dimension sociale de la durabilitéPerspectives d'étudiant·e·s du CDH-EPFLPartie 5/11 Illustration : Yoann Lorenz et Simon Rieckhoff Editorial : comment saisir la dimension sociale de la durabilité ? Marta Roca i Escoda et Lucile Quéré (CDH-EPFL) Au printemps 2021, a débuté un nouveau cours en Bachelor offert par le Collège des Humanités de l’EPFL intitulé "La dimension sociale de la durabilité". Dans un campus où le mot d’ordre « durabilité » est omniprésent, il était question d’outiller les étudiant·e·s en leur présentant les perspectives critiques offertes par les sciences humaines, et de leur permettre ainsi de comprendre les contours de la « durabilité » pour en analyser les diverses formes et en saisir les conséquences sociales et politiques. Pour cela, nous avons adopté une approche critique revenant sur les différents discours des acteur·ice·s qui se réclament de la « durabilité » et en font la promotion. Économie verte, énergie renouvelable, alimentation bio, préservation de la biodiversité, changement des comportements de mobilité, croissance soutenable, décroissance, transition écologique, Green New Deal, green washing, et cetera... La diversité de ces thèmes montre que l’idée de durabilité prend bien des visages et se déploie selon une variété de méthodes et d’approches, plus ou moins critiques et radicales, qui questionnent et mettent à l’épreuve conjointement l’économie et l’environnement. Nous avons alors suivi les différentes déclinaisons de la durabilité. Quelles en sont les assises théoriques ? Quels projets économiques et de société se logent dans les différentes approches de la durabilité ? Quelles sont leurs implications politiques ? Quels... --- - Catégories: Divers - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Le canard huppé Dossier : La dimension sociale de la durabilitéPerspectives d'étudiant·e·s du CDH-EPFLPartie 6/11 Illustration : Yoann Lorenz et Simon Rieckhoff Editorial : comment saisir la dimension sociale de la durabilité ? Marta Roca i Escoda et Lucile Quéré (CDH-EPFL) Au printemps 2021, a débuté un nouveau cours en Bachelor offert par le Collège des Humanités de l’EPFL intitulé "La dimension sociale de la durabilité". Dans un campus où le mot d’ordre « durabilité » est omniprésent, il était question d’outiller les étudiant·e·s en leur présentant les perspectives critiques offertes par les sciences humaines, et de leur permettre ainsi de comprendre les contours de la « durabilité » pour en analyser les diverses formes et en saisir les conséquences sociales et politiques. Pour cela, nous avons adopté une approche critique revenant sur les différents discours des acteur·ice·s qui se réclament de la « durabilité » et en font la promotion. Économie verte, énergie renouvelable, alimentation bio, préservation de la biodiversité, changement des comportements de mobilité, croissance soutenable, décroissance, transition écologique, Green New Deal, green washing, et cetera... La diversité de ces thèmes montre que l’idée de durabilité prend bien des visages et se déploie selon une variété de méthodes et d’approches, plus ou moins critiques et radicales, qui questionnent et mettent à l’épreuve conjointement l’économie et l’environnement. Nous avons alors suivi les différentes déclinaisons de la durabilité. Quelles en sont les assises théoriques ? Quels projets économiques et de société se logent dans les différentes approches de la durabilité ? Quelles sont leurs implications politiques ? Quels... --- - Catégories: Analyse, Société - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Le canard huppé Étude de faisabilité sur la viande de synthèse en Suisse. Texte écrit dans le cadre de la SHS Enjeux Mondiaux Climat. Auteur·ices: HANY Anthony (MT), KEYSER Kimberly (PH), ROBSON Nicolas (MT), TAKLA Youssef (GM) et VERZONE Hugo (SV) La consommation actuelle de viande en Suisse n’est pas durable. Un habitant en mange à hauteur de 111g par jour en moyenne. L’importance de la viande est gustative mais aussi largement culturelle, aspect non négligeable si l’on souhaite modifier les habitudes de consommation à une échelle nationale. Les régimes alternatifs tels que le végétarisme se heurtent à cette dimension culturelle, d’où l’intérêt d’une solution de substitution la plus proche possible d’une chair animale. La fabrication de viande synthétique (“VS”), actuellement, se fait en trois étapes. La première est la prolifération de cellules souches, la deuxième la maturation de celles-ci et la troisième la combinaison des différents types de cellules. Le processus total dure aux alentours de 2 mois, ce qui est nettement moins que les 2 à 3 ans nécessaires pour obtenir un bœuf adulte. 14. 5% des émissions de GES mondiaux sont liés à la production d'alimentation d’origine animale. La production de viande synthétique a le potentiel d’émettre 78-96% moins de GES que la viande traditionnelle selon des études optimistes, mais le coût en GES de la viande de synthèse est très variable suivant les études. Cependant, la VS permet aussi des gains de sols et contourne certains problèmes dont celui de la pollution des nappes phréatiques par l'élevage intensif. De... --- - Catégories: Analyse, Société - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Le canard huppé Dossier : La dimension sociale de la durabilitéPerspectives d'étudiant·e·s du CDH-EPFL Illustration : Yoann Lorenz et Simon Rieckhoff Editorial : comment saisir la dimension sociale de la durabilité ? Marta Roca i Escoda et Lucile Quéré (CDH-EPFL) Au printemps 2021, a débuté un nouveau cours en Bachelor offert par le Collège des Humanités de l’EPFL intitulé "La dimension sociale de la durabilité". Dans un campus où le mot d’ordre « durabilité » est omniprésent, il était question d’outiller les étudiant·e·s en leur présentant les perspectives critiques offertes par les sciences humaines, et de leur permettre ainsi de comprendre les contours de la « durabilité » pour en analyser les diverses formes et en saisir les conséquences sociales et politiques. Pour cela, nous avons adopté une approche critique revenant sur les différents discours des acteur·ice·s qui se réclament de la « durabilité » et en font la promotion. Économie verte, énergie renouvelable, alimentation bio, préservation de la biodiversité, changement des comportements de mobilité, croissance soutenable, décroissance, transition écologique, Green New Deal, green washing, et cetera... La diversité de ces thèmes montre que l’idée de durabilité prend bien des visages et se déploie selon une variété de méthodes et d’approches, plus ou moins critiques et radicales, qui questionnent et mettent à l’épreuve conjointement l’économie et l’environnement. Nous avons alors suivi les différentes déclinaisons de la durabilité. Quelles en sont les assises théoriques ? Quels projets économiques et de société se logent dans les différentes approches de la durabilité ? Quelles sont leurs implications politiques ? Quels sont... --- - Catégories: Analyse, Féminismes - Auteurs/autrices: Le canard huppé Dossier : La dimension sociale de la durabilitéPerspectives d'étudiant·e·s du CDH-EPFLPartie 3/11 Illustration : Yoann Lorenz et Simon Rieckhoff Editorial : comment saisir la dimension sociale de la durabilité ? Marta Roca i Escoda et Lucile Quéré (CDH-EPFL) Au printemps 2021, a débuté un nouveau cours en Bachelor offert par le Collège des Humanités de l’EPFL intitulé "La dimension sociale de la durabilité". Dans un campus où le mot d’ordre « durabilité » est omniprésent, il était question d’outiller les étudiant·e·s en leur présentant les perspectives critiques offertes par les sciences humaines, et de leur permettre ainsi de comprendre les contours de la « durabilité » pour en analyser les diverses formes et en saisir les conséquences sociales et politiques. Pour cela, nous avons adopté une approche critique revenant sur les différents discours des acteur·ice·s qui se réclament de la « durabilité » et en font la promotion. Économie verte, énergie renouvelable, alimentation bio, préservation de la biodiversité, changement des comportements de mobilité, croissance soutenable, décroissance, transition écologique, Green New Deal, green washing, et cetera... La diversité de ces thèmes montre que l’idée de durabilité prend bien des visages et se déploie selon une variété de méthodes et d’approches, plus ou moins critiques et radicales, qui questionnent et mettent à l’épreuve conjointement l’économie et l’environnement. Nous avons alors suivi les différentes déclinaisons de la durabilité. Quelles en sont les assises théoriques ? Quels projets économiques et de société se logent dans les différentes approches de la durabilité ? Quelles sont leurs implications politiques ? Quels... --- - Catégories: Bande dessinée, Société - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Le canard huppé Dossier : La dimension sociale de la durabilitéPerspectives d'étudiant·e·s du CDH-EPFLPartie 1/11 Illustration : Yoann Lorenz et Simon Rieckhoff Éditorial : comment saisir la dimension sociale de la durabilité ? Marta Roca i Escoda et Lucile Quéré (CDH-EPFL) Au printemps 2021, a débuté un nouveau cours en Bachelor offert par le Collège des Humanités de l’EPFL intitulé "La dimension sociale de la durabilité". Dans un campus où le mot d’ordre « durabilité » est omniprésent, il était question d’outiller les étudiant·e·s en leur présentant les perspectives critiques offertes par les sciences humaines, et de leur permettre ainsi de comprendre les contours de la « durabilité » pour en analyser les diverses formes et en saisir les conséquences sociales et politiques. Pour cela, nous avons adopté une approche critique revenant sur les différents discours des acteur·ice·s qui se réclament de la « durabilité » et en font la promotion. Économie verte, énergie renouvelable, alimentation bio, préservation de la biodiversité, changement des comportements de mobilité, croissance soutenable, décroissance, transition écologique, Green New Deal, green washing, et cetera... La diversité de ces thèmes montre que l’idée de durabilité prend bien des visages et se déploie selon une variété de méthodes et d’approches, plus ou moins critiques et radicales, qui questionnent et mettent à l’épreuve conjointement l’économie et l’environnement. Nous avons alors suivi les différentes déclinaisons de la durabilité. Quelles en sont les assises théoriques ? Quels projets économiques et de société se logent dans les différentes approches de la durabilité ? Quelles sont leurs implications politiques ? Quels sont... --- - Catégories: Analyse, Féminismes, Société - Auteurs/autrices: Lena Vogel Poils, sexe, règles, relations hétérosexuelles et écarts de salaire, ce sont des sujets qui enflamment les débats depuis quelques années. On en parle entre filles et en dîners de famille, on va en manif, on se met seins nus et on fait des collages. Enfin bref, le féminisme est un combat quotidien pour beaucoup d’entre nous et sous des formes diverses et variées. Alors on lit des bouquins pour avoir des bases théoriques sur “c’est quoi en fait le féminisme ? ”, “pourquoi et contre quoi on se bat ? ” et finalement “comment on fait pour obtenir du changement ? ”, et on se rend compte qu’il y a une grande diversité d’approches pour établir une théorie commune. Si l’on souhaite faire avancer la lutte pour l’égalité des genres, nous avons maintenant besoin de plus que des posts instagram contre l’épilation et des coachs de développement personnel qui nous montrent comment devenir des femmes entrepreneures. Alors on peut s’intéresser à un thème qui est, lui aussi, bien souvent abordé : la répartition des tâches ménagères et du soin. Ce sujet offre une base tangible sur la répartition du travail et des ressources au sein de la société entre les hommes et les femmes, et cela nous est utile pour théoriser au mieux le sujet complexe et vaste qu’est le féminisme. Cette séparation genrée du travail a été largement théorisée sous le nom de "travail reproductif" par de nombreuses penseuses féministes. Parmi celles qui ont théorisé le travail reproductif, l'universitaire,... --- - Catégories: Analyse, Féminismes, Société - Auteurs/autrices: Camille Rieux Le livre Le capitalisme patriarcal réunit six textes écrits entre 1975 et 2017. Ils critiquent les théories de Marx selon un prisme féministe. L’ouvrage revoit l’histoire de la lutte des classes depuis la révolution industrielle en se focalisant sur les femmes. Il traite notamment du travail domestique non rémunéré ainsi que du travail sexuel. L’autrice, Silvia Federici, est une écrivaine et philosophe italienne et américaine. Née en 1942, elle est une militante féministe. Son travail réfléchit aux manières d’intégrer les apports du féminisme à la construction du communisme contemporain. Dans le chapitre « Omnia sunt communia » (tout est commun), Silvia Federici critique Marx sur sa vision du capitalisme et du communisme qui devrait lui succéder. Elle présente la pensée de Marx ainsi : quand le capitalisme sera développé partout dans le monde et que toutes les formes de travail seront industrialisées, l’humanité pourra être libérée de l’exploitation. Ainsi, selon Marx, le capitalisme et l’industrie moderne sont les conditions préalables au développement de son idéal communiste. Comme première objection, Silvia Federici (SF) explique que de nombreuses formes de travail ne peuvent pas être totalement mécanisées : le travail domestique et celui des soins notamment. En deuxième, elle rappelle que la mécanisation poussée de la production intensive exploite de nombreuses personnes, que ce soit en travaillant pour fournir des matières premières ou pour assister les machines, et détruit l'environnement. De plus, beaucoup d'exploitations agricoles sont très peu mécanisées, notamment dans le Tiers-Monde, où de nombreuses cultivatrices sont exploitées. Ainsi, le prolétariat... --- - Catégories: Analyse, Divers, Politiques - Auteurs/autrices: Justine Chatellard Cet article est tiré d'une dissertation rédigée par une étudiante en criminologie à l'Université de Lausanne. * En 2018, le Groupe d’expert·es Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC) annonçait que, pour éviter une “éco-catastrophe” des mesures radicales devaient être prises et appliquées dans les douze ans1. Malgré cet avertissement, les négociations et accords internationaux relatifs au climat échouent à prendre des mesures à la hauteur du problème. Depuis lors, différents mouvements employant la désobéissance civile ont émergé, se donnant comme mission de sensibiliser la population à la question climatique et d’exercer une pression sur les gouvernements. En Suisse, on trouve notamment les mouvements Extinction Rebellion, la Grève du Climat, ou encore Lausanne Action Climat. Ce dernier mouvement, connu aussi sous le nom de LAC, est réputé pour avoir mené l’ouverture des procès dit “climatiques” en septembre 2020. En effet, un procès à fait suite après que 12 activistes aient joué une partie de tennis dans les locaux de la banque Crédit Suisse, en novembre 2018. Ainsi, la question qui mènera la réflexion de cet article est la suivante : dans quelles mesures la vision marxiste du droit est-elle validée par la décision juridique rendue lors de ce procès ?   *** Le paradigme marxiste du droit ne se réfère pas à un écrit bien précis de Karl Marx, mais prend racine dans divers de ses ouvrages. On peut avancer que cet auteur prône une vision négative du droit : selon lui, le droit est un instrument utilisé par les classes... --- - Catégories: Analyse, Société - Auteurs/autrices: Gary Domeniconi Les mesures sanitaires contre le Covid-19, c’est chiant, je crois que tout le monde est d’accord là-dessus. Confinement ou pas confinement, restos ouverts ou restos fermés, notre réponse à cette pandémie est sujette à débats. Mais la question qui nous intéresse ici est plus générale : aurait-on pu éviter cette pandémie ? Quitte à bouleverser nos modes de vie et le fonctionnement complet de notre société, ne pourrait-on pas le faire avant que ces maladies émergent, préventivement, plutôt qu’après coup ? C’est une partie de la réflexion qu’amène l’écologue et biologiste français Serge Morand dans une étude parue en août 2020 et intitulée “Les maladies émergentes, l’expansion du bétail et la perte de biodiversité sont corrélées à l’échelle mondiale” (“Emerging diseases, livestock expansion and biodiversity loss are positively related at global scale”*). Cette étude statistique qui regroupe des données sur les 19 dernières années (2000-2019) présente des corrélations très fortes entre les trois paramètres précédemment cités : le bétail, les maladies émergentes, et la perte de biodiversité. Il est évidemment clair que corrélation n’implique pas causalité, et cette confusion est malheureusement très présente non seulement dans le débat public, mais aussi au sein même de la littérature scientifique†. Ce qui différencie la simple corrélation de la causalité, c’est la possibilité de l’explication d’un mécanisme qui explique les liens causaux entre les objets d’étude. Quel lien causal y a-t-il donc entre l’augmentation de l’élevage intensif, la perte de biodiversité et l’émergence de maladies ? Premièrement, pour élever beaucoup d'animaux, il faut... --- - Catégories: Analyse, Féminismes - Auteurs/autrices: Valentine Raous Un an de collages féministes Elle le quitte, il la tue Lettres aperçues au détour d’un feu rouge, capitales noires sur pages blanches. Ces rythmes ternaires dénoncent une problématique si taboue qu’on lui refuse juridiquement son nom : le féminicide. C’est à dire le meurtre de femmes* en raison de leur genre. Ces messages sont affichés partout dans les rues par les “colleuses”. Un an après le début du mouvement, 111 femmes ont été assassinées par leur (ex) conjoint et la vie de 10 travailleuxses du sexe leur a été arrachée. On pourrait rétorquer que si ces femmes sont tuées, ça n’a à priori rien à voir avec le fait que ce sont des femmes, qu’elles sont tuées comme on tue un homme. Outre le sous texte détestable du “pEuT êTrE qU’ElLe l’aVaIt cHeRcHé” et en supposant qu’on peut séparer la femme de l’être humain, selon l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime, sur l'ensemble des 87 000 meurtres de femmes répertoriés en 2017 dans le monde environ les trois quarts relèveraient du féminicide. Sur ce total, 58 % ont été tuées par leur partenaire ou par un membre de la famille. Il s’agit donc bien dans la plupart des cas de meurtres s’inscrivant dans une violence systémique subie par les femmes et minorités de genre dans la sphère privée. Pour chiffrer local, 1 femme sur 5, en Suisse, est victime de violence domestique au moins une fois dans sa vie. Donc, même en occident, et dans... --- - Catégories: Analyse, Société - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Le canard huppé Le canard huppé n’est pas qu’un journal repère de militant. e. s gaucho-écolo. Non non ! ! ! Nous souhaitons que toustes les étudiantEs puissent se sentir légitime à partager leurs écrits et s’exprimer ici. C’est pourquoi, quand les responsables du cours de Enjeux Mondiaux: Climate nous ont contacté pour proposer une publication des meilleurs travaux qui ressortent du cours, nous avons trouvé ce partenariat des plus réjouissants, d’autant plus qu’ils apportent une approche scientifique inédite. Les articles publiés ici sont donc directement issus des rendus des étudiants en propédeutiques pour leur cours de Enjeux Mondiaux. Nous vous invitons à initier une discussion dans l’espace commentaires et pourquoi pas aussi à publier des articles revisités de vos travaux en lien avec l’écologie et la durabilité. La rédaction du Canard huppé Le pergélisol (ou permafrost) est un sol gelé qui occupe plus de 20% de la surface terrestre. Il se définit par le maintien de sa température en dessous de 0°C pendant plus de deux ans consécutifs. Il renferme à lui seul jusqu’à 1600Gt de carbone organique, relâché sous forme de gaz à effet de serre lors de sa fonte par action bactérienne. Ces émissions ont augmenté de 73% en Alaska depuis 1975. Elles créent une boucle de rétroaction positive en accélérant le réchauffement climatique, qui à son tour augmente la fonte des sols gelés. D’ici 2100, le pergélisol arctique pourrait libérer jusqu’à 143Gt de carbone dans l’atmosphère, soit 34% de l’estimation du budget carbone restant. Une solution envisagée pour ralentir... --- - Catégories: Analyse, Société - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Le canard huppé Le canard huppé n’est pas qu’un journal repère de militant. e. s gaucho-écolo. Non non ! ! ! Nous souhaitons que toustes les étudiantEs puissent se sentir légitime à partager leurs écrits et s’exprimer ici. C’est pourquoi, quand les responsables du cours de Enjeux Mondiaux: Climate nous ont contacté pour proposer une publication des meilleurs travaux qui ressortent du cours, nous avons trouvé ce partenariat des plus réjouissants, d’autant plus qu’ils apportent une approche scientifique inédite. Les articles publiés ici sont donc directement issus des rendus des étudiants en propédeutiques pour leur cours de Enjeux Mondiaux. Nous vous invitons à initier une discussion dans l’espace commentaires et pourquoi pas aussi à publier des articles revisités de vos travaux en lien avec l'écologie et la durabilité. La rédaction du Canard Huppé Chaque année on fabrique environ 820 millions de tonnes de clinker afin de produire du ciment. Le secteur du bâtiment est responsable de 10% des émissions mondiales de GES. 52% sont dues au béton, dont la quasi-totalité par le ciment le composant. La Suisse, petit pays, produit pourtant environ 4,9 millions de tonnes de ciment (2018) par année pour sa seule consommation. Le composant majeur du ciment est le clinker, composé de calcaire (80%) et d'argile (20%). Il doit être cuit à plus de 1450°C pour acquérir ses propriétés chimiques. Lors de ce processus, une réaction de décarbonatation (rejet de CO2 ) se produit, contribuant à 60% des émissions carbones totales du ciment. Le procédé contribue ainsi à l'effet de... --- - Catégories: Analyse, Éthique, Société - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Le canard huppé Le canard huppé n’est pas qu’un journal repère de militant. e. s gaucho-écolo. Non non ! ! ! Nous souhaitons que toustes les étudiantEs puissent se sentir légitime à partager leurs écrits et s’exprimer ici. C’est pourquoi, quand les responsables du cours de Enjeux Mondiaux: Climate nous ont contacté pour proposer une publication des meilleurs travaux qui ressortent du cours, nous avons trouvé ce partenariat des plus réjouissants, d’autant plus qu’ils apportent une approche scientifique inédite. Les articles publiés ici sont donc directement issus des rendus des étudiants en propédeutiques pour leur cours de Enjeux Mondiaux. Nous vous invitons à initier une discussion dans l’espace commentaires et pourquoi pas aussi à publier des articles revisités de vos travaux en lien avec l'écologie et la durabilité. La rédaction du Canard huppé La dégradation des écosystèmes naturels est intimement liée aux changements climatiques actuels. D’une part, ces derniers bouleversent une biosphère dont la capacité d’adaptation est déjà diminuée par l’impact de l’homme, et d’autre part, la destruction des différents biomes (par exemple de la forêt Amazonienne) est elle-même responsables d’une partie des émissions de gaz à effet de serre. Il s’agit donc d’enrayer ce cercle vicieux. Mais peut-on se borner à protéger les derniers refuges de la vie sauvage ? Non, car à l’heure de l’Anthropocène la majorité des écosystèmes ont été perturbés par l’homme. Son influence a déjà remodelé 97% de la surface du continent européen. Il faut alors une solution dynamique grâce à laquelle la nature puisse retrouver sa force... --- - Catégories: Analyse, Politiques, Société - Étiquettes: shs - Auteurs/autrices: Le canard huppé Le canard huppé n’est pas qu’un journal repère de militant. e. s gaucho-écolo. Non non ! ! ! Nous souhaitons que toustes les étudiantEs puissent se sentir légitime à partager leurs écrits et s’exprimer ici. C’est pourquoi, quand les responsables du cours de Enjeux Mondiaux: Climate nous ont contacté pour proposer une publication des meilleurs travaux qui ressortent du cours, nous avons trouvé ce partenariat des plus réjouissants, d’autant plus qu’ils apportent une approche scientifique inédite. Les articles publiés ici sont donc directement issus des rendus des étudiants en propédeutiques pour leur cours de Enjeux Mondiaux. Nous vous invitons à initier une discussion dans l’espace commentaires et pourquoi pas aussi à publier des articles revisités de vos travaux en lien avec l’écologie et la durabilité. La rédaction du Canard Huppé L’agriculture sur Brûlis pose de nombreux problèmes climatiques et écologiques. Un énorme défi environnemental et social est donc à relever. Il s’agit de restaurer les fonctionnalités naturelles des écosystèmes amazoniens détruits par le brûlis, afin de privilégier les interactions biologiques dans l’agriculture tout en réduisant les intrants chimiques et limitant les techniques de défrichages par le feu. La pratique du brûlis est majoritairement utilisée par les petits agriculteurs et les fermes familiales, qui ont émigré auparavant en Amazonie à cause de la pauvreté. Une solution intéressante, l’agroforesterie, permet la restauration des puits de carbone grâce à la capacité des arbres de séquestrer le CO2 et celle des sols à le stocker. C’est en plus un moyen de protection des cultures... --- - Catégories: Politiques, Reportage - Auteurs/autrices: Mathilde Marendaz Dans le bois de Dannenrod, à 80 km de Francfort, une ZAD s'est formée il y a près d’une année contre la construction d’un tronçon d’autoroute. Des militant-e-s de différents pays se sont joint-e-s à la bataille datant de 40 ans contre ce projet. Nous avons rencontré Ash, activiste de Suisse romande à Dannenrod, pour qu’iel nous parle de son expérience. Peux-tu nous parler de ce projet d’autoroute? Nous nous battons contre le dernier tronçon de l’autoroute qui relierait Stadtallendorf à Gemünden/Ohm. Des associations de personnes du coin s’opposent à ce projet depuis ses débuts. Ça a pu retarder, mais jamais arrêter la construction de l’autoroute ainsi que l’expropriation de dizaines d’habitant-e-s. L'automne passé, nous avons commencé l’occupation de la forêt vieille de 300 ans qui allait être rasée pour la construction du tronçon. Cette forêt est particulièrement importante car c’est une réserve d’eau potable : les nappes souterraines seront très impactées par l’implémentation du tronçon, et dans le cas d’accidents de camions transportant de l'essence, l'approvisionnement en eau des 500'000 habitant-e-s sera mis en danger. Le tronçon sera nuisible aux habitant-e-s et à la faune et la flore locale. L’occupation et une plainte déposée par le BUND (membre du même réseau que Pro Natura) l’automne passé ont permis à la forêt d’obtenir un sursis d'un an... Comment se passe la vie dans votre ZAD et de quelle aide avez-vous besoin ? Depuis octobre, nous avons construit une vingtaine de cabanes dans les arbres. Nous vivons de récup’ et en... --- - Catégories: Billet, Politiques - Auteurs/autrices: Titouan Renard En finir avec le capitalisme, parce que quand même à un moment c'est bon quoi, c’est le titre d'une pétition publiée par Usul et Cotentin, présentateurs de l'émission "Ouvrez les guillemets" sur Médiapart. C'est drôle, mais si c'est si drôle, c'est parce que c'est si triste, parce que la place qu'ont pris les différentes tribunes publiées au moment du déconfinement témoigne avant tout de la faiblesse du mouvement social et de ses revendications, ou tout du moins du peu de considérations qu'en font les médias, et parce que cela fait quelques années que la gauche n’a pas fait grand-chose de plus que des pétitions - du moins sur le plan économique. La pétition d’Usul et Cotentin1 est une réaction à une tribune publiée par Aurélien Barrau et Juliette Binoche intitulée "Non à un retour à la normale"2. On y parle de "problème systémique" sans nommer le système, de consumérisme, et de "point de rupture". 50 lignes plutôt fades et vides de contenu analytique cosignées par 200 bourgois·e·s. C'est vraiment ça la gauche? C'est s'extasier parce que Robert de Niro aussi a peur du changement climatique? C'est un témoignage de l'absolue hégémonie culturelle du capitalisme dans notre société3, de l'impossibilité de penser en dehors. On utilise le vocabulaire de l'ennemi: on dit "système" plutôt que "capitalisme", ou parfois "libéralisme" - comme si on était libres sous le capitalisme, comme si on ne vivait pas tou·te·s sous la contrainte économique. On parle de "consumérisme", et on place la consommation plutôt que la... --- - Catégories: Analyse, Éthique, Société - Auteurs/autrices: Lauriane Masson Aujourd’hui, intéressons-nous aux systèmes judiciaires suisse et français et plus spécifiquement aux prisons. Avec la multiplication des actions de blocage, désobéissance civile et manifestations en tous genres, nous observons une répression policière plus marquée depuis un an et des peines de plus en plus sévères, que ce soit en Suisse, ou en France1. Ces peines touchent bien entendu les militant. e. x. s écologistes, et autres activistes antispécistes, féministes2 et anticapitalistes ou encore les gilets jaunes en France. Sur les 2000 condamnations de gilets jaunes lors des six premiers mois du mouvement, 40% sont des peines de prison ferme3, parfois simplement pour avoir été interpellé avec des lunettes de piscine et des frondes4, rien ne prouvant leur implication dans des actes de destruction matérielle. Les arrestations deviennent préventives ou arbitraires5 parfois sous prétexte d’actes non commis, parfois pour délit d’association de malfaiteurs6,. En Suisse, des militant. e. x. s d‘Extinction Rebellion écopent de 2 mois de prison avec sursis et 1000 CHF d’amende après avoir passé 48h en garde-à-vue, pour avoir bloqué le siège de Crédit Suisse à Zurich7. La prison est en passe de devenir une méthode normalisée pour mater la contestation sociale Notes contres les prisons, Antonin Bernanos 1  A Lausanne, en janvier 2020, un militant anticapitaliste, a été arrêté, projeté au sol, mis en garde à vue, insulté, humilié pour le seul fait d’être habillé en noir et cagoulé et d’avoir des bonbonnes de peintures dans son sac. Il écope de 140 jours-amende de 30 CHF soit... --- - Catégories: Analyse, Féminismes, Société - Auteurs/autrices: Hélène Lavoyer Cet article a été publié dans la cinquième édition de La Chose Carrée, média indépendant à vocation artistique et littéraire. La Chose Carrée et Le Canard Huppé s'étant rencontrés des terrains de réflexion communs, c'est avec joie que les membres de ces deux rédactions vous proposent ce contenu ici. Anticapitalisme. Féminisme. Ecologisme. Antiracisme. Et puis et puis... on pourrait en rajouter, des noms à la liste de ce que l’on appelle luttes sociales. Au sein même des groupes militants, les stratégies d’action – ou d’inaction – ainsi que les thématiques mises en avant sont différentes. Parmi les voix militantes, un nombre croissant s’élève afin d’appeler les luttes à converger dans leurs actions afin d'accroître leur impact et d'assurer la réalisation de leurs revendications.   Nommée la convergence des luttes, cette volonté d’union est pointée du doigt comme une ancienne utopie par certain-e-s, tandis que d’autres n’imaginent les mouvements produire un impact concret et utile que de cette manière. Alors, la convergence, nécessaire ou dangereuse pour les luttes sociales ?   Je me suis plongée dans un article de Jean Matthys, philosophe belge ayant mené des recherches et proposé des analyses autour des luttes sociales contemporaines. Si l’article en lui-même reste compliqué à résumer, j’ai trouvé le concept d’intersectionnalité, que l’auteur mobilise, très intéressant. Il éclaire bien l’entrelacs de discriminations réunies, souvent, en un-e seul-e être, et la manière dont l’une altère l’autre, formant ainsi un ressenti de la discrimination unique à l’intérieur de l’individu. Il convient de mentionner tout d’abord la mère de la notion... --- - Catégories: Reportage, Société - Auteurs/autrices: Louis S Cet article est le compte rendu du repas-débat d'Ingénieurexs Engagéexs qui a eu lieu le 21 janvier 2020. Le débat a eu lieu après avoir écouté le podcast “Transition énergétique : avons-nous encore le temps ? ”1 de Jean-Marc Jancovici, dont voici un extrait: "Tout ce que nous avons aujourd'hui dans le monde moderne, notre pouvoir d'achat et les retraites, c'est l'énergie qui l'a permis. Donc discuter de l'énergie, c'est discuter de tout ce qui nous entoure aujourd'hui. L'essentiel de ce qui permet ça dans le monde, ce n'est pas du tout le nucléaire, ce sont les combustibles fossiles, c'est à dire le pétrole, le charbon ou le gaz. Il se trouve qu'en France, deux tiers de nos émissions de CO2, c'est à dire ce qui provoque le changement climatique, viennent du pétrole, un quart vient du gaz, 5% vient du charbon, et 0% du nucléaire. Le nucléaire a des inconvénients. Mais ne parler que du nucléaire est quelque chose qui finit par devenir un peu contre-productif. " Jean-Marc Jancovicihttps://www. franceculture. fr/emissions/linvite-des-matins/transition-energetique-avons-nous-encore-le-temps Si la discussion qui suit paraît un peu décousue ou trop complexe pour que ça soit plausible, c’est que c’est le résumé d’un débat qui a réuni une vingtaine de personnes sur le thème du nucléaire. Tic: Je dois avouer que je ne sais pas trop quoi penser du nucléaire... Tac: Développe Tic: C'est une source d'énergie qui ne produit que peu de gaz à effet de serre, juste lors de sa construction et démolition, ainsi que de... --- - Catégories: Analyse, Economies - Auteurs/autrices: Titouan Renard Nous avons tenté de peindre un tableau un tant soit peu lucide de ce pourquoi la décarbonisation est une nécessité et de pourquoi elle n’a pas lieu. Nous avons compris que le problème du changement climatique est avant tout économique, et nous avons étudié les mécanismes qui gouvernent notre économie. Nous nous sommes aussi attaqué·e·s aux explications psychologisantes de notre inaction et avons vu qu’une majorité des habitant·e·s des États occidentaux sont d'ores et déjà conscient·e·s de la menace du changement climatique. La population à d’ailleurs aussi tendance à être favorable à un changement sur le plan économique, prenons l’exemple de la France : 72% des Français·e·s pensent notre système économique incompatible avec la protection de l’environnement.  170% approuvent l’interdiction de certains trajets aériens internes. 271% se disent favorables à "Créer une contribution du transport aérien pour développer les autres types de transport"254% se disent favorables à la décroissance3 Pourtant, cette volonté ne se traduit pas par un changement de cap du monde économique. Et pour cause: nos économies ne sont pas placées sous contrôle démocratique. C’est une réalité de nos systèmes politiques, la séparation des pouvoirs économiques et politiques est considérée comme sacrée: la liberté d'entreprendre est inscrite dans nos constitutions, et avec elle l’idée selon laquelle c’est à celleux qui entreprennent et investissent dans l’économie de gouverner celle-ci. Ce que cela implique, c’est qu’à l’heure actuelle, nous tolérons qu’une petite élite économique prenne des décisions dont les conséquences menacent notre survie à tou·s·tes. Enfin nous y sommes, nous... --- - Catégories: Analyse, Economies - Auteurs/autrices: Titouan Renard Alors voilà, ce qu’il faut que nous fassions, est clairement défini et relève du consensus, de la vérité scientifique. Le problème est clairement délimité tant sur le plan des causes du changement climatique que sur le plan de sa nature économique, et c’est d’ailleurs souvent d’organes gouvernementaux que proviennent les analyses auxquelles j’ai fait référence jusqu'ici. Mais cela ne change rien à l’incapacité manifeste de nos sociétés à réagir convenablement. Ce mystère - celui de notre inaction climatique - est un sujet qui est régulièrement abordé dans les médias1–5. Il convient donc de s'intéresser à la manière dont ceux-ci le traitent. L’explication la plus souvent entendue pourrait être qualifiée de psychologisante. On invoque l’incapacité du cerveau humain à appréhender l’ampleur et la complexité des mécanismes du changement climatique. Dans un TED Talk6, Per Espen Stoknes*, psychologue et économiste à la Norwegian Business School, à Oslo, explique quels mécanismes freinent le changement. Pour lui ce sont les barrières cognitives de la distance (temporelle et physique avec les conséquences du changement climatique), de la désensibilisation (aux prédictions apocalyptiques du changement climatique), de la dissonance cognitive (face à notre propre culpabilité dans le changement climatique en tant qu’habitant des pays les plus riches), du déni et de l’identité (politique des électeurs de droite qui voient dans certaines propositions écologistes une atteinte à leurs valeurs conservatrices) qui sont responsables de notre inaction en tant qu'espèce. De ce mode de pensée découle nécessairement une certaine conception de ce qui doit être fait pour s’attaquer à... --- - Catégories: Analyse, Economies - Auteurs/autrices: Titouan Renard Pourquoi n'agissons-nous pas ? Nous sommes en 2020, l'Australie à brûlé pendant des mois, l'Amazonie aussi, les événements météorologiques extrêmes se multiplient1. La crise climatique apparaît désormais clairement, comme une évidence, un fait scientifique qui n'est plus à remettre en question. Entre janvier et octobre 2019, la température moyenne terrestre était 1. 1°C plus haute qu'aux niveaux préindustriels2. Ces cinq dernières années ont été les cinq plus chaudes jamais mesurées2. Nous savons, que le réchauffement climatique constitue une menace pour l'existence même de notre civilisation. Le Forum économique mondial (WEF), dans une étude publiée en 20183, le classe comme le risque le plus important pesant sur notre société, avant la possibilité d'un conflit nucléaire3. La Banque mondiale, dans un rapport publié en 20124 déjà, estime "qu'il n'est pas certain qu'une adaptation à un monde à +4°C soit possible", le climatologiste Kevin Anderson va jusqu'à prévoir une baisse de la population mondiale de l'ordre de 80% à 90%5 dans un scénario à 4°C. Le Pentagone commence à envisager la possibilité d'un effondrement, et celle d'une escalade nucléaire en cas de conflit armé dans ce contexte6. Nous savons, que malgré la volonté affichée à la signature de l'accord de Paris de limiter le réchauffement climatique en dessous des +2°C, les mesures prises en pratique nous amènent sur une trajectoire avec un réchauffement de l'ordre de +3°C à +5°C7. Nous savons aussi que les modèles du GIEC ignorent bon nombre de non-linéarités du système climatique (notamment la libération du méthane contenu dans le... --- - Catégories: Billet, Politiques - Auteurs/autrices: Gabriel Vallat On entend souvent, venant de gens peu informé·e·s sur la question, la phrase “non mais le communisme, c’est une utopie. ” Et comme la rhétorique nous apprend que la manière la plus efficace de convaincre quelqu’un est de lui faire croire qu’il était de votre avis depuis le début, je vais essayer de creuser cette idée dans cet article.   Commençons peut-être par définir ce qu’est l’utopie. Il s’agit d’un style littéraire répondant à certains critères relativement précis, informellement instaurés par le livre “Utopia”, de Thomas More. Ce style est donc très ancien, ce livre ayant été publié en 1516. Dans ce roman, le narrateur décrit sa rencontre avec un capitaine de bâteau qui dit s’être rendu sur l’île d’Utopia, et qui lui décrit le système social et l’organisation de l’île. Cette île ne brille en effet pas de sa technologie, qui est décrite comme étant inférieure à celle que l’on trouvait en Europe au XVIème siècle, mais uniquement par son système politique. Notez que cet ouvrage date d’une période antérieure à la révolution française, et que son auteur est un éminent membre du mouvement humaniste. Ceci pris en compte, ce livre est tout simplement révolutionnaire. Il y est décrit “la meilleure forme de communauté politique”: l’organisation de l’île d’Utopia. Le gouvernement de cette île met en pratique des concepts tels que la démocratie, la liberté de religion ou une égalité presque parfaite, où les maisons sont échangées au hasard tous les 10 ans et où ni l’argent, ni la... --- - Catégories: Billet, Société - Auteurs/autrices: Esma Boudemagh "Le TrAcé De LA maNiFesTAtIoN N'AurAit pAs éTé ReSpEcTé”1Marlène Schiappa, 8 mars 2020, BFMTV En voilà une raison pour violenter physiquement et verbalement des manifestantxs militant pour leurs droits2! Tirons-leur les cheveux, faisons preuve d'imagination en les insultant allègrement, menaçons-les et abusons de notre pouvoir à des fins déshonorables3! Mais n'en restons pas là, voyons. Pourquoi ne pas défigurer un jeune de 17 ans4 avec un superbe lanceur de balles de défense (LBD) 100% Swiss Made! Comment ? Vous utilisez toujours un Flashball Superpro français5? Grossière erreur! Son successeur, le LBD 40x466(B&T GL06) de la marque suisse Brügger et Thomet vous offre bien plus de précision! Vous pourrez ainsi viser les fauteurxs de troubles à la tête7 - qu'il est bien entendu officiellement interdit de viser avec cette arme - avec bien plus d'aisance, comme ce fut le cas lors de la manifestation féministe du 7 mars 2020 à Lyon. En plus d'être léger, sa distance de tir s'étend jusqu'à 50m, avec une distance optimale de 30m. Précision suisse garantie !   Osez le confort, faites-vous un petit plaisir coupable et procurez-vous ce bijou dernier cri en utilisant le code promo TouchePasAMonLBD pour profiter d'une réduction de 49,3%8. Une offre, comme vos cibles humaines, que vous ne pouvez pas rater. Et surtout, ne craignez pas les représailles! La soi-disant interdiction du Préfet de la police quant à l'utilisation de cette arme pendant les manifestations9, la préfecture s'en tape presque autant que nos ministres s'en tapent de la situation désastreuse des... --- - Catégories: Analyse, Société - Auteurs/autrices: Julie Scotton La pandémie du Covid-19 nous touche toutes et tous, elle a mis à l’arrêt forcé une partie de l’économie de nombreux états, et c’est donc logiquement qu’on observe une diminution temporaire de la pollution. Certain. es collapsologues et certain. es militant. es proches des sphères écofascistes y voient une chance pour la planète. Certain. es considèrent même cette pandémie comme une « réponse naturelle de la Terre contre les dégâts infligés par les humains » et d’autres pensent encore que « les humains sont la maladie et le virus le remède »! Cette vision soulève bien entendu des considérations éthiques: peut-on se réjouir de la mort de milliers de personnes et de la situation sanitaire catastrophique pour les réfugié. es dans les camps, ne pas se préoccuper de ce qui est subi par le personnel soignant etc. ? Au-delà de ces questionnements, penser que la nature s’autorégulerait en nous forçant malgré nous à donner du répit à la planète fait ressortir une sorte de fatalisme face à cette épidémie, nous éloignant de la nécessité de mettre en place une écologie politique volontariste qui limiterait les conséquences de la crise écologique ainsi que la propagation d’épidémies telles que le Covid-19. Car scoop. Cette pandémie n’est qu’une conséquence logique des activités de notre civilisation industrielle mondialisée. L’émergence de nouveaux pathogènes Les épidémiologistes tentent d’avertir depuis des décennies sur l’amplification de l’émergence de nouveaux pathogènes (bactéries ou virus), en particulier ceux transmis par des animaux. Le nombre d’épidémies d’origine zoonotique (transmise par les... --- - Catégories: Economies, Politiques, Vidéo - Auteurs/autrices: Titouan Renard Le jeudi 5 mars 2020, dans le cadre de la Semaine de la Durabilité, se tenait à l’Université de Lausanne une conférence donnée par Mireille Bruyère, membre des Economistes Atterrés. Nous vous proposons donc cette conférence en rediffusion vidéo, en espérant qu’elle suscitera chez vous autant d'intérêt qu’elle en a suscité chez nous.   https://youtu. be/dulXONdsK_I En complément de la vidéo - et parce que ces temps de quarantaine sont propices à la lecture - nous avons choisi de vous proposer une série de recommandations de textes économiques, politiques ainsi que d’oeuvres de fiction pour approfondir, remettre en question et plus généralement penser les thématiques abordées par la conférence. Sur l’histoire de la pensée économique et du capitalisme L’introduction du Capital au XXIème siècle de Thomas Piketty Si le Capital au XXIème siècle de Piketty est un ouvrage dense - du haut de ses 970 pages - les 60 premières pages d’introduction synthétisent bien la périodisation de l’histoire du capitalisme que Mireille Bruyère introduit au début de sa conférence, du libéralisme d’avant-guerre aux Trentes Glorieuses, puis à l’ordre néolibéral contemporain. C’est une introduction accessible aux plus grands courants de la pensée économique et à l’évolution de la pensée dominante dans ce domaine. Depuis sa publication en 2013, le capital au XXIème siècle à été vendu à plus de 600’000 exemplaires, il y a donc de bonnes chance que vous ou l’un de proches en possède déjà un, c’est avant tout pour cette raison vous conseillons de vous (re)plonger dans sa... --- - Catégories: Féminismes, Politiques, Reportage - Auteurs/autrices: lucie arnaudon ***Attention spoiler du film! Le 27 novembre dernier, une joyeuse équipe de membres d’Unipoly, Polyquity et les ciné-clubs Unil-EPFL dont je faisais partie a organisé une projection du film “Woman at War”, suivie d’une discussion sur le militantisme féministe et écologiste. Une soirée pour découvrir ou revoir ce film de Benedikt Erlingsson mettant magnifiquement en scène une femme islandaise qui : Défend la terre qu'elle aime profondément,S'insurge contre sa destruction illégitime par un système dominant,Imagine des moyens de contrecarrer la politique mise en placeet s’oppose avec son corps au système et à sa répression. C’est cela que l'on retrouve, incarné dans le personnage principal de ce film, Halla, qui lutte seule contre l'implantation grandissante de l'industrie de l'aluminium sur les terres islandaises. Elle décide de saboter les installations de ses propres mains, avec l'aide ponctuelle d’un fermier local, afin d’empêcher la production d'aluminium et de montrer au gouvernement l'opposition d'une partie de la population à ces industries. En racontant l'histoire de cette activiste, le réalisateur montre à un large public l'action directe* et lui fait découvrir comment un sabotage écologiste est mené à bien. La mise en scène centrée sur les réflexions et interactions quotidiennes de la protagoniste permet aux spectateurices de comprendre les motivations personnelles et politiques des actes répétés de sabotage de Halla, et rend ainsi cette lutte abordable à touz†. En sortant de la projection, on en viendrait presque à se demander si cette femme qui prend un arc pour mettre hors-service des lignes hautes tensions dans... --- - Catégories: Economies, Reportage, Société - Auteurs/autrices: Michka Melo Quelques questions pour enflammer vos repas de fête en famille Avant Noël, nous souhaitions questionner la propriété privée. Elle est devenue un élément tellement fondamental de notre société, que nous avons tendance à oublier que l’on peut la questionner. Comme si on nous demandait de questionner le rôle de la respiration dans notre survie ? En effet, la propriété privée est fondamentalement inscrite dans le droit (français et suisse, en tout cas), au même niveau que la résistance à l’oppression, nous rappelle Clara Benyamin, avocate. 1 Mais elle nous rappelle également que de nombreux autres types de droits de propriété moins exclusifs existent dans notre société. Comme par exemple le droit d’écouter une chanson sur Spotify, qui ne nous rend en rien propriétaire d’une copie, comme c’était le cas lorsqu’on achetait un CD. Benjamin Coriat1, spécialiste des communs, nous apprend également que l’on peut distinguer propriété exclusive et inclusive. Les logiciels libres sont un exemple de propriété inclusive : les auteur. e. s du code source ouvrent à tou. te. s des droits (de copie, d’édition) qui pourraient leur être réservés. Il est donc clair que la propriété n’est pas l’unique mode de gestion des biens aujourd’hui dans notre société. Benjamin Coriat plaide pour une ouverture encore plus large du spectre des droits d’usage, de réplication ou de transmission des biens au-delà des variantes existantes. Pourquoi, par exemple, ne pas offrir l’usage gratuit d’un bien aux individus, tout en le monnayant si il est utilisé de façon lucrative par une... --- --- > You can contact the newspaper by email to journal@unipoly.ch The editor is open to any comment, tips and ideas. ---